Kabélé
Camara
RGD

Administration

Détails

Avec l’élection des Maires des Communes et des députés régionaux, et une décentralisation effective impliquant la réduction du nombre de Régions à 4, nous rendrons le pouvoir au Peuple. Les Gouverneurs de Régions seront élus et auront la responsabilité de gérer leurs Régions. Ils nommeront les membres de leurs gouvernements et dirigeront pleinement l’Administration Régionale selon les directives  nationales.

Les Directions régionales actuelles deviendront de véritables Ministères régionaux, en charge de la mise en œuvre des politiques nationales dans leurs Régions. Les Assemblées Régionales regroupant les députés provinciaux assureront le contrôle de l’action gouvernementale provinciale. La Province sera dotée d’une autonomie de gestion. Il sera établi une fonction publique locale dont les modalités de fonctionnement et les liens avec la fonction publique nationale seront précisées...Notre Administration n’a pas su répondre aux attentes des citoyens qu’elle a plutôt considéré comme des sujets.

Elle a souvent oublié qu’elle est au service des citoyens, et non l’inverse. Une réforme profonde est nécessaire pour établir une véritable Administration de proximité. A cet effet, le RGD prévoit une réorganisation de la gouvernance territoriale afin de déconcentrer et de décentraliser l’administration

Nous devons faire au niveau du village ou du quartier tout ce qui peut y être fait, avant de remonter vers le District, la Commune ou la Préfecture, par une politique de décentralisation effective. Les procédures seront simplifiées afin de satisfaire au plus près les populations. Nous devons faire de la diversité géographique, économique, sociale, et culturelle dont la nature nous a doté une source de richesse et d’enrichissement mutuel a tous les niveaux.

Toute la Guinée appartient à tous les Guinéens. Chaque Guinéen a le même droit que tout autre Guinéen partout en Guinée. Des mécanismes transparents seront mis en place afin que le peuple soit consulté sur toutes les grandes priorités nationales.
Pour ce faire, des consultations périodiques seront instituées entre les autorités a tous les niveaux et les gardiens de nos valeurs traditionnelles pour s’enquérir d’avantage des problèmes sociaux, mais également pour partager la situation de l’état des Collectivités et de la nation.
Au niveau national, les résultats de ces consultations feront l’objet de communiqués officiels portés à l’attention du peuple.

Les chefferies traditionnelles qui, jadis démontraient leur importance au sein notre société, et qui sont maintenant politisées, piétinées et sans valeur, seront rétablies dans chaque région et dans chaque préfecture de façon centralisée et reconnues officiellement comme des Institutions ayant un pouvoir consultatif pour les décisions importantes.

Ces entités, contrairement à la politique du diviser pour mieux gérer dont elles font présentement l’objet, peuvent bien être des bons catalyseurs des forces locales et de la cohésion sociale, dans le but d’apporter à l’administration publique une claire vision de l’aspiration des populations à la base.

Affaire Sociale

Détails

Les tensions entre l’Etat et les partenaires sociaux se multiplient dans tous les secteurs (éducation, santé, secteur rural). A cela s’ajoutent des tensions communautaires suscitées et entretenues entre les composantes ethniques du pays.

  • Assurer à tous les guinéens un accès aux services sociaux de base Les droits à la vie, a la sante, a l’éducation, à l’alimentation et à la justice sont des droits inaliénables pour chacun et pour tous, droits auxquels l’Etat ne saurait faillir.
  • Mettre en place une protection sociale adaptée Nous ne disposons pas à ce jour d’un système de protection sociale digne de ce nom. Les mécanismes d’Assurance maladie sont embryonnaires et inopérants.
  • La Caisse Nationale de Sécurité Sociale reste méconnue des citoyens et ses services sont peu connus, pratiquement réservés à des privilégiés.
  •  Le système de retraite, bien que réservé aux anciens fonctionnaires qui ont cotisés, ne garantit pas une fin de vie active satisfaisante. Seule la progéniture des personnes âgées constitue leur garantie de sécurité sociale.
  • Les Mutuelles de santé sont inexistantes. Le calvaire des personnes handicapées est indescriptible. La protection sociale constitue donc un vaste chantier prioritaire pour une équipe sociale conforme à nos valeurs.

Des programmes d’assistance sociale et de prise en charge des personnes âgées, des personnes handicapées et autres couches vulnérables seront développés pour mettre fin à
leur statut d’éternels assistés.

Des programmes de micro-crédits et autres initiatives seront mis en place a l’intention des femmes et des jeunes désireux de mener des activités génératrices de revenus.

Au niveau des sites, les pratiques dégradantes comme la prostitution, le travail des enfants, la consommation de drogue et de substances illicites ou le trafic d’êtres
humains, seront combattues, et les services sociaux de base renforcés.

 

Agriculture

Détails

Aucune donnée disponible

Civisme et Droit Humain

Détails

Nul n’est au-dessus de la loi. Respecter la loi commence par le respect de chacun sans distinction d’ethnie, de rang social, d’âge, de profession, de genre ou de religion.Tout citoyen doit rendre compte de la part de responsabilité qui lui est confiée. En matière de gouvernance, nous utiliserons la compétence et l’efficacité comme critères de choix des hommes et des femmes afin de mettre l’Homme qu’il faut à la place qu’il faut pour des résultats probants.

Un accent particulier sera accordé au choix des hommes. Au niveau national, un comité sera mis en place sous la tutelle de la Présidence à l’effet de s’assurer du profil et surtout de la probité morale de chaque candidat avant sa nomination à un poste quelconque de responsabilité. Des mécanismes similaires seront établis, en toute transparence, à cet effet. Une charte de bonne conduite sera mise en place pour plus de responsabilisation

Commerce et Industrie

Détails

. Industrie- PME En Guinée
L’industrie représente 34,3% du PIB (2017) et n’emploie que 6% de la population active. Le secteur est dominé par l’industrie extractive. L’industrie manufacturière, réduite à des établissements localisés à Conakry, est de faible importance pour l’économie nationale. Tout un chantier à bâtir.
La politique des Zone Economique Spéciales (ZES) et des Zones Industrielles Spéciales (ZIS) sera encadrer et encourager afin d’en faire une véritable alternative aux mines et de favoriser la mutualisation des charges par une politique d'accompagnement des acteurs du secteur via les zones franches ,ou concession étatique.

 

Defense et Sécurité

Détails

Les forces de défense et de sécurité jouent un rôle majeur dans la défense du territoire national et dans le cadre de la régulation des rapports entre gouvernants et gouvernés, la lutte contre la criminalité, et la protection citoyenne.

Elles sont à la fois garantes et acteurs du processus de renforcement de la quiétude sociale et de la promotion d’une paix durable et de renforcement d’un Etat de droit.

Les relations Citoyen - Corps armés doivent être basées sur la compréhension des missions dévolues, la complémentarité et la confiance mutuelle, le respect institutionnel, le civisme et l’engagement patriote à respecter et faire respecter sans discrimination aucune, les normes sociales et juridiques établies.

De telles relations favoriseront l’instauration d’un environnement de quiétude et de prospérité pour les personnes, les entreprises et les organismes d’appui au développement.

Par l’appui institutionnel, technique et logistique que nous apporterons, nous relancerons la réforme des forces de sécurité et de défense initiée en 2012 avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers. Cette réforme, avait le mérite d’œuvrer pour le rapprochement des forces de défense et de sécurité et du peuple, dont elles sont l’émanation, pour permettre le développement socioéconomique du pays et le renforcement de la cohésion nationale.

 Nous rétablirons la confiance entre Corps armés et citoyens et renforcerons le système de sécurité pour une meilleure protection des citoyens et leurs biens, à travers les priorités ci-après :

  • Renforcer les capacités et et améliorer le professionnalisme des forces de défense et de sécurité en matière de prévention et de protection civile, de la lutte contre les crimes sociaux et le grand banditisme à travers le pays ;
  • Doter les forces de sécurité d’infrastructures et d’équipements à la hauteur des enjeux et améliorer leur fonctionnalité ; -Rendre l’armée nationale plus opérationnelle dans ses interventions d’appui pour la paix et la sécurité en Afrique et dans le monde ;
  • Professionnaliser et contractualiser certains corps de métiers, de sorte qu’une mobilité de métier soit possible de même qu’un départ à la fin d’un contrat. Ce qui ouvrirait la possibilité aux jeunes d’expérimenter l’armée comme un véritable corps de métiers régit par certaines règles du code du travail.
  • Impliquer comme par le passé, les Forces de Défense et de Sécurité dans les activités de développement (Ponts et Routes, Unités industrielles, Agriculture, etc.) contribuant à son autonomisation

Le service militaire obligatoire pourrait être rétabli pour une année à la fin du baccalauréat et avant l’université Diplomatie de développement Notre diplomatie sera une diplomatie d’ouverture sur le monde, au service du développement de notre pays, du renforcement des relations de bon voisinage et de notre engagement dans l’intégration africaine et du respect de nos engagements

 

Eau et Electricité

Détails

Avec plus de 1165 cours d’eau dont 3 des 5 grands fleuves importants d’Afrique, qui y prennent leurs sources, seulement 3% de l’important potentiel hydroélectrique d’environ 6.000 MW de la Guinée sont valorisés. La situation énergétique guinéenne est caractérisée par un faible niveau de consommation d’énergie par habitant. Pour accroitre et améliorer l’accès des populations aux sources d’énergie et protéger l’environnement, il est nécessaire de :

- Réduire la dépendance aux sources d’énergie polluantes par l’utilisation de sources renouvelables et de technologies propres (éoliennes)
- Accroitre les investissements dans les infrastructures pour résorber le déficit énergétique chronique - Réhabiliter les centrales existantes

-Renforcer le Partenariat public-privé
- Développer parallèlement aux barrages hydroélectriques, les micro-barrages dont 130 sites aménageables ont déjà été répertoriés, particulièrement pour les zones rurales
- Améliorer la qualité du système de gestion, par :
-L’utilisation du gaz pour les ménages
-La réduction des déperditions électriques du réseau local vétuste,
-La conscientisation de la population sur l’intérêt de la gestion rationnelle de l’électricité,


Economie et Finance

Détails

1. Diversification de l’économie et l’emploi des jeunes En dépit des nombreux atouts, les indicateurs socio-économiques de notre pays demeurent fragiles. Avec une population de 12,7 millions d’habitants et un PIB de 13,4 Mds USD, l’IDH de la Guinée la classe au 175ème rang sur 189 pays en 2018. Plus de la moitié des Guinéens (53%) vivraient en dessous du seuil de pauvreté. Par ailleurs, l’économie reste largement informelle avec une part estimée à plus de la moitié du PIB. L’emploi informel occuperait près de 70% de la force de travail du pays, et l’espérance de vie à la naissance dépasse à peine 60 ans. La pression fiscale, particulièrement faible a 12,5% du PIB en 2018 et 12,8% en 2019, peine à progresser, à cause du faible civisme fiscal, des moyens de contrôle inadaptés et de nombreuses exonérations fiscales. L’encours de la dette publique de la Guinée rapporté au PIB a décliné en 2019, s’établissant à 34,2% du PIB (contre 37,4% en 2018 et 39,6% en 2016), largement en deçà du seuil de 70% fixé par la CEDEAO, classant la Guinée dans la catégorie des pays à risque de surendettement modéré. Le climat des affaires reste miné par la faiblesse du cadre juridique, l’insuffisance des infrastructures énergétiques et de transport (seulement 25% du réseau routier bitumé, à peine plus de 1000 km de chemins de fer, etc.), les lourdeurs administratives et les pratiques de corruption. Le déficit budgétaire s’est détérioré de 1,5% du PIB en 2018 à 2,9% en 2019, suite aux mesures d’atténuation de l’impact de la pandémie de COVID 19. Le cours du franc guinéen (GNF) ne cesse de se déprécier depuis quelques années. Il est passé de 1 797 GNF en 2000 à 9 351 GNF pour un dollar en 2019, en raison notamment du faible niveau de rapatriement des recettes d’exportation des produits miniers. Le RDG mettra l’accent sur l’assainissement du cadre macroéconomique et le maintien de la stabilité, ainsi que la mobilisation efficace des ressources financières nécessaires. Il s’agira aussi de dynamiser les secteurs créateurs de richesse et d’emplois, de promouvoir des actions en vue de prendre en compte l’économie informelle, et de renforcer le partenariat public privé. Pour cela une priorité absolue sera accordée à la création d’un environnement générateur de dynamisme économique, à l’indépendance et a l’autosuffisance alimentaire et énergétique, à l’accroissement du potentiel des ressources humaines, et au choix pertinent des investissements à réaliser ; Il s’agira d’adopter un cadre réglementaire unifié pour toutes les opérations de partenariats, de moderniser et professionnaliser le système de passation des marchés publics, d’améliorer la transparence budgétaire, prendre des mesures fiscales en faveur de l’investissement privé, accélérer l’intégration sous régionale et promouvoir l’industrie de transformation tout en améliorant l’environnement des affaires, renforcer la compétitivité des sociétés et entreprises, ainsi que l’accès au foncier industriel et rural Le manque de financement des initiatives locales reste un véritable obstacle a la contribution des populations au développement économique et social du pays. Le système bancaire guinéen actuel, surtout concentré dans la capitale et les grandes villes du pays, joue un rôle marginal dans le financement de l’économie réelle. En particulier, les crédits octroyés ne touchent ni les femmes, ni les paysans car ils ne sont pas adaptés aux besoins des populations locales. Seules les institutions de microcrédit sont à proximité des ruraux. Pour encourager la création d’emplois productifs, y compris pour les femmes et les jeunes en milieu rural, il faut : - Encourager la mise en place de lignes de crédits dans les institutions financières de proximité souhaitant élargir leur offre vers le milieu rural - Promouvoir des entreprises associatives et coopératives en faveur d’activités génératrices de revenus par la formation et l’accès au crédit. - Permettre aux petits agriculteurs et éleveurs d’accéder au crédit

Education Nationale

Détails

Nous ne pourrons jamais lutter efficacement contre la pauvreté sans redonner au système éducatif ses lettres de noblesse, comme générateur du capital humain indispensable à tout développement économique et social durable. La population scolarisable permettant d’évaluer la demande potentielle d’éducation atteindra plus de 8 millions en 2030.

Les besoins en infrastructures, enseignants et intrants pédagogiques devront faire de ce dividende démographique une véritable opportunité pour le développement national. Le préscolaire est couvert à 87% par le secteur privé (2016) et l’offre publique quasiinexistante (0,3%).

 Dans le primaire, le secteur public n’abrite que 69% des scolarisés (2016), avec un taux d’achèvement de 67%, ce qui montre qu’un tiers d’une génération n’atteint pas le CM2. Malgré l’augmentation du nombre d’établissements, 70% des établissements dans le primaire n’offrent pas les 6 niveaux d’études, ce qui contribue au risque des abandons précoces.

Dans le 1er cycle du secondaire l’Etat demeure le principal fournisseur de service, tandis que dans le 2nd cycle, le privé est le secteur majoritaire (51% en 2016). L’offre de l’enseignement supérieur porte surtout sur les lettres et les sciences sociales. 4 grands domaines regroupent 79% des étudiants : Arts, Lettres et Sciences (27 %), Economie et Gestion (19%), Sciences techniques, ingénierie et informatique (19%) et Sciences juridiques et politiques (14%).

 Il faut noter que les diverses crises qui assaillent de nos jours le monde ont permis de savoir qu’il faut inverser les tendances en matière de transition entre enseignement secondaire et enseignement supérieur. L’état doit créer des conditions incitatives pour les élèves à aimer les sciences techniques qui puissent directement et rapidement apporter une réponse au nouvel ordre mondial.

 Malgré le riche potentiel agropastoral et minier du pays, ces secteurs sont peu attractifs. Une politique d’orientation et d’incitation doit être menée en faveur de filières en lien avec les priorités nationales de développement Aussi, l’état garantira suffisamment de moyens pour le secteur de la recherche scientifique afin de permettre aux guinéens de démontrer leur talent et leur intelligence dans les divers domaines qui passionnent et qui permettent de résoudre les questions énigmatiques de notre existence.

Formation professionnelle en Guinée, l’apprentissage minimal au primaire offre un bas niveau de compétences de base en calcul, lecture, écriture et compréhension, qui sont nécessaires pour les acquisitions dans la formation professionnelle. Cela explique en partie la difficulté à fournir les cadres intermédiaires et ouvriers qualifiés dont l’économie a besoin .De plus, les filières les plus fréquentées concernent le secteur tertiaire.

 Les métiers liés au développement rural ne sont pas mis en valeur dans les offres de formation. Plus préoccupant, cette formation n’est pas en adéquation avec les besoins du marché et montre la difficulté du système éducatif à répondre à la demande pour la modernisation de la production. Les Centres de formation sont focalisés sur les exigences du secteur public plutôt que de tenir compte des attentes du secteur privé, plus grand créateur d’emplois.

La satisfaction des besoins du marché de l’emploi ne saurait se faire sans une formation professionnelle de qualité, levier de croissance socio-économique et de développement inclusif. Les programmes à mettre en place viseront 4 objectifs principaux :

  • Remettre à niveau les compétences déjà sur le marché de l’emploi selon une méthodologie adaptée aux différentes catégories professionnelles.
  • Relever le niveau de la formation initiale conformément aux normes internationales, pour permettre aux agents formés de répondre aux besoins du marché intérieur, et plus tard du marché extérieur.
  • Mettre en place des Instituts qui combineront la formation avec des activités de recherche pour promouvoir de nouvelles initiatives, et améliorer de façon continue notre productivité, et nos productions. L’état n’étant pas le seul employeur, le secteur privé sera fortement impliqué dans la mise en œuvre de cette politique, et la préparation à l’auto-emploi en intégrant les contenus liés à l’entreprenariat urbain et rural sera un élément important de ces formations
  • Structurer les mécanismes d’apprentissage et leur donner un contenu standard et de qualité. Tous les ouvriers actuels (maçons, menuisiers, électriciens, mécaniciens, etc.) disposent d’apprentis dont la formation n’est pas standardisée, ce qui rend difficile la constitution du corps de métiers homogène dont le marché a besoin.

En accord avec les différentes corporations, un programme de formation sera élaboré et les mécanismes d’évaluation précisés. Un diplôme officiel sera délivré à l’issue de chaque formation, donnant accès au marché de l’emploi, et qui constitueras une garantie pour tout employeur

 

Nous ne pourrons jamais lutter efficacement contre la pauvreté sans redonner au système éducatif ses lettres de noblesse, comme générateur du capital humain indispensable à tout développement économique et social durable. La population scolarisable permettant d’évaluer la demande potentielle d’éducation atteindra plus de 8 millions en 2030. Les besoins en infrastructures, enseignants et intrants pédagogiques devront faire de ce dividende démographique une véritable opportunité pour le développement national. Le préscolaire est couvert à 87% par le secteur privé (2016) et l’offre publique quasiinexistante (0,3%). Dans le primaire, le secteur public n’abrite que 69% des scolarisés (2016), avec un taux d’achèvement de 67%, ce qui montre qu’un tiers d’une génération n’atteint pas le CM2. Malgré l’augmentation du nombre d’établissements, 70% des établissements dans le primaire n’offrent pas les 6 niveaux d’études, ce qui contribue au risque des abandons précoces. Dans le 1er cycle du secondaire l’Etat demeure le principal fournisseur de service, tandis que dans le 2nd cycle, le privé est le secteur majoritaire (51% en 2016). L’offre de l’enseignement supérieur porte surtout sur les lettres et les sciences sociales. 4 grands domaines regroupent 79% des étudiants : Arts, Lettres et Sciences (27 %), Economie et Gestion (19%), Sciences techniques, ingénierie et informatique (19%) et Sciences juridiques et politiques (14%). Il faut noter que les diverses crises qui assaillent de nos jours le monde ont permis de savoir qu’il faut inverser les tendances en matière de transition entre enseignement secondaire et enseignement supérieur. L’état doit créer des conditions incitatives pour les élèves à aimer les sciences techniques qui puissent directement et rapidement apporter une réponse au nouvel ordre mondial. Malgré le riche potentiel agropastoral et minier du pays, ces secteurs sont peu attractifs. Une politique d’orientation et d’incitation doit être menée en faveur de filières en lien avec les priorités nationales de développement Aussi, l’état garantira suffisamment de moyens pour le secteur de la recherche scientifique afin de permettre aux guinéens de démontrer leur talent et leur intelligence dans les divers domaines qui passionnent et qui permettent de résoudre les questions énigmatiques de notre existence. Formation professionnelle En Guinée, l’apprentissage minimal au primaire offre un bas niveau de compétences de base en calcul, lecture, écriture et compréhension, qui sont nécessaires pour les acquisitions dans la formation professionnelle. Cela explique en partie la difficulté à fournir les cadres intermédiaires et ouvriers qualifiés dont l’économie a besoin De plus, les filières les plus fréquentées concernent le secteur tertiaire. Les métiers liés au développement rural ne sont pas mis en valeur dans les offres de formation. Plus préoccupant, cette formation n’est pas en adéquation avec les besoins du marché et montre la difficulté du système éducatif à répondre à la demande pour la modernisation de la production. Les Centres de formation sont focalisés sur les exigences du secteur public plutôt que de tenir compte des attentes du secteur privé, plus grand créateur d’emplois. La satisfaction des besoins du marché de l’emploi ne saurait se faire sans une formation professionnelle de qualité, levier de croissance socio-économique et de développement inclusif. Les programmes à mettre en place viseront 4 objectifs principaux : 1. Remettre à niveau les compétences déjà sur le marché de l’emploi selon une méthodologie adaptée aux différentes catégories professionnelles. 2. Relever le niveau de la formation initiale conformément aux normes internationales, pour permettre aux agents formés de répondre aux besoins du marché intérieur, et plus tard du marché extérieur. 3. Mettre en place des Instituts qui combineront la formation avec des activités de recherche pour promouvoir de nouvelles initiatives, et améliorer de façon continue notre productivité, et nos productions. L’état n’étant pas le seul employeur, le secteur privé sera fortement impliqué dans la mise en œuvre de cette politique, et la préparation à l’auto-emploi en intégrant les contenus liés à l’entreprenariat urbain et rural sera un élément important de ces formations 4. Structurer les mécanismes d’apprentissage et leur donner un contenu standard et de qualité. Tous les ouvriers actuels (maçons, menuisiers, électriciens, mécaniciens, etc.) disposent d’apprentis dont la formation n’est pas standardisée, ce qui rend difficile la constitution du corps de métiers homogène dont le marché a besoin. En accord avec les différentes corporations, un programme de formation sera élaboré et les mécanismes d’évaluation précisés. Un diplôme officiel sera délivré à l’issue de chaque formation, donnant accès au marché de l’emploi, et qui constitueras une garantie pour tout employeur


Environnement

Détails

Il n’existe pratiquement pas d’infrastructures d’assainissement collectif ou semi-collectif d’évacuation et de traitement des eaux usées à l’exception de Conakry où le réseau d’égouts se limite à la seule commune de Kaloum .

Il n’existe pas non plus de latrines publiques hormis quelques-unes mal entretenues dans quelques bâtiments administratifs, gares routières et marchés de Conakry. Le principal mode d’évacuation des ordures ménagères est le rejet sauvage dans la nature (espaces libres, cours d’eau, mer, caniveaux, etc..).

 Le ramassage public des ordures ménagères ne se fait qu’à Conakry et ne concerne que 55,4% des ménages. La Guinée, avec un taux de déboisement avoisinant les 7%, occupe le rang de 7e parmi les pays qui déboisaient le plus au monde en 2019 (World Ressources Institute (WRI) La surexploitation de nos ressources, le braconnage et le trafic des animaux épuisent notre pays.

Le RGD accordera une priorité à la sante environnementale qui sera prise en compte dans tous les domaines : agriculture, alimentation, transports, chauffage, habitat, assainissement urbain. Il s’agit d’adopter une véritable loi de protection holistique de l’environnement prenant en compte les écosystèmes dans leurs globalités, la totalité des milieux et la diversité des espèces, et en intégrant la population dont la substance dépend de la nature.

 Nous arrêterons le déboisement de notre pays, en prenant entre autres mesures, la vulgarisation du gaz domestique au détriment du charbon de bois et du bois de chauffe. Nous entreprendrons un vaste programme de reboisement dans tout le pays, particulièrement autour des têtes de sources et des zones menacées de sècheresse, ainsi qu’en Région forestière pour apporter de substantiels revenus aux populations locales.

  • Les forêts classées seront revalorisées, et des forêts communautaires apporteront un plus à l’économie locale. Les mesures prises porteront aussi sur : .
  • La mise en place d’usines de traitement de déchets ;
  • La promotion et le développement des énergies renouvelables ;
  •  La promotion de l’agriculture bio et du recyclage ;.
  • La recherche d’approches innovatrices en vue de l’adoption de comportements favorables à la protection de l’environnement (utilisation du papier à la place des sachets plastiques, gestion des ordures ménagères et de la salubrité publique, etc.) ;
  •  L’accroissement du potentiel de retour sur investissement provenant de l’environnement

Gouvernance et Corruption

Détails

L’objectif de la politique est de conquérir, organiser et exercer le pouvoir d’Etat pour le bien-être des populations. Or en Guinée, cette noble vision est reléguée à l’arrière-plan. On remarque de plus en plus que la politique est entourée de logiques floues et démagogiques résultant à une infinie incompréhension entre les acteurs de la vie politique eux-mêmes d’une part, et entre eux et les animateurs de la vie sociale d’autre part.

 Ce sont les innocents et les plus démunis qui payent le prix de tous ceux qui entrainent malheureusement des violences avec leur cortège de morts, bref de souffrances tous azimuts.

La corruption a pris des proportions inquiétantes et l’impunité qui l’accompagne fait peur à tout esprit épris de justice. Force n’est plus à la loi ! Le plan d’investissement et de financement de notre programme sur cinq (5) années nécessite des efforts collectifs afin de soutenir le changement:

  • Dans l’Education, la formation et le renforcement des compétences
  • Dans les infrastructures, le transport et les équipements collectifs
  • Dans la modernisation des administrations publiques
  • Dans la santé
  • Dans la transformation agricole le financement des besoins propres de l’Etat fera l’objet d’une démarche rigoureuse et transparente, afin d’accroitre les ressources intérieures et restaurer la crédibilité de l’Etat.

Ce plan sera financé par :

  • Une restriction des dépenses de l’Etat : Nous réduirons fortement le train de vie de l’Etat, et lutterons contre la corruption, le gaspillage et la gabegie.
  • La mobilisation des recettes fiscales aujourd’hui utilisées à des fins autres que celles auxquelles elles sont destinées.

 Dans la confiance retrouvée avec les partenaires techniques et financiers, l’Etat utilisera son potentiel pour mobiliser les ressources financières nécessaires aux investissements pertinents

Jeunesse, Art, Sport et Culture

Détails

2. L’emploi des jeunes

La problématique de l’emploi particulièrement des jeunes concerne tous les pays africains, ils représentent actuellement 60% des chômeurs africains. Le privé informel absorbe 71% de la population active, avec un sous-emploi et des salaires dérisoires. Plus des ¾ des chômeurs de longue durée sont des diplômés du supérieur ou du professionnel.

Les secteurs pour lesquels il est difficile de trouver des employés convenables sont ceux qui exigent des qualifications techniques. Nous devons renforcer la législation en matière d’emplois (code minier, code des investissements, code du travail), en termes de formation, d’emplois, et de préférence à accorder aux entreprises guinéennes.

 La culture doit être reconnue comme le fondement permettant d’intégrer les politiques centrées sur l’humain et celles s’articulant autour de l’environnement physique. On constate une déconnexion entre les stratégies fondées sur l’environnement physique et celles centrées sur l’humain.

 Alors que les stratégies fondées sur l’environnement physique donnent la priorité aux biens matériels, l’intégration de la culture renforcera le sentiment d’appartenance à une même communauté ainsi que l’habitabilité de l’environnement.

La culture peut également renforcer l’unité nationale, notamment grâce à la valorisation de monuments et autres lieux porteurs d’identité nationale. En ce sens, la ville est une « construction culturelle » dans laquelle les structures bâties et les espaces ouverts sont étroitement liés au tissu social. Depuis l’indépendance, la musique, le théâtre, le cinéma et le folklore constituent l’essentiel dans les manifestations culturelles en Guinée. Le pagne guinéen, (kindeli) a ses animations annuelles.

 La comédie, avec des comédiens locaux talentueux, est en ébullition. Les représentations folkloriques notamment nationales sont en perte de vitesse, exceptées les danses rituelles lors de cérémonies communautaires. Le musée national de Conakry et les musées des régions naturelles, méritent plus d’attention pour être bien fréquentés.

La culture envisagée comme vecteur d’activités, incluant les patrimoines matériel et immatériel, et les industries créatives, est en elle-même un puissant vecteur de développement. Pour tirer davantage de bénéfices des activités culturelles, il faut :

-Assurer la formation en gestion du patrimoine des entrepreneurs culturels afin de saisir les opportunités numériques dans le contexte de la mondialisation.

- Encourager le développement d’entreprises culturelles locales pour mettre en valeur nos coutumes et traditions. Un inventaire exhaustif du patrimoine culturel matériel et immatériel, des industries culturelles et créatives doit être fait. Des politiques et stratégies doivent être conçues selon une approche participative impliquant toutes les parties prenantes et les communautés.

Les modalités de financement seront recherchées, et des institutions et structures de gouvernance efficaces mises en place.

 - Promouvoir les valeurs et le savoir-faire endogènes dans les stratégies de développement pour amener chaque guinéen à aimer et promouvoir notre diversité culturelle. L’Etat encouragera et soutiendra les initiatives de promotion culturelle et touristique Tout en valorisant nos langues nationales, nous conserverons le français comme langue officielle.

Un Institut National des Langues nous permettra de tirer profit de cette diversité, de favoriser l’interaction entre nos langues et faciliter la communication entre les populations de notre pays.

 Sport en Guinée,

Le sport dominant est le football. Les autres sports (basket-ball, athlétisme, natation, arts martiaux, etc. sont peu considérés. Le développement du sport est entravé surtout par l’insuffisance et le mauvais état des  infrastructures et des équipements, ainsi que la faiblesse du financement.

 Le financement de l’Etat est nettement insuffisant face à la demande sociale de plus en plus forte (74% de la population a moins de 35 ans). Cependant le sport constitue un levier de développement économique contribuant à la création d’emplois, au dynamisme de l’économie et à la bonne santé d’une population. Un esprit saint dans un corps saint.

La pratique du sport doit être réintroduite dans les programmes scolaires afin de favoriser la découverte et la pratique de toutes les disciplines. Il existe un fort besoin de renforcement des capacités par la création d’institutions de formation de qualité pour les dirigeants sportifs, les entraineurs, les cadres et animateurs de la Jeunesse, et une meilleure gouvernance des associations de jeunesse et des structures non-gouvernementales de gestion du sport.

 

Justice

Détails

Le système judiciaire guinéen est confronté à des obstacles de poids qui amenuisent la confiance des citoyens en leur justice. Peu indépendante du pouvoir exécutif et exercée par des personnes dont la nomination et le statut peu protecteur ne constituent pas des garanties minimales, la justice en Guinée reste peu accessible.

 Elle souffre de moyens très insuffisants tant en personnel formé qu’en matériel et ne traite pas le contentieux dans des délais raisonnables et l’exécution des peines fait défaut.

 Le système carcéral soufre d’un manque criard de moyens et la situation des personnes en détention est inhumaine, dont celles en détention provisoire, sont entre autres les plus cruelles manifestations de ce dysfonctionnement. Le RGD s’engage dès son arrivée au pouvoir à procéder à la réorganisation du système judiciaire à l’effet de le rapprocher davantage des populations.

Des tribunaux régionaux seront mis en place, l’édifice qui servira à cet effet, englobera l’ensemble des juridictions territoriales. Concernant la politique carcérale, le RGD renforcera la formation des gardes pénitentiaires dans les différentes matières du droit relatives à la protection de la vie humaine.

Pour ce faire, la construction de nouvelles maisons d’arrêt est indispensable dans les huit régions administratives. Le choix des magistrats se fera sur la base de compétence, et pour leur faciliter l’exercice plein et désintéressé de leur fonction, une indemnité de judicature sera allouée en fonction des grades et de l’ancienneté. Des bourses seront allouées chaque année pour le renforcement de capacités.

L’État et l’ensemble des corporations du système judiciaire se concerteront à l’effet d’assurer une coopération basée sur le respect mutuel. Le RGD s’engage avec l’appui des partenaires à construire dans les meilleurs délais possibles, des édifices dignes de temple de « Thémis » dans chacune des huit régions administratives, pour faciliter le bon fonctionnement du système judiciaire. Dans une seconde phase, il en sera de même pour les autres niveaux déconcentrés.

 

Media et TIC

Détails

L’information et la Communication sont des conditions indispensables pour le développement d’un état de droit. Les citoyens veulent savoir, bénéficier du pluralisme de la presse, pouvoir s’exprimer, critiquer, proposer. Une enquête de Slideshare (2015) indique que la première source d’information des Guinéens est la radio (83%), suivie par la télévision (46%) et la presse écrite (16%).
Les médias ne seront plus les porte-voix d’un pouvoir quelconque. Ils assumeront librement et de façon responsable, leur rôle d’information, d’éducation, de communication et de moteur du développement national. Pour renforcer la démocratie, il convient de :
Une fiscalité transparente du secteur des télécommunications peut, compte tenu du potentiel du secteur, constituer un levier économique important.
Promouvoir l’établissement de médias indépendants pouvant fournir une information non partisane et développer un espace public pluraliste.
 Moderniser les infrastructures publiques et renforcer les capacités des professionnels des médias, ainsi que leur accès aux TIC.
 Les Télécommunications :

Les télécommunications constituent un véritable moteur sur lequel pour la Guinée pourrait s’appuyer pour le développement d’une économie modernes. Entre autres mesures, le RGD envisage les approches suivantes :

  • Favoriser l’accès des populations à internet grâce aux ressources du service universel équitablement réparties sur tout le territoire national ;
  • Capitaliser les ressources générer pour encourager la formation dans ce domaine Inciter la création de contenu sur le plan national ;
  • Adapter la règlementation à l’évolution des enjeux économique et sociaux
  • Encourager la concurrence sur le marché de l’innovation ;
 

 

Mine

Détails

Le potentiel minier de la Guinée n’est plus à démontrer. La bauxite demeure le minerai le plus abondant avec 20 milliards de tonnes de réserves prouvées, faisant de la Guinée le 3eme producteur mondial. Le sous-sol guinéen contient aussi d’importantes réserves de fer et de nombreux autres minerais (nickel, graphite, calcaire, chrome, cuivre, et uranium).
 L’or et le diamant ont un poids plus que marginal pour l’économie guinéenne. A cela s’ajoute le potentiel en hydrocarbures sur le plateau continental jusqu’à 20 km des côtes maritimes.
Le secteur minier produit plus de 90% des exportations du pays, plus de 80% des devises issues des exportations. Il a attiré plus de 90% des investissements directs étrangers en 2011 mais ne représente que 17% des recettes fiscales, 12% du PIB et 2,6% des emplois en 2017.
Malgré tous ces atouts, la Guinée n’a pas tiré profit de ses réserves. Les retombées à ce jour sont jugées décevantes. La population est pauvre et le taux de chômage des jeunes ne baisse pas.
Sur le plan environnemental, l’extraction et la production minière ont un impact fort dommageable. La participation de la Guinée au processus de Kimberly en 2013 pour lutter contre le trafic des diamants bruts, et son adhésion à l’ITIE en 2005 sur la transparence des revenus miniers n’ont nullement changé la situation des populations.
La Guinée ne dispose pas d’infrastructure industrielle en mesure de transformer la bauxite qui est exportée brute, privant ainsi le pays d’un meilleur bénéfice. Le potentiel hydroélectrique du pays incite cependant les investisseurs à réfléchir au développer d’une filière de transformation sur place.
L’augmentation de la production de la bauxite et l’entrée en application du nouveau code minier n’ont pas résolu le chômage endémique et l’absence de croissance inclusive locale. Les Sociétés minières emploient peu de main d’œuvre locale, et utilisent des moyens de production modernes qui limitent le besoin en travailleurs non qualifiés.
Le choix de promouvoir le développement de la Guinée à partir de l’exploitation minière comporte des défis majeurs. En effet, l’extraction minière est grande consommatrice d’eau, utilisatrice de produits toxiques (cyanure, mercure, etc.).
Le caractère intensif de cette exploitation explique l’impact négatif considérable qu’elle a sur l’environnement et la biodiversité en général, mettant particulièrement à mal l’agriculture et l’élevage par la pression qu’elle exerce sur les ressources hydriques et naturelles. Pour que la Guinee tire pleinement profit de ses ressources minières, elle prendre des mesures énergétique.
Les Sociétés minières devront, à qualifications et expériences égales, employer en priorité des nationaux, adopter une politique de formation et de perfectionnement pour un transfert progressif de savoir-faire et d’expertise, et si nécessaire, mettre en place un plan de nationalisation progressive des postes occupés par les expatriés.
 Les Sociétés contribueront au renforcement des capacités techniques des PME et PMI locales qu’elles utiliseront en priorité. Des lycées professionnels et institutions universitaires contribueront à la mise à disposition de ressources humaines qualifiées dans tous les corps de métiers. Un effort sera fait pour une transformation locale et progressive de la production minière.
Améliorer la gestion et les revenus du secteur minier Nos ressources minières bien que considérables, ne sont pas inépuisables. Elles doivent être gérées au mieux pour profiter à tous, sans compromettre la qualité de l’environnement pour les générations futures.
Le désordre et le flou actuels dans la gestion du secteur minier doivent laisser place à une gestion règlementée et transparente ainsi qu’un excellent suivi du cadastre minier, des titres accordés, des contrats d’exploration et d’exploitation, du transport et de la vente des ressources.
Toutes les informations relatives à cette gestion seront rendues publiques.

 

Pêche et Elevage

Détails

L’élevage n’a pas bénéficié de beaucoup d’attention et d’accompagnement en Guinée. Elle est restée familiale et artisanale, malgré son énorme potentiel pour l’amélioration des revenus des ménages.
Afin de devenir un pilier important de notre développement, la Guinée doit améliorer sa productivité et la compétitivité de ses productions animales. Plusieurs actions doivent être entreprises et ou renforcées :
• Créer de véritables filières animales prioritaires ;
Améliorer la disponibilité des produits vétérinaires, aliments et plantes fourragères pour augmenter le rendement et la qualité de la viande ;
  • Développer la recherche vétérinaire à travers l'amélioration génétique des animaux adaptés à notre climat et plus rentable;
  • Règlementer et renforcer les conditions d'abattage des animaux;
  • Promouvoir l'élevage domestique particulièrement pour les familles les plus vulnérables;
  • Investissement et l'initiative privée en faveur de l'élevage, de pêche et sylviculture,

Malgré l’énorme potentiel halieutique de la Guinée, la production locale ne permet pas à ce jour, de couvrir les besoins nationaux. Ceci s’explique entre autres par la mauvaise gestion du secteur, la corruption, la forte focalisation sur la pêche maritime, l’exploitation et l’exportation frauduleuse

Le secteur de la pêche mérite d’être renforcé avec la réalisation d’aménagements hydrauliques et halieutiques, la promotion de la pisciculture et l’ensemencement des marres, etc.
De nouvelles espèces peuvent être considérées au besoin. Pour une couverture nationale effective, la chaine de froid et les techniques de conservation/transformation seront renforcées des lieux de pêche jusqu’aux lieux de commercialisation les plus éloignés.

 

Politique Etrangère

Détails

Sur le plan international, à l’instar de nos voisins, nous ferons la promotion des compétences guinéennes pour une meilleure représentativité dans les institutions sous-régionales, régionales et internationales.
Les cadres guinéens qui évoluent dans ces structures sont abandonnés à eux-mêmes et ne bénéficient pas de l’appui et de l’accompagnement de leur Gouvernement de leur pays dans leur développement de carrière.

 

Santé Publique

Détails

Repenser le système de santé La situation sanitaire en Guinée reste très préoccupante. Elle se caractérise par une mortalité maternelle, néonatale et infanto juvénile élevée, et un profil épidémiologique dominé par les maladies transmissibles (paludisme, Infections, Respiratoires Aigües, maladies diarrhéiques), ainsi que les pathologies liées à la grossesse, à l’accouchement, et aux IST/VIH/Sida.

La couverture effective des interventions essentielles de santé est très faible, avec de très grandes disparités entre villes et campagnes. A cela s’ajoute la faible qualité des services, l’insuffisance et la mauvaise répartition spatiale du personnel de santé, leur forte mobilité, et une grande frustration au regard de leurs conditions de vie et de travail, et le manque de perspective de développement.

 

Les pratiques de corruption et l’absence d’assurance maladie réduisent de façon drastique l’accès des populations nécessiteuses aux soins de santé de qualité.

 

En Guinée le malade et sa famille supportent plus de 65% des coûts de santé, marginalisant encore plus les plus démunis. Le financement du secteur de la santé repose en grande partie sur les familles et les partenaires techniques et financiers.

 La Guinée a pourtant disposé d’un système de Santé qui avait permis d’améliorer l’accessibilité aux soins de santé de base. L’épidémie de maladie à virus Ebola (MVE) et la pandémie de COVID 19 en cours ont révélé d’importantes contreperformances (PNDS 2015), et mis à nu les carences de la gouvernance du système de santé. Le secteur privé lucratif médical guinéen est fortement dominé par les structures informelles, et surtout concentré dans les grandes villes.

Les centres de santé n’offrent pas toujours tout le paquet de services. Les hôpitaux préfectoraux offrent quelques spécialités de base (chirurgie générale, pédiatrie, et la gynéco-obstétrique. Les services spécialisés complémentaires pour les hôpitaux régionaux ne sont pas partout opérationnels, tandis que les hôpitaux nationaux peinent à offrir les services tertiaires, former et mener les activités de recherche.

On note une véritable crise de confiance entre le personnel de santé et la population. La catégorie des Assistants sociaux aujourd’hui oubliée, devrait être pleinement intégrée au système de santé, pour accompagner les patients tout au long de leurs parcours dans le système de santé et veiller à ce que leurs droits et leurs besoins soient considérés.

Il faut noter que le secteur privé s’est développé d’une manière incontrôlée ces dernières années dans le pays. La corruption et le manque de suivi des autorités ont favorisé cette prolifération des centres de soins où pour la plupart, les populations s’y rendent comme pour mourir.

Il devient donc urgent de repenser le système de santé, et favoriser l’accès des populations à des services de qualité, à travers une Couverture Sanitaire Universelle, des ressources humaines qualifiées, motivées et disponibles, et des mesures incitatives pour le déploiement d’Agents dans des zones défavorisées ou éloignées.

 

Tourisme et Hôtellerie

Détails

La Guinée a du mal à se vendre sur le plan touristique et tire malheureusement très peu de revenus de l’exploitation touristique. Cependant son potentiel touristique est riche, d’origine naturelle et varié, mais peu développé à cause de très nombreux facteurs et contraintes comme le non-aménagement des sites, la faiblesse des infrastructures (eau, énergie, routes), des moyens de production touristique, et des ressources humaines de qualité.

La promotion de ce secteur nécessite une politique ambitieuse, un recensement exhaustif du potentiel national, la promotion de leur attractivité, le développement d’un ambitieux programme d’aménagement et de réhabilitation, et l’amélioration de leur accessibilité, et la professionnalisation des différents acteurs.

Un accent doit être mis sur la formation et le développement d’entreprenariats spécifiques au secteur du tourisme. Dans un contexte de mondialisation et de compétitivité, aucun développement ne sera possible sans ressources humaines de qualité, (Agents de l’état, forces de sécurité, artisans, etc.) et répondant aux normes internationales, et sans créer un environnement attractif mettant en relief la traditionnelle hospitalité de nos populations.

 Avec nos divers sites naturels, nous devons promouvoir des formes de tourisme respectueuses de l’environnement et des cultures locales, (écotourisme, agrotourisme et tourisme culturel), aménager nos villes pour leur donner plus d’éclat, être plus accessibles, et les doter d’un dispositif d’orientation (bon adressage des rues, panneaux de signalisation, discipline dans la circulation, respect des usagers, etcLe privé sera encouragé à investir dans ce secteur qui pourra générer beaucoup d’emplois directs et indirects.

Artisanat

L’Artisanat guinéen est riche et varié. Mais ce secteur, très lié au tourisme, est lui aussi faiblement développé. Le RGD favorisera l’accroissement de la production artisanale par une professionnalisation du secteur, le développement et l’équipement d’infrastructures appropriées, le renforcement des capacités techniques des acteurs concernés et la mise en place de mesures financières incitatives

Nous encouragerons le tourisme d’Affaires, pour agrémenter les visites des hommes et femmes d’Affaires et leur faire découvrir la beauté humaine et naturelle du pays, C’est à ce prix que nous pourrons assurer une large redistribution du fruit de la croissance dans le domaine du tourisme au profit de tous.

 

 

 

Transport et Travaux Publics

Détails

Aucune donnée disponible

Urbanisme et Habitat

Détails

La République de Guinée connaît une croissance accélérée et un taux d’urbanisation élevé, aujourd’hui, un peu plus d’un Guinéen sur trois (35 %) vit en milieu urbain. Conakry regorge de près de la moitié de la population urbaine avec une croissance rapide (6,1 % en moyenne par an).Il existe une politique de l'habitat et d'urbanisation mais celle-ci n'est pas mise en œuvre, ce qui explique une urbanisation désordonnée et l’existence d'un nombre relativement important de taudis.

Cette absence de cadre légal et réglementaire crée une forte insécurité foncière, des mécanismes particuliers de financement des logements, des lotissements sommaires et une mauvaise qualité des constructions. Les populations urbaines vivent dans des conditions dégradées ou insalubres, avec une quasi absence de viabilisation des terrains ainsi que de l’éclairage public.

L’habitat spontané occupe une part importante de l’espace urbain ; le réseau d’eau potable s’est dégradé ; la collecte des ordures ménagères est insuffisante tout comme les moyens de transport collectif .L’habitat en Guinée reste très préoccupant. Il n’existe aucune politique d’habitat permettant à la population, surtout les plus pauvres d'avoir un accès au logement.
L’urbanisation accélérée, le taux de croissance démographique et surtout l’insuffisance et l’offre en matière de logement se sont traduits par un développement important de l’habitat précaire. La mauvaise qualité des matériaux de construction ;
les constructions bâties sur des terrains inondables, pollués ou sujets aux glissements, le surpeuplement des parcelles et la promiscuité, entravent fortement la sécurisation foncière du logement.
Les villes et les villages du pays sont encore caractérisés par l’anarchie dans l’occupation des sols et dans la construction des logements. On note un déficit en infrastructure et services sociaux de base et une dégradation drastique de l'environnement et du cadre de vie de la majorité des citadins.
Alors il convient de savoir que les problèmes d’habitat se posent avec acuité aussi bien en milieu urbain que dans les campagnes où les habitants ont des ressources financières très limitées.
- Favoriser la création de larges liaisons nord-sud le long de la presqu'île.
Le RGD mettra en place une politique nationale de l’habitat qui permettrait de donner un cadre global de référence et des solutions en matière d’habitat accepté par tous les acteurs, entre autres solutions :
  • Restructurer les zones spontanées à travers le pays ;
  • Aménager de nouvelles parcelles pour limiter les développements spontanés
  • Aménager l'habitat autour de structures dédiées a la vie sociale :école, centre de santé, espace de jeux etc...
  • Unifier le réseau urbain actuellement désarticulé ; 
  • Améliorer l'équipement des lotissements périphériques;
  • Améliorer durablement les accès au centres urbains et la circulation interne

Axe 3 : De la Redynamisation de l’Economie nationale

  • Aménager les bâtiments administratifs et fournir le matériel adéquat ;
  • Renforcer les capacités des acteurs en gestion des collectivités locales;
  • Créer des espaces verts dédiés à la détente;
  • Créer des espaces de socialisation: espaces de fêtes ,espaces sportives;
  • favoriser l'accès au littoral et l'aménager pour le rendre accessible à tous


Makalé
Camara
PAN

Administration

Détails

Aucune donnée disponible

Affaire Sociale

Détails

Aucune donnée disponible

Agriculture

Détails

Aucune donnée disponible

Civisme et Droit Humain

Détails

Aucune donnée disponible

Commerce et Industrie

Détails

Aucune donnée disponible

Defense et Sécurité

Détails

Aucune donnée disponible

Eau et Electricité

Détails

Aucune donnée disponible

Economie et Finance

Détails

Aucune donnée disponible

Education Nationale

Détails

Aucune donnée disponible

Environnement

Détails

Aucune donnée disponible

Gouvernance et Corruption

Détails

Aucune donnée disponible

Jeunesse, Art, Sport et Culture

Détails

Aucune donnée disponible

Justice

Détails

Aucune donnée disponible

Media et TIC

Détails

Aucune donnée disponible

Mine

Détails

Aucune donnée disponible

Pêche et Elevage

Détails

Aucune donnée disponible

Politique Etrangère

Détails

Aucune donnée disponible

Santé Publique

Détails

Aucune donnée disponible

Tourisme et Hôtellerie

Détails

Aucune donnée disponible

Transport et Travaux Publics

Détails

Aucune donnée disponible

Urbanisme et Habitat

Détails

Aucune donnée disponible

Alpha
Condé
RPG

Administration

Détails

L’accélération du déploiement d’une administration moderne, neutre, professionnelle, rajeunie, intègre et efficace, qui promeut l’excellence, l’équité du genre et le mérite, au service du citoyen et du développement national.

100 femmes de l’administration publique bénéficieront d’une formation en renforcement de capacités et en leadership chaque année

Affaire Sociale

Détails

Une protection sociale inclusive et performante contre la maladie, les effets du handicap et la pauvreté. La Constitution du 22 mars 2020 consacre dorénavant l’équité du genre dans la conduite des politiques de la nation. Pour matérialiser cette exigence, la politique publique sera davantage orientée vers :

• L’autonomisation des femmes, soutenue à travers le renforcement de capacités et la promotion d’une présence massive et durable des jeunes filles dans les différents établissements de formation,

 • La parité avec la formation d’une nouvelle élite féminine et l’encouragement de l’éducation de la jeune fille, • Le bien-être grâce à un investissement conséquent dans un fond national d’indigence et l’inclusion économique et sociale,

• La reconnaissance du rôle clé de la femme guinéenne comme moteur du développement.

• Un fonds de 100 milliards de francs guinéens sera dédie au financement des activités féminines génératrices d'emplois. Ce fonds sera composé de prêts de garanties et de dons pour des projets de 20 à 500 millions de francs guinéens.

25 milliards de francs guinéens seront consacrés consacrés au renforcement des capacités des femmes dans la création et le développement des activités génératrices de revenus notamment dans les métiers de développement rural (agriculture, pêche, élevage).

Un fonds de 150 milliards de francs guinéens pour la parité :

• Former une nouvelle élite féminine et encourager l’éducation de la jeune fille; les 50 premières filles de tous les
examens nationaux (bacs, formation technique, formation universitaire)bénéficieront d’une bourse d’étude ;

• 100 femmes de l’administration publique bénéficieront d’une formation en renforcement de capacités et en leadership chaque année Le Fonds national d’indigence sera doté de 25 milliards de francs guinéens pour tous les enfants guinéens issus de familles très pauvres, des orphelinats et autres centres d’accueil ;

 • L’orientation de l’Agence Nationale d’Inclusion Économique et Sociale sur un programme de réduction de l’extrême pauvreté par l’apprentissage et l’entrepreneuriat, 50 milliards de francs guinéens ;

 • L’élimination de la malnutrition chronique chez les enfants en Guinée;

 

Agriculture

Détails

Réussir le pari de faire de la Guinée un grenier agroalimentaire (produits agricoles et horticoles, lait, viande, poissons), un poumon vert et une nouvelle destination touristique de référence en Afrique.

Dans les années à venir chaque ménage guinéen devra être assuré d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle tout en réduisant l’importation des produits alimentaires au profit de la production locale .

· Mettre en valeur le rôle des intrants-services dans la résolution des défis majeurs des secteurs productifs (agriculture, )de la petite exploitation rurale et des organisations de producteurs.

· Construire une agropole par région naturelle ; 10 coopératives agricoles et 5 plateformes multiservices, soit respectivement 330 coopératives et 165 plateformes multiservices pour les préfectures.

Des appuis divers, continus et substantiels aux paysans en conseils et autres accompagnements, en intrants agricoles et en produits phytosanitaires lors des différentes campagnes agricoles ;

• L’aménagement de tous les grands bassins agricoles nationaux ;

• L’approvisionnement des paysans en intrants de qualité et de quantité et en semences améliorées.

· Promouvoir davantage une agriculture de rente et la transformation locale des produits agricoles par l’intensification des initiatives présidentielles axées sur des filières porteuses : anacarde, palmier à huile, cacao, ananas, café robusta, café arabica et hévéa ;

·  Poursuivre la mécanisation des activités agricoles en vue de leur modernisation et l’accroissement de la productivité du secteur ;

·   Promouvoir une agriculture durable et familiale : • Un potager par mère de famille ; • L’irrigation par petites pompes solaires ;

·   La lutte contre les pertes alimentaires grâce à des réfrigérateurs solaires et à la promotion de petites unités de transformation de produits agricoles.

Civisme et Droit Humain

Détails

100 milliards de francs guinéens à l’Agence du Service Civique d’Action pour le Développement  (ASCAD) pour la formation de 25  000 jeunes dans un programme national de service civilomilitaire volontaire

 

Commerce et Industrie

Détails

Engager la transformation durable des ressources naturelles, dans le cadre d’une politique d’industrialisation bien pensée et efficacement mise en œuvre ;

Instituer un programme de protection et de promotion des produits locaux pour accompagner la production domestique et renforcer la compétitivité des unités de production locale.

Promouvoir un commerce dynamique, responsable et viable au service de la production nationale, de la préservation du pouvoir d’achat des consommateurs et participant activement à l’insertion harmonieuse de la Guinée dans les marchés d’échanges de biens, de services et de capitaux régionaux et mondiaux 

Defense et Sécurité

Détails

La poursuite de la réforme des armées, et des forces de sécurité qui exercent le maintien de l’ordre dans le strict respect des droits humains

Eau et Electricité

Détails

La fourniture d’un accès adéquat à l’eau potable par la réalisation de 10 000 nouvelles infrastructures (EPE) dont 300 systèmes d’adduction d’eau potable et 4 000 forages. Dans la même période, un grand effort portant sur le renforcement de la capacité de production électrique a permis la réalisation d’une adjonction thermique de 175 MW à Conakry.

Cela a considérablement amélioré la qualité de la desserte sur le réseau interconnecté qui couvre essentiellement la Basse Guinée et la Moyenne Guinée.

Les efforts consentis dans le secteur ont permis d’augmenter substantiellement la capacité de production électrique et d’améliorer les performances des réseaux de
transport et de distribution.

La part de l’énergie hydroélectrique dans le bilan énergétique a été portée à 367 MW (66%) contre 186,6 MW (34%) pour la source thermique. Au 31 décembre 2016, le taux de couverture du système interconnecté était déjà supérieur à 80%.

Ces indicateurs devraient sensiblement s’améliorer avec la mise en service de la Centrale hydroélectrique de Souapiti (450 MW) en fin 2020 et la réalisation des lignes de transports. Ces résultats positifs enregistrés dans le secteur sont aussi l’expression du leadership de la Guinée sur la scène internationale, dans le cadre de l’Initiative africaine sur les énergies renouvelables pour lutter contre le réchauffement climatique en vue d’atteindre d’ici 2030 les objectifs du Programme « énergie renouvelable pour tous » SE4ALL .

De l’eau potable pour tous, un environnement sain et un système d’assainissement de qualité.

 

Economie et Finance

Détails

Consolider et renforcer la gouvernance macroéconomique de qualité, soutenue par des réformes structurelles profondes, favorables à une croissance inclusive, forte, diversifiée et durable, pour l’émergence de la Guinée ; Mobiliser suffisamment de ressources financières internes et externes, y compris les financements innovants, pour prendre en charge les importants programmes d’investissement qui seront identifiés.

L’objectif est d’accroître les ressources de l’État de 6% sur la période 2020-2026 soit 1% du PIB par an.

  • Rendre le système financier dynamique et accessible à toutes les catégories de la population, et en faire un des moteurs du développement de l’économie nationale. L’objectif est d’assainir le système financier national et de réorienter efficacement les établissements financiers vers le financement des PME/PMI dans des conditions relativement incitatives ;
  • Améliorer qualitativement l’environnement des affaires, afin de renforcer l’attractivité et la compétitivité de l’économie guinéenne ;
  • Maîtriser et exploiter, de manière rationnelle et équilibrée, le potentiel minier, afin de bâtir une économie minière de classe mondiale et d’en faire un levier de transformation et de développement des autres secteurs de l’économie, dans le respect des impératifs environnementaux et sociaux ainsi que dans la préservation des intérêts des générations futures et des populations impactées ;
  • Œuvrer pour une diversification de l’économie afin de réduire sa dépendance des mines

 

Education Nationale

Détails

  • Financement de programmes de formation technique et professionnelle pour les métiers en demande et d’avenir (100 milliards de francs guinéens) ;
  • Allocation de bourses de mérite pour les étudiants dans les écoles professionnelles (10 milliards de francs guinéens par an) ;
  • Politique d’accès au premier logement pour les nouveaux entrants sur le marché de l’emploi, 50  000 logements en faveur du corps enseignant et du personnel de santé (sous forme de PPP) ;
  • 20 milliards de francs guinéens par an pour les programmes de formation de courte durée (jusqu’à 12 mois maximum) ; 
  • 1,4 millions d'enfants dans les écoles primaires rurales auront accès à des cantines scolaires;  
  • Instauration d’écoles maternelles publiques à partir de 4 ans dans le système scolaire guinéen dès 2023
  • Former une nouvelle élite féminine et encourager l’éducation de la jeune fille; les 50 premières filles de tous les examens nationaux (bacs, formation technique, formation universitaire) bénéficieront d’une bourse d’étude 
  • Une alphabétisation et une éducation de qualité pour tous, qui valorisent les sciences, l’enseignement technique et les langues nationales. Ces initiatives, soutenues par l’Etat, accroissent l’employabilité des jeunes et les préparent efficacement à se prendre en charge et à contribuer effectivement au développement économique, social et culturel national ;
  • Une université guinéenne accessible pour tous, de référence, performante, capable de générer un grand nombre de diplômés immédiatement employables et des productions scientifiques mondialement reconnues ;
  • Des écoles régionales d’arts et métiers et autres centres de formation professionnelle avec des programmes directement axés sur les besoins du marché du travail et travaillant en étroite collaboration avec le secteur privé.

Environnement

Détails

La gestion durable du capital naturel signifie la prise de conscience du caractère épuisable des dotations naturelles et l’impératif d’en faire une gestion responsable au profit des générations futures par l’adoption de politiques de consommation et de production durables ainsi que par la protection des écosystèmes marins et terrestres.

La situation environnementale de la Guinée est caractérisée, entre autres, par la dégradation continue des ressources naturelles à savoir la déforestation, l’érosion et la détérioration des sols, les pollutions et nuisances, l’assèchement et l’ensablement de cours d’eau, la perte de la biodiversité, l’urbanisation non contrôlée, l’exploitation minière et la dégradation des côtes maritimes.

La quasi-absence de mécanismes de contrôle et la paupérisation très forte de la population favorisent et accélèrent ces phénomènes.

Pour y remédier, il s’agira de favoriser la mise en œuvre effective d’initiatives fortes portées par un programme de reboisements massifs, la compensation des impacts dus aux activités minières, la protection des cours d’eau, l’utilisation d’énergies renouvelables et la promotion de technologies vertes.

La mise en œuvre effective d’initiatives robustes portées par les projets ci-après s’impose : Programme de reboisement de cinq (5) millions d’arbres par an pour :

  •  Restaurer les têtes de source et les berges des cours d’eau dégradés ;
  • Restaurer les zones dégradées par les systèmes agricoles basés sur le nomadisme agricole ;
  •  Restaurer les pâturages dégradés à la suite des fortes pressions animales ;
  • Régénérer les forêts de production de bois dégradées (dont la mangrove) par une surexploitation due à la coupe abusive d’arbres ;
  • Promouvoir la conscience environnementale du citoyen : planter un arbre par famille.

Engagement de la Guinée sur « les maisons vertes et autonomes en énergie » par l’utilisation du recyclage, des énergies renouvelables, équipement en énergie solaire des habitations, et encourager la création d’emplois verts dans le secteur du logement d’ici à 2030 ;

  • Lancement d’un plan national de ramassage et recyclage ;
  • Création d’un Haut Conseil au Climat pour donner des avis indépendants sur le niveau de compatibilité des politiques publiques avec l’Accord de Paris sur le Climat ;
  • Promotion de l’énergie propre produite en Guinée, en valorisant l’important potentiel des ressources hydriques disponibles dans le pays par les constructions de micro-barrages dans les régions naturelles pour renforcer leur autonomie, et de centrales solaires pour réduire la dépendance de la production thermique ;
  • Préserver l’environnement et renforcer le mix énergétique.
  • Promotion de la consommation du gaz butane par les ménages, une solution alternative à la coupe abusive de bois : une bouteille de gaz de 6kg à 60 000 francs guinéens ; une bouteille de 12 kg à 120 000 francs guinéens ;
  • Protection des têtes de source, des eaux et de l’océan et promotion de l’économie bleue ;
  • Interdiction  progressive de la fabrication, de l’importation, de la commercialisation et de l’utilisation de sacs en matière plastique ;
  • Utilisation exclusive de l’énergie renouvelable ; en 2030, 100% de l’électricité consommée par les ménages sera renouvelable, et montée en puissance sur les énergies renouvelables avec écoles et centres de santé en priorité ;
  • Respect scrupuleux des mesures de protection de l’environnement dans les zones minières notamment par la réhabilitation systématique et complète des zones exploitées

 

Gouvernance et Corruption

Détails

La poursuite de l’instauration de l’Etat de droit reconstitué dans toute sa plénitude, aligné sur les standards internationaux de transparence et de bonne gouvernance et d’une Justice indépendante et équitable, avec une garantie d’effectivité des normes adoptées et leur compréhension par l’ensemble de la population (à travers notamment leur traduction dans les langues nationales.

  • Le renforcement des fondements d’une démocratie à la base dynamique et d’une gouvernance locale efficace, y compris par l’accompagnement du transfert de compétences aux collectivités locales par le transfert des ressources financières. Les actions de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC) seront consolidées à cet effet Le positionnement de la Guinée dans le peloton de tête des pays où le niveau de corruption est le plus faible
  • Un débat public sera engagé à cet effet, incluant toutes les parties prenantes pour éradiquer ce fléau.
  • La consolidation d’une démocratie dotée d’institutions républicaines fortes basées sur la séparation effective des pouvoirs et avec des contre-pouvoirs renforcés en capacité d’actions et d’influence, purgée de l’abus de majorité ;
  • La lutte contre la corruption et la dématérialisation des services administratifs seront des instruments de choix ;
  • L'accès de tous les citoyens à l'information de qualité délivrée par des journalistes professionnalisés, respectueux de l'éthique et de la déontologie


 

Jeunesse, Art, Sport et Culture

Détails

Dotation du FADES et du FODAC de ressources à hauteur de 25 milliards de francs guinéens pour la réhabilitation du patrimoine culturel et sportif national ;

  • Une préfecture, une Blue Zone (complexe multimédia et éducation sportive, alimenté par l’énergie renouvelable) 

Création et promotion de 100.000 entreprises jeunes :

  • Les frais de création d’entreprises jeunes sont fixés à 100 000 francs guinéens ;
  • Réserver 30% de toutes les commandes publiques à des entreprises de jeunes et/ou de femmes;
  • Accorder un congé fiscal à toutes les start-up et juniors entreprises sur une période de 3 ans;
  • Dotation d’un fonds de 300 milliards de GNF pour financer les activités de jeunesse :
  • Un fonds de contrepartie doté de 200milliards de francs guinéens logé à la Banque Nationale d’Investissements de Guinée servira à mettre en place un fonds de démarrage et/ ou de soutien aux jeunes. Tu mets 10 millions; – la banque te prête 10 millions et l’État te subventionne à hauteur de 10 millions.
  • 75milliards pour des travaux à haute intensité de main d'œuvre;
  • 25milliards pour le financement des micro entreprises;

• Une culture guinéenne qui rayonne au plan mondial, dans un climat d’ouverture et de créativité, qui préserve et promeut l’ensemble du patrimoine guinéen, avec des produits culturels diversifiés et une mise en valeur des bonnes pratiques et des bons comportements favorables au développement intégral et à la cohésion sociale.

 

 

Justice

Détails

Dans cet exercice, le rôle de la justice sera déterminant. Le Gouvernement déploiera tous les efforts pour assurer le respect du droit et garantir la justice, afin de maintenir un climat apaisé, favorable au dialogue, en vue de consolider le processus de réconciliation nationale et de renforcement de l’unité des Guinéens de tous bords. 

La nation doit continuer d’avancer sur ce chantier crucial après le redressement de l’appareil judiciaire et la réhabilitation du pouvoir judiciaire, mis à mal par plusieurs décennies de laxisme et de clientélisme. Le chantier d’une justice impartiale, dont les fondamentaux sont déjà posés, nécessite cependant le concours de tous.

 

Media et TIC

Détails

Les perspectives sont prometteuses et la Guinée est bien partie pour tirer profit de la révolution caractérisée par la société de l’information, spécifiquement par : L’amélioration du taux de pénétration de l’internet mobile de 40% à 65% pour placer la Guinée parmi les 5 meilleurs pays africains, notamment par l’accès effectif des 33 préfectures et des 5 communes de Conakry à une connexion fiable et permanente à la fibre optique.

Le renforcement des capacités institutionnelles et humaines pour mieux préparer la jeunesse à être des acteurs dans la quatrième révolution industrielle. L’interconnexion des pays africains, portée par la Guinée dans le cadre de l’Alliance Smart Africa. Cette interconnexion est un maillon pour gagner le pari de la zone de libre-échange continental. Ce projet confère à la Guinée de grandes opportunités régionales.

L’acquisition d’un deuxième câble sous-marin de fibre optique pour diversifier les accès, assurer la redondance et réduire les coûts des communications internationales y compris l’Internet.

La mise en place d’un système d’informations intégré couvrant tout le territoire national et l’aménagement numérique du territoire, y compris le schéma directeur informatique et la construction en cours d’un Data center national.

La sécurisation des villes par l’introduction de la vidéosurveillance pour faciliter la mobilité urbaine et la protection des personnes et de leurs biens.

Durant la dernière décennie, le taux de pénétration de la téléphonie mobile est passé de 18 à 102% et celui de l’Internet mobile est passé de 0,1 à 40%. La couverture du territoire est passée de 15 à plus de 80%, alors que les transactions électroniques (mobile money) sont passées de 0% à 17% et sont accessibles partout.

Des centres informatiques sont installés et opérationnels dans les lycées et collèges de toutes les préfectures du pays, les universités et écoles professionnelles, et dans les centres d’automatisation des femmes (152 centres équipés).

  • 1% du budget national dédié à l’innovation, à la création d’entreprises d’économie numérique et à la recherche et développement soit 200 milliards de francs guinéens par an) ; • Création de 1000 start-up dans le domaine des TIC ;
  • Vulgarisation des TIC dans l’enseignement, notamment avec la gratuité de l’accès à internet dans les centres publics d’éducation et de formation et la promotion de l’enseignement en ligne.

  • L’aménagement de la dorsale numérique, à travers le maillage du territoire national par un réseau de fibre optique, et sa couverture universelle par la radio, la télévision TNT et l’Internet.
Au projet : Mamou Valley, un centre informatique multimédia avec incubateur de start-up par préfecture ; dotation de tous les établissements d’enseignement en centre informatique opérationnel ;

 

Mine

Détails

La vision du Chef de l’État, le Professeur Alpha Condé, a permis de sortir le secteur minier de sa léthargie. La Guinée n’a jamais autant exporté de minerais et initié autant de projets de raffinerie d’alumine avec un tel niveau d’avancement.

Le pays s’engage maintenant et pour les prochaines années à faire le choix de la transformation locale des produits miniers, de la production de la bauxite en grande quantité et de la diversification de sa production minière, tout en prenant les mesures de maximisation des impacts économiques et de minimisation des impacts sociaux et environnementaux qui s’imposent.

Cet objectif se justifie par la nécessité pour la Guinée de financer son développement, au travers des investissements bien ciblés dans des projets d’infrastructures de transports et énergétiques partagés ainsi que dans les projets miniers intégrés en cours. L’atteinte de cet objectif constitue la meilleure façon de doter le pays de moyens et de capacités lui permettant d’être moins dépendant des mines au fil des années et de diversifier son économie.

Pour la prochaine décade, la politique minière de la Guinée s’orientera vers la consolidation de la dynamique engagée depuis 2010, la transformation locale, la diversification de la production minière, l’accélération de la mise en œuvre de la politique du Contenu Local et la protection de l’environnement. La Guinée a fait le choix d’orienter sa politique minière autour des axes suivants :

TRANSFORMATION LOCALE

L’objectif visé est de :

• Réaliser au moins 3 nouvelles usines de transformation de la bauxite en alumine ; 
• Passer d’une capacité de production de l’alumine de 600 000 à 1,6 million de tonnes en 2025, puis à plus de 4,5 millions de tonnes en 2030 ; 
• Construire une raffinerie d’or de classe mondiale.

DIVERSIFICATION DE LA PRODUCTION MINIÈRE 

• Réalisation effective d’ici 2030 des engagements d’investissement acquis entre 2010 et 2020, à hauteur d’au moins 25 milliards de dollars US ;
• Production annuelle d’au moins 50 millions de tonnes de fer en 2030 avec le lancement d’au moins deux nouvelles productions ; 
• La mise en exploitation de graphites, de métaux lourds (notamment le zircon et l‘ilménite utilisés dans l’industrie aéronautique et diverses industries) devrait commencer avant 2025.

CONSOLIDATION DE LA DYNAMIQUE

DEPUIS 2010 Le nombre de sociétés de production devrait passer de 16 à plus de 20 en 2025, puis à plus de 25 en 2030, en comparaison avec seulement 6 sociétés de production en 2010. Les revenus miniers devraient passer de 435 millions de dollars US en 2018 à un niveau stable à plus de 600 millions de dollars US en 2025, puis à au moins 1 milliard de dollars US avant 2030.

Les emplois directs et indirects créés dans le secteur devraient passer de 50 000 à 100 000 en 2025, puis à 150 000 en 2030 ; • Atteindre et stabiliser la production de bauxite à au moins 100 millions de tonnes ; 

• Avoir au moins trois nouvelles unités de production industrielle et semi-industrielle d’or qui devraient passer de 13 tonnes en 2019 à plus de 18 tonnes en 2025, et atteindre 50 tonnes de production annuelle à l’horizon 2030 ; • Accroître les connaissances géologiques par plus d’investissement dans la recherche.

CONTENU LOCAL

• Favoriser la transformation locale et promouvoir la main-d’œuvre et les PME locales ; 
• Atteindre au moins 50% en terme de contenu local dans les dépenses du secteur minier notamment par le renforcement des capacités des entreprises guinéennes ; 
• Le financement des collectivités locales à travers l’Agence Nationale de Financement des Collectivités (ANAFIC), au titre du Fonds National de Développement Local (FNDL), devrait atteindre 700 milliards de francs guinéens par an en 2025, puis dépasser 1 000 milliards de francs guinéens par an en 2030 ; 
• Au titre du Fonds de Développement Economique Local (FODEL), les localités minières devraient percevoir 125 milliards de francs guinéens par an à partir de 2025, puis 200 milliards de francs guinéens par an en 2030.

L’utilisation des mines comme levier économique pour plus d’infrastructures de transport et d’évacuation des produits miniers passe par les projets suivants : • Réaliser au moins 1 000 km de chemin de fer (y compris le Transguinéen de plus de 650 km pour 
Simandou, le corridor Boffa-Boké, 135 km, le corridor Gaoual-Boké, 120 km, etc.) ; • Un port multimodal en eau profonde (mines, commerce agricole et général, conteneur, zone économique et industrielle, hydrocarbures, etc.) au nord de la Guinée.

 

Pêche et Elevage

Détails

Développer l’aviculture pour mettre fin à l’importation de poulets et générer des revenus pour les jeunes entrepreneurs Créer des coopératives d’élevage et de transformation pour remplacer progressivement l’élevage traditionnel par un élevage moderne basé sur l’insémination et l’utilisation d’aliments de bétail, ce qui non seulement mettra fin à la divagation des animaux mais aussi permettra d’avoir un élevage plus commercial ;

Développer la pisciculture pour rendre la Moyenne Guinée, la Haute Guinée et la Guinée Forestière autonomes et ne plus avoir besoin de faire venir le poisson de Conakry

 

Politique Etrangère

Détails

L’édification d’une diplomatie à vocation économique qui consolide son rang dans le concert des nations et qui contribue activement à l’animation de la coopération multilatérale et à l’afflux des investissements vers la Guinée ; Le renforcement de la Guinée comme acteur majeur de l’intégration au sein des institutions régionales que sont l’Union du Fleuve Mano, l’OMVG, la CEDEAO et l’Union Africaine.

Santé Publique

Détails

Un système de santé résilient face à d’éventuelles épidémies, grâce au renforcement en cours du système de santé, à travers les infrastructures médicales, les équipements, la formation et le recrutement d’un plus grand nombre de personnel afin de garantir une prise en charge de qualité et adaptée pour tous les Guinéens .

Tourisme et Hôtellerie

Détails

Aucune donnée disponible

Transport et Travaux Publics

Détails

La poursuite de l’aménagement d’infrastructures modernes, efficaces pour le transport des personnes et des biens et le soutien à la croissance par l’achèvement de la construction des dorsales des routes nationales, préfectorales et communautaires, des routes non classées (notamment les pistes à vocation agricole), ainsi que des chemins de fer destinés, notamment, à désenclaver les zones de production et de forte concentration humaine, et relier le pays aux pays limitrophes.

Au programme, 1 500 km de routes nationales en bitumes ; 825 km de voiries pour les préfectures, et 10.000 km de pistes rurales pour les sous-préfectures.

La mise aux normes du Port Autonome de Conakry et son extension, et la construction d’un port en eau profonde capable de compétir efficacement avec les ports voisins comme pôles d'éclatement et transbordement ;

 La modernisation et l’extension de l’Aéroport international de Gbessia et la réalisation des infrastructures aéroportuaires étendues, sécurisées et mises aux normes internationales.

 

Urbanisme et Habitat

Détails

Politique d’accès au premier logement pour les nouveaux entrants sur le marché de l’emploi, 50 000 logements en faveur du corps enseignant et du personnel de santé (sous forme de PPP).

Cellou Dalein
Diallo
UFDG

Administration

Détails

Les racines de la mauvaise gestion se trouvent encore malheureusement dans l'administration guinéenne. La recherche de l'intérêt collectif ne s'est pas encore matérialisée dans l'administration. La mauvaise gestion sera, grâce aux mesures qui seront prises, écartée de notre système politique et économique.

Nous commencerons par mieux encadrer ceux qui gèrent les deniers publics avec une exigence soutenue de reddition des comptes. Des stratégies qui permettront à l'administration d'être véritablement au service de son peuple seront mises en œuvre.

Cela se fera dans le respect et la valorisation du travail de nos fonctionnaires. De plus, pour avoir des institutions solides, il est nécessaire de disposer de compétences adéquates. Une action particulière sera ainsi menée en vue d'assurer la réforme de l'Etat et la modernisation de l'administration publique.

Celle-ci sera accompagnée d'un programme généralisé de renforcement des capacités. Au niveau de l'administration centrale, les véritables missions des départements sont ignorées, et aucun compte rendu de gestion ne se fait. Résultats : les moyens mis à leur disposition sont détournés.

On peut noter également que : les structures, règles et procédures sont inadaptées avec des responsabilités qui sont diluées. En raison de la politisation à outrance dans les choix, le recrutement, la promotion et l'affectation des agents de la Fonction publique n'obéissent à aucun critère objectif comme la compétence, le sérieux et le mérite.

Au contraire, les choix sont trop souvent faits sur la base de l'appartenance ethnique, du clientélisme, du népotisme, du régionalisme et du zèle politique. Tout cela a contribué à décrédibiliser l'Etat, à accroitre le sentiment d'injustice et d'insécurité au sein de l'administration. La mauvaise gestion des ressources humaines constitue l'une des faiblesses de l'administration.

Il n'existe pratiquement ni programmes de formation, de recyclage et de politiques d'organisation des carrières, ni système de suivi et d'évaluation des agents. Toutes ces insuffisances ne facilitent pas l'échange d'idées et d'expérience et rendent notre administration non performante, l'inadaptation de certaines structures et le non-respect des règles et procédures administratives en vigueur.

L'absence de discipline et de sanction ainsi que le non-respect de la hiérarchie ont fait le lit au laisser aller. Cela a sérieusement affecté la performance de l'administration et sa capacité à faire face à ses responsabilités.

Les recrutements à la fonction publique se font, dans la plupart des cas, en violation de son statut général. Les nominations aux postes de responsabilités (membres de cabinets, directeurs nationaux, gouverneurs, préfets et sous-préfets) ne tiennent compte d'aucun critère objectif. Bref, on aboutit à une administration partisane, opaque et inefficace.

A cet effet, l'UFDG s'emploiera à mettre en place une administration de développement au service des usagers et des citoyens. Pour ce faire, il s'agira :

·         D’effectuer une profonde réforme des structures administratives, de moraliser la gestion et de privilégier la compétence ;

·         D’effectuer un contrôle systématique en vue d'une épuration des personnels des administrations centrale et décentralisé ;

·         D’élaborer un nouveau cadre organique en tenant compte des nouvelles missions des différents départements ministériels et de la gestion des ressources humaines ;

·         Assurer une sélection rigoureuse des cadres du commandement en particulier sur la base de tests et concours.

·         Les cadres ainsi sélectionnés bénéficieront de formations formelles dans des institutions spécialisées et de perfectionnement continu ;

·         Veiller au respect rigoureux des dispositions du statut général de la fonction publique dans les recrutements et nominations aux divers postes de responsabilités en faisant fi entre autre, de l'option politique et de l'appartenance ethnique ou régionale ;
-Restructurer l'appareil administratif en vue d'en éliminer les disfonctionnements et les conflits de compétences ;

·         Mettre en place un système efficace de suivi et d'évaluation des performances des agents et des services de l'administration ;

·         Revitaliser les mécanismes de recours contre les abus et les excès de pouvoir ainsi que le système de sanctions dans une perspective d'équité et de transparence.

·         Assurer la formation professionnelle au sein de la fonction publique visant à améliorer le niveau moyen des compétences et l'efficacité du personnel, basé sur l'évaluation de leurs besoins de formation.
A cet égard, l'UFDG créera une Ecole Nationale d'Administration (ENA) avec au moins quatre filières importantes : administration, finances publiques, contrôle et audit, diplomatie. L'objectif étant de doter le pays d'un corps compétent et efficace de fonctionnaires.

·         Améliorer le système de recrutement, de développement de carrières et de rémunérations basés sur le mérite, tout en mettant en place un système de gestion prévisionnelle des emplois et des effectifs.

·         Améliorer la qualité du service public par une plus grande adéquation entre la définition des priorités des services publics et l'allocation des ressources.

La centralisation excessive du système guinéen de gouvernance d'Etat résulte du fait que les principes des décentralisations, de déconcentrations et de participation définis par les textes légaux et prônées par les politiques publiques n'ont jamais pu être pleinement appliqués.

Dans le cadre de la réforme globale de l'Etat qu'elle entend engager, l'UFDG mettra en place une gouvernance territoriale axée sur la mise en œuvre effective d'une politique de déconcentration, de décentralisation et de développement s'inscrivant dans une logique de développement territorial.

Ce qui implique une rupture avec les politiques sectorielles cloisonnées et descendantes prévalant jusque-là. Dans cette optique, l'Etat procédera à la Territorialisation des politiques publiques définies au niveau central en tenant compte des attentes des populations et de la diversité des situations locales.

Il assurera le croisement des politiques publiques nationales avec la politique territoriale portée par chaque Régions. La Gouvernance Territoriale de l'UFDG répondra aux enjeux de la décentralisation à la base de la vie publique, du développement économique local pour favoriser, dans toutes les zones du pays, des dynamiques de création d'emplois et de revenus, de l'accès aux services publiques essentiels (Santé, éducation, eau, assainissement) des populations et du développement institutionnel pour que chacun des acteurs joue son rôle et assume ses fonctions dans le respect de principes et règles de gouvernance participative.

Pour répondre à ces enjeux, la politique de déconcentration, de décentralisation et de développement de l'UFDG sera bâtie sur les six piliers suivants : Dans l'architecture de la gouvernance territoriale, l'Administration du territoire sera requalifiée et renforcée dans son rôle d'épine dorsale dans l'articulation des interventions de l'Etat et celles Collectivités Locales.

Le choix des hauts cadres de l'Etat que sont les Gouverneurs et les Préfets ainsi que celui des Sous-préfets sera fait dans le respect rigoureux des critères de compétence et de déontologie professionnelle. La hiérarchie administrative entre le Ministre, les Gouverneurs, les Préfets et les Sous-préfets sera établie dans le respect du principe de subsidiarité selon laquelle déconcentrés relèveront de l'autorité effective des gouverneurs et des Préfets.

Les organes de l'Administration territoriale et des services techniques seront réorganisés pour que leur fonctionnement soit adopté au besoin de la décentralisation. Des budgets de fonctionnement et d'investissement conséquents seront alloués aux Gouvernorats et aux Préfectures pour les conforter dans l'accomplissement de leurs missions.
 
Les Conseils Préfectoraux de développement (CPD) seront mis en place au niveau de toutes les Préfectures de la gouvernance territoriale pour permettre aux représentants de toutes les catégories d'acteurs de développement économique et social de se concerter à ce niveau, de fixer et de réaliser des objectifs partagés.

Une véritable ingénierie sera créée pour donner des formations continues aux cadres et agents de l'administration territoriale, des services déconcentrés et des collectivités locales.
Le renforcement de l'école de perfectionnement des cadres de l'administration territoriale à travers l'organisation de cycles et moyens de mise à niveau aussi bien des agents de l'administration territoriale que des collectivités locales.

 Pour la formation des cadres de l'administration du futur (administrateurs territoriaux), le pouvoir UFDG mettra en place, sans plus tard, une école supérieur nationale d'administration
Mise en place des Régions-Collectivités locales :

Les leçons tirées de l'existence depuis le début des années 1990 des communes rurales attestent à suffisance qu'un seul niveau de collectivités ne permet pas d'enclencher une véritable politique de décentralisation par laquelle l'Etat se réorganiser en se dotant d'entités fortes, capables de porter le développement territorial.

 La mise en place des Régions Collectivités Locales vise à engendrer des nouvelles dynamiques de développement en redonnant confiance aux citoyens grâce à des investissement structurants de l'Etat visant à améliorer l'accès à des services publics de qualité et impulser des initiatives à caractère économique facilitant le développement des secteurs productifs et de services.

Pour l'essentiel, les compétences des Régions-Collectivités Locales seront : le développement, l'enseignement secondaire, la formation professionnelle, les hôpitaux de référence, l'environnement, les axes routiers infrarégionaux, la coordination des actions de développement à l'échelle régionale.

 L'Etat devra aussi mettre en place un système de Planification souple basé sur des schémas d'aménagement régionaux par lesquels il pourra fournir les infrastructures tenant compte des potentialités et des besoins des régions et aussi pour promouvoir le développement urbain pour faire face aux sous-équipements criards des villes.

Les collectivités locales (communes et régions) n'exerceront la plénitude de leurs responsabilités que si les transferts de compétence notamment celles sectorielles sont effectivement opérationnalisées.
C'est par ces transferts que les collectivités locales pourront exercer des rôles dans la gouvernance en assurant une progression lisible de l'accès des citoyens aux services publics. Le transfert de compétences se réalise par le partage des compétences entre les services de l'Etat, les collectivités locales, les opérateurs privés et les usagers.

 Dans ce processus, les Départements ministériels doivent veiller à ce que les services publics (à commencer par ceux essentiels et prioritaires, de santé, d'éducation, d'eau, d'urbanisme et d'environnement) qui sont des droits des citoyens couvrent équitablement tout le territoire national et que les normes y afférentes soient respectées.

Ils devront, non seulement, veiller sur le fonctionnement efficient des services de l'Etat mais appuyer tous les acteurs des secteurs de leur compétence, y compris les acteurs privés et les usagers.

Renforcement des capacités :

Le renforcement des capacités des organes de l'administration territoriale, des collectivités locales et des services techniques déconcentrés constitue la clé même de la réussite du processus de déconcentration et de décentralisation.

La stratégie en la matière devra être fondée sur une démarche harmoniser d'accompagnement des acteurs dans l'exercice de leurs fonctions telles que définie par la loi en responsabilisant les structures pérennes de l'Etat avec la participation tout aussi responsable des collectivités.

Les actions suivantes peuvent être menées aussi dans le processus de renforcement des capacités : le développement du savoir des bureaux d'études et des entreprises devant travailler pour les Collectivités locales, la mutualisation des ressources, le développement des inter-collectivités et les associations des collectivités ainsi que la promotion des jumelages entre collectivités étrangères et collectivités guinéennes.

Une formation politique et locale sera mise en place pour doter les collectivités des cadres et agents pouvant faire carrière avec les collectivités locales. La Gouvernance Locale sera renforcée par le développement de la participation citoyenne. La bonne gestion, la transparence de l'information et la réduction des comptes des Elus aux citoyens devront être de mise.

La dynamisation des quartiers/Districts et leurs secteurs qui sont reconnus par la Loi seront d'une grande importance dans les lieux entre les Elus et les populations. Financement Des investissements seront définis et des mesures idoines prises pour que les Collectivités Locales et les acteurs qui les animent puissent assurer pleinement leurs responsabilités. Il s'agit essentiellement de :

·         L'adoption par l'Etat du principe et mesures dans la Loi des finances de l'année d'un pourcentage du budget national alloué aux collectivités locales.

·         De clarifier et simplifier la fiscalité locale.

·          Et de la mise en place d'un mécanisme fiable de financement des collectivités locales permettant à l'Etat et des bailleurs de fonds d'abonder leurs budgets pour la réalisation des programmes de développement. Pilotage Le développement en charge de l'administration du territoire et des collectivités locales est responsable de l'animation et de la conduite du processus de décentralisation et de déconcentration.

Cependant, en raison de son caractère transversal, le processus doit être piloté par la Primature qui s'appuiera sur un cadre de concertation permanent Etat Collectivités-Locales.

 Le cadre de concertation devra suivre de façon soutenue la mise en œuvre de la politique en prenant bien en compte les points de vus des collectivités locales. Le Haut Conseil de Collectivités Locales et les Associations seront des parties prenantes du cadre de concertation.

Des Commission sur les finances locales, sur les transferts des compétences et sur les questions législatives et réglementaires seront mises en place.

Une deuxième cadre de concertation sera mise en place entre le Ministère en charge de l'administration du territoire et des Collectivités locales et les PTF disposés à intervenir dans le soutien de la politique de la décentralisation et de développement local.
  

Affaire Sociale

Détails

En Guinée, les femmes ont joué un rôle capital dans l'histoire politique du pays. Elles ont occupé plusieurs fonctions politiques et administratives. La première République a donné un cachet particulier à l'émancipation de la femme guinéenne surtout sur le plan social et politique.

Cependant les préoccupations économiques des femmes n'ont commencé à réellement être prises en compte qu'à partir de la 2eme République, notamment par la naissance de petites et moyennes entreprises féminines complétée par la création, à l'initiative du gouvernement, des centres NAFA. Ces centres auront constitué de véritables lieux d'émancipation et d'apprentissage pour les filles et les femmes de Guinée.

Depuis 2010, plusieurs initiatives pour concourir à l'émancipation de la femme ont été prises. On peut citer l'exemple des mutuelles financières des femmes africaines (MUFFA) aux fins de leur permettre d'accéder aux crédits et de mieux gérer leurs activités génératrices de revenu pour être au cœur de l'activité économique de leur pays pour mieux participer à sa croissance économique.

La MUFFA en soit était une bonne initiative mais les résultats attendus ont été limités par sa politisation : la réalité est qu'il faut être membre du parti au pouvoir pour bénéficier de crédit. De fait aucune femme de l'opposition politique n'a accédé à ces micro financements.

D'une manière globale, si les actions en faveur des femmes de ces dernières années n'ont pas produit les résultats escomptés, la raison est que le gouvernement a vocation à instrumentaliser les leviers à sa disposition à des fins politiques. En d'autres termes, si l'on n'est ni membre, ni sympathisant du RPG arc en ciel, on a droit à rien en Guinée.

 Dans plusieurs domaines le recul est flagrant et se démontre par le fait que la Guinée se trouve parmi les 8 pays ayant les plus grandes disparités entre hommes et femmes. En effet selon les statistiques du PNUD, la Guinée serait classée 78 sur 86 pays dans l'espace hors OCDE, quant aux disparités de genre. Ces écarts constituent des entraves à la réalisation des objectifs durables pour le développement (ODD) relatifs à l'égalité des sexes et à l'autonomisation des femmes.

Prenant en compte ce constat et son attachement à l'émancipation de la femme, l'UFDG adhère à l'esprit et à la lettre de tous les traités, de toutes les décisions ou recommandations des instances régionales et internationales qui recommandent la prise en compte du genre dans toutes politiques de développement.

La stratégie de l'UFDG pour éliminer les discriminations et les disparités dont les femmes sont victimes et pour promouvoir leur émancipation s'articule autour de certains axes d'intervention ci-après :

  • Promotion de l'éducation de la jeune fille et l'alphabétisation de la femme rurale Selon une étude du Ministère de l'Action Sociale de la Promotion Féminine et de l'Enfance sur la politique nationale du genre, l'analphabétisme concerne 68 % de la population dont 75,3 % chez les femmes ; seulement 24,7 % des femmes âgées de 15 ans ou plus sont alphabétisés contre 54,9 % pour les hommes.

Ces taux sont néanmoins revus à la hausse quand il s'agit des jeunes de 15 – 24 ans, même si l'écart reste toujours marqué en faveur des jeunes hommes, à savoir 61% des jeunes femmes contre 78 % des jeunes hommes. A cela, il faut ajouter le taux brut de scolarisation de 75,2 %, demeurant en deçà des objectifs.

Malgré les efforts déployés ces dernières années, la femme et la jeune fille en particulier, accusent toujours un retard considérable dans la formation scolaire, professionnelle et universitaire. Ceci prouve à suffisance l'importance et l'urgence du défi à relever.

Pour corriger ces lacunes, L'UFDG mènera des politiques sectorielles favorables au genre et un égal accès à l'éducation visant spécifiquement l'élimination de l'analphabétisme des femmes surtout dans les zones rurales.

Elle s'emploiera à:

  • Octroyer de bourses d'étude aux jeunes filles pour l'accroissement de leur nombre dans les écoles de toutes spécialités
  • Accorder des subventions aux établissements scolaires proportionnellement au nombre de filles inscrites 
  • Orienter plus de filles dans les établissements d'enseignement technique et professionnel
  • Organiser des formations spécifiques en faveur des jeunes filles en situation d'abandon scolaire en créant des "écoles de la seconde chance
  • Faire prendre en charge par l'Etat les frais de scolarité y compris ceux des tenues et fournitures scolaires, des filles vivant dans les ménages pauvres surtout en milieu rural
  • Accorder des bourses d'études à l'étranger à des proportions de plus en plus élevées de filles;
  • Elaborer un Code de la Famille pour pallier l'effacement des normes traditionnelles positives;
  • Organiser l'alphabétisation fonctionnelle des femmes en rapport avec leurs besoins professionnels et en liaison avec le NTIC comme l'usage de la communication par téléphone et sur les réseaux sociaux;
  •  Favoriser la formation aux petits métiers des femmes rurales et celles des zones périphériques des villes;
  •  Motivation des femmes à utiliser les services de santé de la reproduction et participer à la lutte contre les violences basées sur le genre ;
  •  Renforcement des cadres de protection des droits et d'autonomisation des femmes La situation sanitaire des femmes demeure critique surtout dans le domaine de la fécondité. Elle se caractérise par des indicateurs qui mettent en évidence la précarité de la santé de la femme, en âge de procréer notamment.

Selon la Direction Nationale de la Statistique (MICS 2016) l'indice synthétique atteint environ 5 enfants en moyenne par femme. Cet état de fait est la résultante d'une précocité de la sexualité et du mariage : 37% des femmes âgées de 20-24 ans ont eu au moins une naissance vivante, 63% sont précocement mariées, 11% sont mères avant l'âge de 15 ans. A cela il faut ajouter le faible niveau d'utilisation des méthodes contraceptives (12%).

Selon la loi en vigueur, l'âge du mariage est de 17 ans pour les femmes et de 18 ans pour les hommes. Le non-respect de ces règles, induit des mariages précoces qui ont pour conséquence des grossesses parfois précoces suivies de complications qui peuvent causer la mortalité maternelle sinon des invalidités grave chez la mère et l'enfant. L'UFDG s'engage également à :

 -Promouvoir les droits des femmes en matière de santé, y compris en matière de santé sexuelle et reproductive

-Assurer la protection des filles et femmes contre les pratiques traditionnelles préjudiciables a la sante dont les mutilations génitales féminines

-Renforcer l'intégration de l'éducation sexuelle et en matière de population dans les programmes scolaires -Soutenir la promotion de la planification familiale;

La Guinée dispose d'un arsenal juridique assez fourni en matière de promotion et de protection des droits de la femme. En effet, au plan international, la plupart des conventions régissant les droits de la femme et de la jeune fille ont été ratifiée par le pays ; par exemple la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDEF) en outre du protocole de la charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique.

 Par conséquent l'un des principaux défis du pays, réside en l'application effective de ces textes sur le terrain. Manifestement, certains textes internationaux et régionaux peinent à être mis en œuvre et la législation interne contient trop de lacunes et d'insuffisances.

 L'autre défi de la Guinée, est celui de la disponibilité des statistiques relatives aux violences faites aux femmes et aux filles. En effet les acteurs intervenants en matière de lutte contre les violences à l'égard des femmes sont confrontés à un manque de données statistiques fiables, chose qui ne permet pas de réorienter les interventions sur le terrain de manière efficace.

L'harmonisation des normes juridiques nationales avec les instruments juridiques internationaux reste difficile à réaliser. Le niveau des violences faites aux femmes est alarmant avec une prévalence de 80,2% chez les femmes et filles de 15 à 64 ans hors MGF (mutilation génitale féminine), selon la dernière enquête nationale VBG (violence basée sur le genre).

La prévalence de l'excision atteint 97% pour le cas spécifique des mutilations génitale feminine Ce qui classe la Guinée parmi les trois pays du monde usant encore de cette pratique rétrograde. L'UFDG prendra des dispositions pour protéger l'intégrité physique contre les actions dégradantes telles que la traite des femmes, les mariages précoces, le viol, les violences conjugales, l'excision et toutes autres formes de mutilation.

En conséquence, elle insistera sur les actions principales suivantes :

  • Créer un cadre de concertation sur les changements d'approches dans la lutte contre les violences faites aux femmes dont les VBG -Assister les femmes handicapées en tenant compte de leurs besoins spécifiques en matière d'éducation, d'emploi et d'insertion sociale
  • Concevoir des stratégies appropriées d'encadrement des femmes rurales pour leur participation aux activités économiques
  • Former les femmes-leaders à la gestion des programmes et projets
  • Assister les femmes et filles en conflit avec la loi pour le respect de leur dignité;
  •  Initier des lois favorables à l'accès des femmes aux moyens de production;
  •  Libérer les femmes des corvées liées à la recherche de l'eau et du bois à usage domestique

Bien qu'il existe une Politique Nationale de Genre depuis 2011 mise en œuvre et parfois complétée par plusieurs stratégies sectorielles, l'absence de dotations budgétaires au profit ses services dédiés aux femmes réduit considérablement leur impact.

A cela s'ajoute, la faiblesse des mécanismes d'information, de communication, de coordination et de suivi- évaluation. Les femmes continuent d'être sous représentées dans la vie publique et politique et sont encore peu présentes aux postes de décision.

Les chiffres suivants sont expressifs à cet égard : La faible proportion des femmes dans les exécutifs communaux après les dernières élections communales en est une autre illustration : sur 23,8% de femmes candidates aux élections communales de février 2018, on compte seulement 6% de conseillères dans le pays ; des 342 maires, seuls 6 femmes sont maires et une seule est à la tête d'une commune urbaine.

L'UFDG entend remédier à la situation par des mesures pratiques parmi lesquelles: 

  •  Identifier les barrières psychologiques, culturelles, sociales et économiques à la participation des femmes aux activités politiques;
  •  Alléger les tâches domestiques des femmes par la modernisation du cadre de vie des ménages et la multiplication des crèches et autres milieux éducatifs préscolaires;
  •  Organiser des séminaires de formation au militantisme politique et à l'administration des affaires pour les femmes responsables du parti et les femmes-leaders au niveau communautaire;
  •  Restructurer les organisations de femmes et leur inculquer la culture des débats et animations politiques

En raison de son caractère délicat et de sa transversalité, l'UFDG inscrit la protection sociale comme une priorité de premier ordre. Le Parti veillera à ce que 'Etat oriente ses interventions vers le renforcement continu des structures d'encadrement, de prise en charge des groupes vulnérables notamment les handicapés et d'assistance humanitaire en cas de nécessité.

Spécifiquement, l'accent sera mis sur des investissements sociaux qui réduisent la mendicité et donnent des occupations adaptées aux handicapés. Certes tous les handicapés ne mendient pas en Guinée et tous les mendiants ne sont pas des handicapés.

 Mais l'absence de solidarité parentale créé des situations diverses de vulnérabilité. Ces situations sont très mal connues et amènent les institutions publiques et privées à entreprendre des actions inadaptées et très proches de l'assistanat. D'où leur inefficacité. L'exemple de la Cité de Solidarité en est une illustration éloquente.

Depuis la première République, elle fonctionne comme un centre d'hébergement précaire des handicapés auxquels elle n'arrive pas à fournir l'encadrement envisagé au départ. Aujourd'hui cette couche déshéritée reste une préoccupation majeure des pouvoirs publics. Elle représente une proportion importante de la population selon une étude lointaine. Son poids dans la population varie de 25 à 35% de la population. L'UFDG mettra l'accent sur les actions suivantes :

  • Réaliser une étude diagnostique pour disposer de données de base -Mettre en place un système de surveillance statistique continu et étendu sur tout le pays ;
  • Constituer des équipes de spécialistes de la gestion des programmes de prise en charge des handicapés;
  • Concevoir un programme de santé de la reproduction adapté aux besoins des handicapés;
  • Créer des centres socio-éducatifs pour tous types de handicaps tournés vers la formation professionnelle
  • -Favoriser la scolarisation universelle des enfants des handicapés;
  • Soutenir  les groupements et organisations initiés par les handicapés;

De son accession à l'indépendance à nos jours, la Guinée a vécu un grand nombre de cas de violences d'Etat et de conflits violents qui se sont traduits par des violations graves et systématiques des droits de l'Homme.

Les violations, restées chaque fois sans remédiation, se sont accumulées au cours des six décennies sous formes de frustrations, de rancœurs et de haines que portent en elles de nombreuses personnes ainsi que des groupes sociaux importants. Ce qui ne manque d'affecter l'unité et la cohésion nationales

Les  régimes de la 1ere République, de la 2eme République et de la Junte Militaire de 2009-2010 se sont rendus coupables de crimes absolument abominables et inexcusables. Mais, sur le plan de l'Etat de droit et des Droits Humains, la déception la plus grande réside dans le fait que les guinéens et les guinéennes continuent toujours de vivre les affres de violations gravissimes aussi bien de leurs droits civils et politiques que leurs de droits économiques, sociaux et culturels sous la magistère d'un Chef d'Etat, Professeur de droit de son état, un Chef d'Etat «installé» au fauteuil présidentiel en couronnement d'une lutte démocratiques ardue menée tout au long de la deuxième moitié des années 2000 par toutes les Forces Vives de la Nation avec comme point d'orgue « les massacres et viols » du 28 septembre 2009 au Stade de même nom. 

La principale des Conclusions et Recommandations du dit Rapport Final porte sur la mise en place, par voie législative, d'une Commission Vérité-Justice Réconciliation reposant sur les principes et standards existants en la matière dont les attributions vont être :

  • De rechercher la vérité sur les actes de violences perpétrés entre 1958 et 2015 ;
  • D'établir la justice
  • De réparer les préjudices subis et de proposer l’implication du système judiciaire afin de garantir une justice équitable pour les victimes

Le Système des Nations Unies et d'autres institutions qui avaient soutenu sur les plans techniques et financiers les activités de la CPRN se montraient bien disposer à continuer d'accompagner la Guinée pour la mise en place et l'opérationnalisation de sa Commission Vérité-Justice-Réconciliation ainsi que dans la mise en œuvre, le moment venu, des recommandations de cette Commission. Fort malheureusement, ce précieux Rapport final portant sur une question si cruciale a été classé sans suite depuis son dépôt en Juin 2016 au niveau du Gouvernement.

 

Agriculture

Détails

Le manque de volonté politique et de stratégies appropriées expliquent le faible niveau du développement agro-sylvo-pastorale et halieutique ainsi que la faiblesse des investissements dans ces secteurs. L'agriculture itinérante sur brûlis demeure encore la pratique dominante. La houe, la daba, le coupe-coupe et la faucille demeurent les outils de production les plus usités.

Sur la période allant de janvier 2014 à décembre 2017, l'APIP a enregistré vingt-cinq mille cinq cent cinquante (25550) créations d'entreprises. Sur ce nombre, seulement 710 relèvent du secteur créées sur la même période se trouvent à Conakry et les autres régions agro-sylvo pastoral et halieutique, soit 2,78%. Plus de 83% des entreprises enregistrent chacune moins de 10% du total des créations.

D'où la faiblesse de la production nationale et les importations sans cesse croissantes de denrées alimentaires. Sur un potentiel estimé à plus de 700 000ha de terres irrigables, 9% font l'objet d'aménagement soit environ 30200ha.

Objectifs fondamentaux de l'UFDG
: - La sécurité alimentaire,

 - La création de richesses et d'emplois stables,

 - La gestion intégrée des ressources naturelles,

- L'agro business et une politique agricole, d'élevage et de pêche durable, résiliente face aux changements climatiques.

 -Appuis soutenu à l'Institut de Recherche Agronomique de Guinée (IRAG) pour approfondir la recherche portant sur : les productions végétales, animales, forestières et piscicoles et leur transformation agro-alimentaire et agro industrielle ; la préservation et l'amélioration des ressources naturelles concernées par ces productions ; les exploitations hydro agricoles, d'élevage, de pêche et leur environnement socio-économique

.- La définition d'une politique semencière nationale et l'élaboration d'un catalogue national des espèces et variétés dans les domaines agricole et de l ’élevage ;

-Création d'un Comité semencier national et constitution d'un fonds semencier national ;

-Mise en place et opérationnalisation d'un fonds pour la recherche et le Conseil agricole ;

 -Initiation de travaux de recherche approfondis sur la sélection des meilleurs intrants et aliments pour les secteurs agro-pastoral et halieutique.

e) Mécanisation/ transformation/intrants :

 -L'UFDG entend mettre un accent particulier sur la mécanisation des travaux agricoles, la modernisation progressive de l'élevage et de la pêche et la transformation des produits issus de ces trois secteurs clés de l'économie guinéenne ;

 - Il sera identifié pour chaque produit agricole, d'élevage et de pêche les segments porteurs de croissance et d'emplois afin de créer des interprofessions qui seront dotées d'équipements, d'infrastructures pour servir de pôle de démonstration et de formation sur les techniques améliorées de production, de transformation et de commercialisation ainsi que l'organisation et la gestion des affaires ;

-Création d'importantes unités de transformation de produits agricoles, d'élevage et de pêche par la motivation des investisseurs privés nationaux et étrangers ;

 -Déploiement optimal de la chaîne de valeur par filière dans un cadre intégré et compétitif et mise en place d'interprofessions et la création d'emplois décents ;

-Création d'une chaîne d'approvisionnement en intrants (la Guinée a l'un des plus faibles taux d'utilisation d'intrants en Afrique subsaharienne : engrais, semences améliorées, produits phytosanitaires) et soutien de la production locale d'engrais verts, et de pesticides appropriés.

Organisations professionnelles :

-L'UFDG mettra l'accent sur l'initiation de mécanismes permettant de réglementer la formation et la professionnalisation des sociétés coopératives et des ménages agricoles aux techniques culturales, de fertilité des sols et des techniques post-récoltes ;
 -L'organisation, la structuration et la professionnalisation des acteurs des filières agricoles seront assurées ; g) Agro-business et développement intégré durable :

 -La promotion de l'agro business permettra à l'agriculture familiale résiliente prédominante en Guinée de bénéficier des techniques relativement modernes de production, de commercialisation et de transformation ;

 -L'agro business va concerner tous les segments de la chaîne de valeurs agricoles et non agricoles et regroupera différents types d'exploitations qu'elles soient grandes, moyennes et petites ; allant de la production à la consommation.

Les projets et politiques énoncés plus haut seront facilités à travers la mise en place réussie d'un environnement favorable aux investissements privés, aux nouvelles technologies et à l'adaptation aux changements climatiques.

Pour lever les multiples contraintes liées au secteur agricole, de l'élevage et de la pêche, l'adoption d'une approche multisectorielle et multidimensionnelle sera mise à profit. Celle-ci intègrera l'ensemble des secteurs agricoles et non agricoles qui concourent à la lutte contre l'insécurité alimentaire mais aussi et surtout contre la malnutrition et la sous-alimentation.

;

Civisme et Droit Humain

Détails

Dans sa politique étrangère, l'UFDG réaffirme son attachement aux principes, valeurs et obligations de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuple, et du Pacte Mondial pour l'Environnement et autres textes internationaux signés et ratifiés par la Guinée.

Depuis 2010, la société civile se bat dans des tentatives de réunification difficile surtout depuis son éclatement en 2011. De nouvelles organisations fédératives émergent mais sont encore au stade de développement institutionnel et très peu implantées à travers le pays pour assurer la relève. Ce qui semble ramollir l'élan de coopération avec les principaux partenaires représentés en Guinée en restreignant sérieusement la surface de financement des activités des réseaux
et ONG nationaux spécialisés.

Ainsi la société civile est à la recherche d'une nouvelle résilience. C'est dans ce contexte qu'elle a réussi à organiser ses états généraux en 2013.Malgré les efforts de rassemblement et de relance, la société civile classique reste divisée et affronte la vivacité de nombreuses organisations non gouvernementales et de
multiples groupements informels que la politique de décentralisation a permis de se faire agréer à la base et qui, d'année en année, sont devenus
cahin-caha - des interlocuteurs de seconde zone pour acteurs de développement.

La concurrence est assez rude sur le terrain surtout dans les domaines de l'environnement, de la santé et de la promotion sociale En l'absence d'outils nouveaux et efficients de management, cette société civile balance entre une politisation outrancière et démagogique et la recherche difficile d'une crédibilité nécessaire auprès des bailleurs de fonds extérieurs.

Bien que présentes sur le terrain du développement, les ONG internationales, ne se sentent pas concernées par le mouvement actuel de renaissance de la société civile guinéenne, même si elles suivent avec intérêt l'évolution de la situation.

Dans ce contexte, l'UFDG mettra l'accent sur un appui politique consistant à :

-Encourager la réorganisation de la société civile selon des centres d'intérêts favorables à son implication dans le développement du pays; -Favoriser l'éclosion de groupements coopératifs dans les filières agricoles et artisanales et leur implantation en zone rurale;


Rétrocéder à la société civile des domaines d'intervention dans lesquels les compétences de l'Etat sont limités;

Favoriser la sous-traitance avec les ONG et réseaux des actions décentralisées de développement notamment la communication, la vulgarisation et la dissémination des textes de lois et règlements ainsi que la formation.

 

Commerce et Industrie

Détails

Le projet de société de l'UFDG a pour vocation de contribuer à l'amélioration substantielle des conditions de vie de tous les citoyens grâce à la valorisation du riche potentiel dont le pays est doté avec l'implication d'un secteur privé dynamique.

Mais force est de reconnaître qu'après plus de trois décennies d'économie libérale sur fond de promotion de l'investissement privé, le secteur industriel guinéen reste encore à l'état embryonnaire avec un système économique extraverti favorisant le maintien d'une large fraction de la population dans un état de dénuement et de pauvreté.

  Le secteur commercial est principalement axé sur l'importation et la distribution de produits marchands au détriment des productions locales (agricole et non agricole) qui ne bénéficient pas d'un appui porteur de l'Etat. Consciente que le secteur industriel est indiscutablement une importante source de valeur ajoutée donc de création de richesses, l'UFDG s'engage à :

  •  Créer les conditions d'épanouissement d'un tissu industriel valorisé et diversifié ;
  •  Identifier les différentes filières de production ayant un avantage comparatif ;
  •   Développer et mettre en œuvre de programmes de compétitivité par filière ;
  •  initier un programme national de mise à niveau des entreprises existantes ;
  •  Créer des pôles de croissance industrielle autour desquels des filières peuvent se mettre en place ;
  •  Accompagner le secteur privé dans la matérialisation effective de toutes les opportunités d'investissement dans les différentes filières : céréales et tubercules, fruits et légumes, corps gras, produits halieutiques, produits de l'élevage,le bois,sable-argile-granit-kaolin,industries d'import-substitution, aluminium, PME-PMI de la sous-traitance, micro entreprise de l'artisanat

 La levée d'un certain nombre de contraintes majeures qui freinent le développement industriel et commercial de la Guinée demeure un passage obligé.

Defense et Sécurité

Détails

Les problèmes qui minent les forces de défense et de sécurité sont connus de tous : manque de discipline et non-respect de la hiérarchie dus à la méconnaissance de la mission assignée à celles-ci ; conflit de compétence ; insuffisance des moyens matériels et vétusté des équipements limitant sérieusement ses capacités opérationnelles.

L'UFDG soutient le programme de réforme des forces de défense en cours et entend poursuivre son exécution avec l'appui de la communauté internationale. Elle estime toutefois qu'une véritable réforme des forces de défense et de sécurité doit s'appuyer sur une volonté politique clairement exprimée de faire de celles-ci des garantes du respect des valeurs républicaines, de l'intégrité territoriale, de la quiétude des populations, loin de toute forme de discrimination et d'exclusion.

Il faut en effet rétablir la confiance rompue entre les corps en uniforme et les citoyens qui ont subi des abus, des violences et des souffrances infligées par ceux ci. L'UFDG entend poursuivre la restructuration des forces de défense et de sécurité afin qu'elles deviennent des corps professionnels au service exclusif de la Nation et de la sauvegarde des valeurs républicaines.

 Ainsi, elles participeront dans la lutte pour la sécurité régionale et sous régionale menacée par des bandes armées et des groupes terroristes. Aussi, la nouvelle politique de réforme des forces de défense et de sécurité portera-t-elle sur les axes stratégiques ci-après : Développer une vision et une mission pour les FDS sur la base d'une politique nationale de sécurité fondée sur :

  • Restructurer et rénover le cadre législatif des forces armées, de la police et de la gendarmerie répondant aux standards internationaux ;
  • Mettre en place un mécanisme de contrôle civil et démocratique afin d'assurer le contrôle des FDS par le législatif, le judiciaire, l'exécutif (Ministères : Finances, Budget), la société civile, les institutions nationales de droits de l'homme, et par les services internes des FDS ;
  • Améliorer les relations entre civils et militaires en s'appuyant sur des actions de communication et de relations publiques ;

Formuler et mettre en application un code de conduite intégrant les résolutions 1325, 1820 et 1888 des Nations Unies ainsi que la protection des enfants, sa vulgarisation à grande échelle à travers des émissions radios et autres activités de sensibilisation, et le suivi de leur mise en œuvre dans chacune des forces de défense et de sécurité.

Cette thématique qui favorisera des changements importants et consistera à :

  •  Mettre une stratégie de rationalisation opérationnelle des effectifs
  • Rétablir la pyramide des grades et des fonctions ;
  •  Intégrer la dimension genre dans la gestion des FDS (recrutement,
  •  Formation et responsabilisation des femmes) ;
  • Procéder au recensement biométrique des FDS

Installer un mécanisme de type DDR pour assurer les transferts selon les règles et principes établis, prenant en compte la formation et la sensibilisation des hommes et rendant effective la mise à la retraite des militaires conformément aux règles et principes en vigueur la validation et l'application effective des textes législatifs et réglementaires .

Mettre en place d'infrastructures répondant aux normes et standards requis ;

  • Equiper en moyens logistiques spécifiques et de communication -Créer de laboratoires de langue anglaise.
  • Renforcer les capacités du haut commandement de la gendarmerie
  • Délocaliser certaines unités de Conakry vers les régions de l'intérieur, ce qui nécessite de nouvelles implantations et la mise à disposition de moyens logistiques adaptés ;
  • Réhabiliter les usines militaires.
  • Renforcer des capacités de l'inspection générale des services de sécurité
  • Renouveler toutes les uniformes -Reconstruire/Rénover les cités de police, ainsi que les cantonnements, les commissariats et postes de police.

Des mesures stratégiques d'accompagnement seront appliquées en fonction des corps et se réaliseront dont la délocalisation, la réhabilitation des usines militaires, l'élaboration de politiques sous-sectorielles adaptées aux enjeux et défis sécuritaires en Guinée, en Afrique et dans le monde

 

Eau et Electricité

Détails

En dépit d'un potentiel incomparable, la consommation d'énergie par tête d'habitant estimée à 0,5 tel/an est l'une des plus faible de la sous-région. Le taux d'accès à l'électricité pour l'ensemble du pays atteint à peine 26%.

 La fourniture est nettement insuffisante dans les villes et quasi inexistante dans les zones rurales. Plus de 74% des ménages (ELEP 2012) ont recours au bois de chauffe pour la cuisson et plus d'un ménage sur cinq (23,9%) au charbon de bois avec les nombreux problèmes de santé publique, de sécurité et de dégradation de l'environnement.

Cette contreperformance constitue l'un des freins essentiels pour l'amorce d'un développement viable, équilibré et durable de la Guinée.

Cette situation malheureuse qui demeure une réelle préoccupation pour l'UFDG, s'explique par l'incapacité des gouvernants d'opérer des choix techniques et stratégiques
conséquents et adaptés, aptes à installer des réseaux de transport et de distribution fiables pour bouster la productivité du secteur et à faire face à la fraude commerciale.

Avec un potentiel estimé à 6,1GW de puissance, véritable atout de la Guinée, l'UFDG a l'ambition de porter la production à 2000MW à l'horizon 2025 afin de combler les besoins de consommation interne et exporter l'excédent dans la sous-région.

Pour lever ces contraintes qui pèsent sur le développement de l'économie guinéenne, la stratégie de l'UFDG sera bâtie autour des axes ci-après :

  • Élaboration d'un plan d'action à court, moyen et long termes qui s'attaque simultanément aux différents maillons de la chaîne des valeurs de l'industrie énergétique : production- transport- distribution- paiements-maintenance ;
  • Traitement approprié de la Société Nationale d'Electricité : Diagnostic approfondi/Restructuration, privatisation (s'il le faut), correction de la vétusté des installations de production et de distribution ;
  • Amélioration de la qualité des services, relèvement du standard de l'éclairage public ;
  • Mettre fin aux mauvaises pratiques, introduire et faire respecter les principes de la bonne gouvernance, renforcer la logique de l'efficacité et de l'organisation ;

Atteinte de l'autofinancement à moyen terme du secteur par la correction des distorsions existantes et mise en place d'une politique tarifaire appropriée permettant un recouvrement intégral des coûts et faire face aux besoins d'investissements avec prise en charge du coût social de restructuration ;

Poursuite de la valorisation des potentialités hydro électriques du pays (Souapiti, Amaria, Diaoya, Poudaldé, Koukoutamba, Fomi)

Dans l'objectif de combler le déficit d'électricité au niveau national et lever les contraintes qui pèsent sur le développement de l'économie guinéenne, l'UFDG porte une attention particulière sur la réalisation des interconnexions électriques. Cette composante comprend trois projets d'interconnexion :

  • Le premier prévoit une boucle comprenant 1700km de lignes haute tension pour relier les 4 pays membres de la mise en valeur du Fleuve Gambie (Guinée, Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau) ;
  • Le second procédera à l'interconnexion des 4 pays riverains du fleuve Sénégal (Sénégal, Mauritanie, Mali, Guinée) ;
  • Le troisième projet reliera la Guinée et le Mali avec la réalisation du barrage de Fomi et enfin la Côte d'Ivoire, le Libéria et la Guinée.

Pour l'UFDG il importe d'apporter des solutions originales à l'électrification rurale à travers l'élaboration d'un important programme :

  • Réalisation de micro centrales hydroélectriques au profit des agglomérations rurales ;
  •  Exploitation et vulgarisation des énergies nouvelles et renouvelables comme le solaire et le biogaz...
  • Alimentation de toutes les localités rurales situées entre 15 et 20 km des lignes d'interconnexion dans l'objectif d'insuffler le développement dans les campagnes

 

Economie et Finance

Détails

La mise en œuvre du Programme National de Développement Economique et Social (PNDES 2016-2018) s'est traduite par une mobilisation de ressources à hauteur de 41,5% des prévisions. Le taux d'exécution du programme d'investissement pour l'ensemble des piliers est de 60,1% avec une moyenne de 50% entre 2017-2018.

Notons que les secteurs des mines et de l'énergie enregistrent la part la plus importante de l'exécution, dont les détails par sous-secteur ne sont pas rendus disponible. Toutefois, les infrastructures routières et autres sont à la marge. Ainsi, cette mise en œuvre du PNDES n'a pas en réalité permis de jeter les bases d'une transformation structurelle durable de l'économie.

En effet, malgré les résultats très optimistes déclinés par les autorités dans la mise en œuvre de son programme, notamment le taux de croissance qui est tiré par le secteur minier dont les revenus ne sont pas bien redistribué aux populations, il faut noter :

  • Un faible taux d'exécution des dépenses d'investissement sur la période, imputable à la faible capacité d'absorption des ressources sur FINEX,
  • Une aggravation de la cherté de la vie des ménages et
  • Une augmentation de l'indice de la pauvreté qui se situe aux environs de 57%.

C'est dans ce contexte qu'est intervenue la pandémie du COVID-19, dont l'évaluation a fait ressortir l'impact négatif sur le processus de production et les conditions de vie des ménages dans les domaines alimentaires et les services sociaux de base.

Cette situation a eu pour conséquence la réduction des effectifs au niveau des unités de production et autres entreprises, entrainant une baisse des revenus des employés. Aussi, on a assisté à une baisse des transferts de fonds de l'étranger. Les secteurs de l'hôtellerie, des transports et de la logistique ont été fortement affecté, alors que le secteur minier l'a été dans une moindre mesure.

Il est évident que l'impact de la pandémie sur le cadre macroéconomique et l'environnement des affaires s'est fait sentir,ainsi :

  • La croissance économique a enregistrée une baisse par rapport à la prévision qui est de 5,8%,
  • Une baisse des recettes budgétaires de 3,4% accompagné d'une augmentation des dépenses de 16,9%, entrainant ainsi un déficit budgétaire plus important que prévu,
  • L'inflation s'est accélérée pour dépasser les prévisions initiales,
  • Le solde des transactions courantes sera inférieur à 1% du PIB.

L'impact négatif du COVID-19 sur la production et les conditions de vie des ménages qui étaient déjà affecté par la mal gouvernance du régime depuis 10 ans, avec un résultat mitigé du PNDES constituent des obstacles majeurs pour l'atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD).

En effet, les mesures prises par le gouvernement sont non seulement insuffisantes, mais aussi le manque de coordination et de suivi-évaluation dans la mise en œuvre de celles-ci par les autorités, la corruption généralisée et le manque de transparence dans la gestion des ressources du plan de relance (absence de contrôle indépendant) font que la résilience économique et l'amélioration des conditions de vie des ménages ne sont pas pour demain.

Pour inverser cette tendance, l'UFDG mettra en œuvre de nouvelles mesures de politiques économiques et financières à travers, dans un premier temps un programme d'urgence qui permettra de faire l'état des lieux, en vue de faire face aux contraintes essentielles pour l'amélioration des conditions de vie des populations et jeter les bases d'un plan de relance économique durable du pays.

En somme, il s'agira, outre les mesures de politiques budgétaires et monétaires déclinées plus bas, de :

  • Mettre en œuvre des politiques économiques et de mesures structurelles en faveur des secteurs porteurs de croissance pour lesquels la Guinée a des avantages comparatifs,
  • Soutenir les entreprises pour un secteur privé plus dynamique qui participera dans le cadre du PPP aux financement des infrastructures dans les secteurs de l'électricité, les BTP et les télécommunications et
  • Améliorer le climat des affaires.

La stabilité macroéconomique et les réformes structurelles sont les clés d'une croissance forte et inclusive. La réalisation de cet objectif requiert la maitrise de l'inflation, la limitation du déficit budgétaire et la baisse du déficit courant de la balance des paiements. En dépit de l'introduction d'instruments efficaces pour la stabilisation des prix internes, il faut noter que le taux d'inflation enregistré (avoisinant les 10%) est nettement supérieur à celui des pays de l'espace UEMOA (4%).

Quant au déficit budgétaire de l'Etat, force est de constater que la mauvaise gestion des finances publiques, notamment à travers une allocation des dépenses d'investissements (créatrices de richesse et d'emploi) peu efficiente, dont le mode de financement auprès du système bancaire entraine un effet d'éviction du secteur privé dans le financement de l'économie.

La mobilisation accrue des recettes intérieures et l'amélioration de la qualité de la dépense publique permettront de limiter le déficit budgétaire de l'Etat, favoriser la relance de la croissance et une maîtrise de l'inflation. L'atteinte de ces objectifs sera facilitée par une coordination efficace entre le trésor et la BCRG. Amélioration de la programmation et de la préparation du budget.

Les pratiques actuelles dans le processus de programmation et de préparation du budget de l'Etat, s s'avèrent non ou peu efficientes. Cela s'explique par

  • Le non respect du calendrier de préparation du budget,
  • La faiblesse de l'allocation des ressources en matière d'investissement,
  • La faible implémentation des Cadres de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) sectoriels, et
  • Le faible alignement du budget de l'Etat aux objectifs définis dans le PNDES.

A ce titre l'UFDG compte :

  • Renforcer le cadrage des dépenses,
  • Unifier la procédure de préparation du budget,
  • Améliorer la formulation et le suivi de la stratégie macro-budgétaire,
  • Soutenir la programmation et la budgétisation des investissements et
  • Assurer la transparence dans la gestion budgétaire et des projets d'investissements à travers un meilleur accès des citoyens à l'information.

- Mobilisation des ressources publiques Un diagnostic de l'économie guinéenne fait apparaître un écart important entre le potentiel fiscal et le niveau de recettes effectivement mobilisés et recouvrés. Cela s'illustre à travers le faible niveau de revenu du secteur minier par rapport aux quantités de minerais produites et exportés et les autres recettes fiscales.

Aussi, l'absence de justice fiscale et le non-respect de la déontologie sont source de corruption et de taxation abusive, entrainant des pertes énormes de recettes pour le budget de l'Etat. Il en résulte un faible niveau de pression fiscal variant entre 13 et 15% ; largement en deçà de ceux des pays de la sous-région qui se situent entre 20 et 25%.

Il s'agira dans ces conditions de :

  • Poursuivre les réformes fiscales au niveau des régies financières de l'Etat,
  • Eliminer ou limiter au maximum possible les exonérations, avec une meilleure gestion des dépenses fiscales,
  • Renforcer le contrôle fiscal,
  • Rendre effectif la décentralisation des impôts locaux en faveur des collectivités,
  • Réviser le régime financier et fiscal du gouvernorat de Conakry, et transférer la gestion des recettes des grands marchés aux communes ;
  • Assurer un meilleur suivi des quantités de minerais produites et exportées au niveau de chaque société minière et
  • Améliorer la capacité de mobilisation et d'absorption de l'aide publique au développement.

- Amélioration de la qualité de la dépense publique La non-efficience de l'exécution et le contrôle de l'exécution budgétaire de l'Etat est marquée par:

  • La faiblesse du pilotage de l'exécution des dépenses,
  • La faible utilisation d' outils de régulation budgétaire,
  • L'insuffisance dans la maîtrise de la comptabilité et du reporting et
  • Le recours abusif des marchés de gré à gré.

Pour corriger ces insuffisances, l'UFDG s'engage à :

  • Améliorer l'exécution budgétaire, à travers l'amélioration de la prévisibilité des engagements des dépenses, notamment celles des investissements,
  • Renforcer la déconcentration budgétaire et améliorer les capacités des services déconcentrés,
  • Améliorer la gestion du personnel par l'instauration d'un contrôle pertinents des états de paie,
  • Renforcer le contrôle interne,
  • Renforcer la transparence et l'information sur les marchés publics,
  • Suivre et gérer au mieux les risques budgétaires et financiers liés aux opérations des EPA/EPIC, des PPP, notamment dans le secteur de l'électricité et des entreprises publiques,
  • Améliorer la comptabilité et le réporting et
  • Développer la culture et les outils supports de la mise en œuvre de l'audit interne.

 Gestion de la dette publique La dette publique constitue un maillon important dans la gestion de la dépense publique. La maitrise de sa gestion constitue un défi majeur dans l'amélioration de la gouvernance économique.

La stratégie actuelle de gestion de la dette Guinéenne consiste à lever le maximum de ressources sur le marché financier intérieur, par l'émission de bons du trésor, l'appel public à l'épargne (APE) et les obligations du trésor à moyen terme. Il faut noter que les APE n'ont pas permis de mobiliser des ressources pour le financement du budget ; cela en raison du manque de crédibilité du système auprès du secteur privé, dû entre autres au faible taux de remboursement de la dette intérieure après la validation de son audit (3,7%).

S'agissant de la dette extérieure, elle est passée de 1 822,1 Mds en 2016 à 2 624,6 Mds USD en 2019, soit une augmentation de 44%. Cette augmentation est due en grande partie aux nouveaux accords de financement des projets d'infrastructures routières et énergétiques.

L'UFDG, dans sa nouvelle vision de la gestion de la dette entend mettre en œuvre les mesures suivantes :

  • Améliorer les procédures d'approbation de la dette (de la réalisation des études du choix des créanciers à la négociation et à la signature des conventions d'emprunt),
  • Renforcer le middle office (préparation, publication et mise à jour de la stratégie de gestion de la dette),
  • Renforcer la coordination entre la politique monétaire et la politique d'endettement,
  • Améliorer l'enregistrement et la présentation des données sur la dette et les garanties ;

Gestion du patrimoine de l'Etat: Elle constitue un réel problème pour notre pays, dans la mesure où on note une faible identification et un recensement non exhaustif du patrimoine immobilier de l'Etat et l'absence d'une base de données de gestion et de suivi de ce patrimoine.

  • Pour inverser cette tendance, l'UFDG mettra en œuvre une politique qui consistera à :
  • Réviser le cadre réglementaire,
  • Renforcer la gestion du patrimoine de l'Etat,
  • Renforcer la gestion du portefeuille de l'Etat,
  • Améliorer la qualité de la gestion du portefeuille et
  • Améliorer le système d'information financière sur le portefeuille de l'Etat.

- Renforcement de la gestion des finances locales La politique de décentralisation menée par les autorités est de nos jours très limitatifs par rapport au besoin sans cesse grandissant des collectivités en matière de développement local.

Le renforcement de la gestion des finances locales requiert un transfert de compétences et de ressources financières. Force est de constater que le personnel chargé de la gestion des ressources financières locales est non seulement insuffisant (un receveur communautaire pour 2, 3 voire 4 communes) mais aussi a un besoin réel de renforcement de capacités.Aussi, on assiste à un faible de taux de transfert de ressources du budget général vers ceux des collectivités.

En effet, si la législation fiscale en vigueur définit clairement la part des collectivités au titre des divers impôts et taxes, il faut noter que dans la pratique, on assiste à un accaparement de ces ressources par le budget national, qui limite de facto la capacité de celles-ci à réaliser leur programme de développement local.Dans l'objectif de renforcer la gestion des finances locales, l'UFDG s'attèlera à :

  • Réviser et vulgariser les textes législatifs et réglementaires relatifs aux collectivités locales,
  • Mettre en place un programme de renforcement de capacités des ressources humaines des collectivités locales,
  • Equiper les collectivités de matériels informatiques et de reprographies,
  • Rendre la décentralisation financière effective et efficace,
  • Repenser les systèmes de financement locaux pour les rendre soutenables,
  • Suivre les capacités financières des collectivités locale en vue de l'atteinte des ODD.

 Politique monétaire La politique monétaire est gérée par la Banque Centrale de la République Guinée (BCRG), dont l'objectif principal est d'assurer la stabilité des prix, tout en apportant son soutien à la politique économique générale du Gouvernement, en vue d'une croissance économique durable. Les politiques monétaires et de change devraient être définis à cette fin.

En dépit des réformes financières menées par les autorités actuelles, avec l'appui des institutions de Breton Woods, la politique monétaire actuelle, qui se veut orthodoxe en théorie, est en pratique très accommodante en raison de l'indiscipline budgétaire de l'Etat et du fait que la majorité des banques, en excédant de liquidité, « ne soient pas en banque ». Les indicateurs de la Guinée en matière de bancarisation et de financiarisation sont parmi les plus bas de la sous région, en raison de la faiblesse des politiques publiques, notamment celle liée à la gestion de la monnaie.

La structure du système financier guinéen ne permet pas un financement efficient de l'économie nationale. Les crédits destinés à celle-ci restent insuffisants et faiblement diversifiés et se situent aux alentours de 10%. La plupart des crédits sont à court terme et la majorité de ceux-ci sont destinés au secteur commercial, avec des niveaux de garantie très élevés.

 Ce qui a pour conséquences l'exclusion de nombreux agents économiques des circuits financiers. Aussi, les secteurs porteurs de croissance comme l'Agriculture, l'artisanat ou le tourisme sont peu financés.

Les banques octroient essentiellement des crédits transférables (court et moyen terme), tandis que les crédits à long terme représentent moins de 3% des concours à l'économie, dû entre-autres aux insuffisances notoires du système judiciaire ; ce qui traduit une insuffisance notoire des crédits destinés à l'investissement et, par conséquent au développement.

Mieux, l'endettement de l'Etat auprès du système bancaire dépasse les prévisions, avec un niveau plus élevé que prévu à la BCRG, entrainant ainsi une création monétaire qui, de facto est source d'inflation. Les réserves de change des banques primaires ont fondu de 80% en moyenne depuis 2014. Le total actif du système bancaire ne représente que 26% du PIB à fin mars 2020.

L'UFDG entend poursuivre efficacement et même approfondir ces missions traditionnelles de la BCRG, en lui enjoignant l'objectif de stabilité financière, dont le but ultime est la contribution durable du secteur financier à la croissance économique.

Par conséquent, la réforme structurelle phare de la BCRG consistera à mettre en place une politique macro-prudentielle efficace permettant de :

  • Prévenir l'apparition des déséquilibres financiers susceptibles d'avoir de graves répercussions sur l'économie réelle ;
  • Réduire les risques de contagion et atténuer les effets des perturbations par des mécanismes de gestion de crises et
  • Augmenter la capacité d'absorption des chocs des institutions financières. En outre, pour pallier aux insuffisances liées à la politique monétaire citées plus haut , il faudra :
  • Mettre en œuvre une politique monétaire prudente ;
  • Améliorer les techniques de prévision et de gestion active de la liquidité bancaire dans le cadre d'un ciblage de base monétaire ;
  • Accroitre la sensibilité des agrégats macroéconomiques aux variations des taux de politique monétaire ;
  •  Instaurer une rigueur et une discipline budgétaire et
  •  Normaliser la politique monétaire.

En ce qui concerne l'intégration monétaire, l'année 2020 offre une opportunité à saisir en raison des reformes d'ordre institutionnel et règlementaire en cours dans la zone UEMOA en particulier et la CEDEAO en général. Ces réformes préfigurent l'évolution économique de la sous-région dans les années à venir.

 A cet effet, la Guinée œuvrera pour la convergence des deux zones monétaires (UEMOA et ZMAO) en vue de la création d'une monnaie unique pour toute la sous- région.

Développement du secteur financier

Le secteur financier de la Guinée est faiblement développé, peu diversifié et ne contribue presque pas au financement de l'économie nationale. L'absence d'institutions et de politiques solides qui inspirent la confiance explique l'inexistence de marchés financiers et monétaires.

 En effet, huit pourcent (8%) de la population ont accès à un compte bancaire et le taux de pénétration des services financiers dans le pays reste très faible avec moins de 200 agences bancaires pour plus de 12 millions d'habitants, soit environ une agence pour 60 000 habitants contre une norme internationale d'une agence pour 5 000 habitants.

L'UFDG s'engage à remédier à cette situation en stimulant le développement d'un secteur financier solide, moderne, inclusif et concurrentiel pour approfondir l'intermédiation financière et favoriser le financement des activités économiques et des entreprises créatrices d'emplois et de richesses.

Dans cette perspective, le gouvernement mettra en œuvre une stratégie de développement soutenue du secteur financer visant : La couverture complète du pays par le système bancaire, afin d'élever fortement le taux de bancarisation des activités économiques ; Le développement d'un système de paiement moderne et efficace. A cet égard, la réglementation sera revue et modernisée ;

L'ouverture d'institutions financières à capitaux publics et privés pour le financement des petites et moyennes entreprises (PME) évoluant dans l'Agriculture et l'habitat ; La promotion de l'inclusion financière qui s'appuiera sur des actions développant la microfinance, la finance numérique avec le Mobile Banking, ainsi que la finance alternative et solidaire.

Ces actions viseront notamment les ménages à faible revenu, les femmes et les jeunes des zones rurales ; Le développement de l'industrie de l'assurance en proposant une gamme élargie de produits aptes à répondre aux besoins variés des citoyens et participer à la forte mobilisation de l'épargne des ménages et des entreprises ;

L'ouverture de Bureaux d'informations sur le crédit bancaire pour collecter et disséminer les informations dont les emprunteurs et prêteurs potentiels ont besoin pour prendre leurs décisions ; Le développement d'un marché financier dynamique et moderne pour donner aux entreprises évoluant en Guinée d'autres alternatives de financement de leurs activités.

 

Education Nationale

Détails

Dans un monde de plus en plus tourné vers la construction d'une société du savoir, l'acquisition de connaissances et la formation de compétences chez les jeunes et les adultes deviennent des enjeux déterminants de tout progrès économique et social.

 ''Après le pain, l'éducation est le premier besoin d'un peuple'' (Danton, 1793). L'éducation est en effet à la base du développement et il n'y a pas de prospérité sans accès de tous à une éducation de qualité.

Après dix ans d'une gestion erratique de M. Alpha Condé et de ses gouvernements incompétents et corrompus, le système éducatif guinéen est dans un piteux état et ce, du primaire au supérieur en passant par le secondaire et la formation technique et professionnelle. Les résultats des élèves à l'examen du baccalauréat 2019 (24,35%), inférieurs à ceux de 2018 (26,04%) illustrent à eux seuls la dégradation de l'enseignement en Guinée.

Une situation confirmée par le classement peu reluisant du pays sur l'Indice de compétitivité globale 2018, respectivement 133 et 122 sur 137 pour l'enseignement primaire et l'enseignement supérieur.

Aujourd'hui, les effets combinés du niveau relativement faible des investissements publics et privés dans le secteur, de la précarité des infrastructures scolaires et des équipements pédagogiques et scientifiques, de l'inadéquation des politiques et des programmes d'enseignement, du bas niveau académique et pédagogique de la majorité des enseignants, de la politisation de l'administration scolaire et des nominations partisanes ont pour conséquence néfaste la dégradation de la qualité des enseignements et des apprentissages dans tous les ordres du système éducatif, remettant ainsi la pertinence et l'utilité de l'école pour les populations.

Dans son combat politique pour la construction d'un État de droit et l'avènement d'une Guinée unie et prospère, l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) entend faire de la Guinée, un pool d'intelligence et de savoir-faire en Afrique. Aussi, le Parti a placé l'éducation, la formation et la recherche scientifique au rang de priorité absolue de son projet de société. Pour redresser le système éducatif guinéen, il faut un programme concerté de grande envergure. C'est pourquoi l'UFDG propose au peuple de Guinée un Pacte éducatif national en vue de construire un système éducatif inclusif de qualité et tourné vers l'avenir.

Les actions et réformes à développer dans le cadre de ce Pacte tiennent compte des besoins prioritaires de tous les secteurs d'activités de la nation. Ce faisant, le Pacte éducatif est pour l'UFDG le socle fondamental pour relancer la croissance économique, éradiquer la pauvreté, promouvoir une citoyenneté démocratique active, restaurer la cohésion sociale et garantir la paix. Ce chapitre du Projet de société présente les contours de ce Pacte éducatif qui sera mis en œuvre selon une approche systémique allant de l'éducation préscolaire à l'enseignement supérieur tout en faisant progresser l'enseignement scolaire avec sa contrepartie extrascolaire.

 À tous les paliers du système éducatif, les actions à mener viseront trois objectifs majeurs : Accroître l'accès, l'équité et la rétention ; Garantir la qualité et la pertinence des enseignements et des ?apprentissages ; Améliorer la gouvernance. Les propositions formulées dans le Pacte éducatif national se regroupent autour de huit actions principales :

A.     Développement de l'éducation préscolaire avec les communautés locales

 Malgré le constat qu'une scolarisation précoce serait bénéfique pour le développement de l'enfant et son futur parcours scolaire, l'éducation préscolaire n'est toujours pas obligatoire en Guinée.

 Le taux brut de scolarisation pré primaire est l'un des plus faibles de la sous-région (8%). La grande majorité des écoles maternelles sont privées et sont concentrées essentiellement dans les grands centres urbains (Conakry, Kindia, Nzérékoré).

L'encadrement de ces écoles est assuré par un personnel insuffisant, peu qualifié et non motivé. Le matériel ludique et didactique est nettement insuffisant et le plus souvent inadapté.

Pour combler le retard dans le domaine, il est urgent d'explorer de nouvelles pistes de développement de l'éducation préscolaire, notamment à travers des modèles basés sur une approche holistique du développement de l'enfant (éducation, santé, nutrition) et se fondant sur un engagement soutenu des communautés locales.

Les initiatives visant le développement de l'éducation préscolaire devront s'adosser sur une politique nationale de la petite enfance plus cohérente et s'ancrer dans les pratiques de vie des communautés locales.

 Les efforts seront concentrés à: Élaborer un document de politique nationale de la petite enfance Développer la préscolarisation pour la tranche d'âge 3 à 5 ans, notamment en créant dans chaque collectivité de base (district rural/quartier) un espace communautaire d'éveil (ECE) pris en charge par l'État et les parents.

Ce programme devra démarrer le plus tôt possible. Intégrer la formation initiale des éducateurs préscolaires dans les programmes de formation des enseignants du primaire et renforcer leur formation continue. D'ici la mise en œuvre effective de cette action, identifier et préparer les éducateurs à la conception des activités ludiques en s'appuyant sur les langues nationales.

Mettre en place et appliquer progressivement un mécanisme d'évaluation des compétences de pré lecture, de pré-écriture et de pré calcul.

Diffuser les normes et les structures retenues pour l'éducation préscolaire auprès des collectivités et sensibiliser les populations à s'impliquer activement dans leur gestion.

B.     Universalisation et qualification de l'enseignement primaire

Alors que l'on s'attendait à atteindre 100% de taux de scolarisation en 2015 conformément aux Objectifs du Millénaire pour le Développement, la Guinée est le seul pays de la sous-région ouest-africaine où les indicateurs de l'éducation se sont dégradés dans la dernière décennie. Pis, le système éducatif ne bénéficie guère du financement qu'il mérite.

Alors que l'UNESCO recommande aux États de consacrer un tiers du budget national au secteur de l'éducation pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en 2025, en Guinée la part du budget alloué au Ministère de l'Éducation Nationale et de l'Alphabétisation atteint à peine 10%. L'éducation primaire est caractérisée par de fortes disparités qui existent selon le sexe et entre les différentes zones (urbaines ou rurales) et régions du pays. Les filles restent toujours minoritaires avec moins de 60% de scolarisés.

Les disparités existantes sont également géographiques : les centres urbains ont un TBS de 81% contre 51% pour les zones rurales. De nouvelles disparités sont aussi apparues au cours des quinze dernières années notamment entre le secteur privé de l'enseignement vers lequel se tournent de plus en plus les familles plus nanties et le secteur public qui subit les effets des difficultés économiques.

Le caractère public ou privé de l'école détermine en grande partie les conditions de travail des enseignants et la réussite des élèves. En ce qui concerne la qualité, force est de reconnaître que les apprentissages effectués par les élèves et les résultats obtenus à la fin du cycle d'études primaires traduisent à bien des égards les difficiles conditions de travail dans les écoles et les faiblesses de l'enseignement dispensé.

Depuis 2010, les résultats à l'examen du Certificat d'Études Primaires (CEP) sont gonflés et ne traduisent pas du tout le niveau réel des élèves. À la fin de la 6 année de l'école primaire, la très grande majorité des élèves n'arrive pas à lire couramment et comprennent rarement ce qu'ils lisent.

 Les difficultés qu'ils éprouvent dans ce domaine compromettent sérieusement les apprentissages qu'ils font dans les autres matières. En conséquence, 60 à 70% des élèves quittent l'école primaire en situation d'échec puisqu'ils n'ont pas pu entrer dans le secondaire et n'ont, en fin de scolarité, ni acquis de connaissances signifiantes ni développé de savoir-faire utiles.

Aujourd'hui, la compétence du corps enseignant est de plus en plus mise en cause par les parents d'élèves, les communautés et les élèves eux-mêmes. Pour être rentable, tout système éducatif a besoin de trois éléments indispensables et interdépendants : des salles de classe, des enseignants bien formés et des outils pédagogiques.

 Les efforts seront mis dans des activités permettant de renforcer et étendre les capacités d'accueil entre 2022 et 2023 : Construire et équiper dans chaque quartier urbain une école primaire comprenant six classes, une direction, une bibliothèque, deux blocs de latrines et une aire aménagée d'éducation physique et sportive. Chaque école doit être alimentée en eau courante et en électricité. Ces écoles doivent être construites avec l'appui des populations.

Construire et équiper dans chaque district rural une école primaire d'au moins trois classes et comprenant, une direction, une bibliothèque, deux blocs de latrines, une aire aménagée d'éducation physique et sportive et un logement pour le directeur d'école. Ces écoles doivent être construites avec l'appui des communautés et des ONG locales.

Réhabiliter progressivement les écoles existantes et remplacer les mobiliers et équipements vétustes.

Mettre en place au niveau national et dans chaque région un plan de contingence pour répondre efficacement aux effets des intempéries et autres catastrophes naturelles et/ou humaines sur les établissements scolaires.

Mettre à jour la carte scolaire et élaborer une nouvelle politique de constructions scolaires qui orientera les actions vers davantage d'économies de ressources et d'appropriation des ouvrages par les communautés à travers leur implication dans la mise en œuvre et le suivi des chantiers.

Cette nouvelle politique lèvera des options de constructions adaptées aux différents milieux géographiques et répondant aux normes de développement durable.

D'ici à la rentrée scolaire 2023/2024, porter le taux brut de scolarisation à 100% et le taux de parité genre à 1. Assurer aux filles et aux garçons une participation équitable et complète à l'éducation primaire.

Doter annuellement chaque élève d'un kit de manuels scolaires et chaque enseignant(e) des livres et guides pédagogiques nécessaires à sa pratique de classe.

Ramener le ratio maître-élèves à 1/50 dans les centres urbains et à 1/40 en zone rurale afin de répondre aux Niveaux Fondamentaux de Qualité et d'Équité définis depuis 1999. L'objectif idéal à terme est d'atteindre un ratio maître-élève de 1/30.

Développer des stratégies appropriées et pérennes d'intégration et de soutien à la scolarisation des enfants vulnérables et/ou vivant avec un handicap.

Créer et multiplier les écoles spécialisées pour accueillir tous les enfants victimes de surdité ou de malvoyance.

L'UFDG accordera une priorité de premier ordre aux rendements de l'école surtout dans les premières années d'apprentissage: Réaménager le régime pédagogique de façon à assurer 1080 heures de formation à l'école primaire (soit 30 heures de cours par semaine pour une année scolaire de 36 semaines).

Ce temps d'étude doit réserver une part importante aux activités para et périscolaires. Réduire le taux de redoublement jusqu'à 10% en moyenne sur le tout le cycle et porter le taux de promotion à 85% en 2023. Ramener le taux d'abandon à moins de 5% en cours de cycle et atteindre un taux d'achèvement de 80% en fin d'études primaires à l'horizon 2024/2025.

 Moderniser les programmes d'étude selon une approche d'acquisition de compétences et dans une perspective d'intégration des apprentissages. Adapter les emplois de temps des élèves pour donner priorité aux apprentissages fondamentaux (français, mathématiques, sciences).

Introduire l'enseignement de l'anglais dès la 4 année de l'école primaire et l'enseignement de l'informatique en 5 année.

Rendre obligatoire très tôt l'apprentissage de l'anglais et de l'informatique aiderait la Guinée à qualifier ses ressources humaines et à conforter sa place sur la scène mondiale. Introduire progressivement les langues nationales dans l'enseignement sur la base des résultats des expérimentations jugées positives et concluantes. Constituer et mettre à jour régulièrement une base de données sur les acquis des apprentissages.

Conduire régulièrement des études évaluatives sur les apprentissages scolaires et en exploiter les résultats pour améliorer la gestion de classe et les pratiques pédagogiques des enseignants.

Tout comme l'école primaire, le sous-système de l'enseignement secondaire n'a pas connu d'amélioration au cours des 10 dernières années. Le déficit en infrastructures se fait ressentir avec beaucoup d'acuité dans les centres urbains où les salles de classe peuvent compter jusqu'à 120 élèves.

La disponibilité de manuels scolaires et d'autres matériels pédagogiques est très limitée. À cela, il faut ajouter le manque de professeurs qualifiés dans les disciplines fondamentales (mathématiques, sciences physiques, français, anglais) dans la majorité des établissements de l'intérieur du pays.

Dans ces conditions, il est bien difficile pour les professeurs d'enseigner correctement et pour les élèves d'apprendre sereinement. Quoique les gouvernements successifs aient toujours essayé de masquer la réalité, les résultats des examens du BEPC et du baccalauréat ont montré de façon on ne peut plus claire la médiocrité des apprentissages des élèves dans nos collèges et lycées.

Les taux de redoublement sont partout à la hausse et les abandons scolaires se multiplient. Ces échecs alimentent la violence scolaire dans le secondaire et plusieurs établissements sont aujourd'hui confrontés au phénomène des gangs scolaires. Face à cette situation, parents d'élèves, enseignants et autorités scolaires semblent se résigner. Les programmes d'études enseignés au secondaire n'ont pas connu d'amélioration significative depuis 1990.

Si les programmes du collège constituent un tronc commun pour l'ensemble des élèves qui veulent poursuivre leurs études au lycée, ils n'offrent aucune passerelle vers la formation professionnelle et technique. Au lycée, le curriculum est resté le même depuis 1984 : avec seulement trois profils de reste très classiques, il ne permet pas de répondre à la diversité des champs d'intérêt des élèves et ne leur offre pas d'occasions suffisantes de s'exercer à faire des choix.

 L'équipement des lycées en laboratoires et en ordinateurs a toujours été passé sous silence, alors qu'on s'évertue à parler de l'importance de la formation scientifique et technologique pour nos jeunes. Les examens nationaux sont une véritable hécatombe financière !

L'objectif visé par l'UFDG est d'avoir des collèges normaux où le nombre d'élèves ne dépasse pas 60 élèves par salle de classe. Chaque collège doit disposer couramment d'eau et d'électricité. Cet effort de construction sera accompagné par une réhabilitation systématique de tous les établissements existants. D'ores et déjà, l'UFDG envisage les mesures suivantes :

Construire et équiper dans chaque commune rurale un collège de proximité comprenant au moins huit salles de classe, une direction, un centre de documentation, une salle d'informatique, une aire d'éducation physique aménagée, deux blocs de latrines et un logement pour le principal. Construire de 50 lycées modernes (dont 10 à Conakry) pour rompre avec la double vacation et ramener la taille du groupe-classe à 50 élèves.

Assurer l'équipement de tous les lycées en bibliothèques, laboratoires scientifiques et salles d'informatique. Procéder à la révision des curricula et programmes d'études du secondaire pour introduire des méthodes et techniques d'enseignement innovantes qui favorisent chez les élèves la créativité et l'imagination, développent leur autonomie.

Recruter un nombre suffisant de professeurs parmi les sortants des facultés de Lettres Sciences Humaines et des facultés de Sciences. En plus du diplôme de Licence, les professeurs du secondaire avoir de formation pédagogique et didactique certifiée par l'Institut Supérieur des Sciences de l'Éducation de Guinée (ISSEG).

Procéder à une répartition rationnelle des enseignants recrutés à travers le pays. Avec l'État de droit et la nouvelle gouvernance que l'UFDG se propose d'instaurer en Guinée, tous les citoyens espèrent un avenir meilleur.

Cet avenir interpelle fortement le sous-système de l'enseignement technique et de la formation professionnelle. Il s'agit dès maintenant et dans les prochaines années de mettre sur le marché du travail une main d'œuvre de qualité telle que requise par les normes internationales et constituée de spécialistes polyvalents capables de travailler dans divers secteurs d'activités.

 En 2003, il avait été défini un Plan de Développement Stratégique de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle qui devrait mis en œuvre sur une période de 10 ans. Toutefois, l'élaboration de ce plan avait occulté une dimension fondamentale de la réalité guinéenne : les représentations que les jeunes et leurs parents ont de la formation professionnelle et technique dans notre pays. Il existe aujourd'hui quelque 160 écoles de formation technique et professionnelle, dont une soixantaine relève du système public.

Ces établissements offrent 70 filières de formation dans 46 corps de métiers dans les secteurs primaires, secondaires et tertiaires pour un effectif global d'environ 50.000 apprenants. À l'examen du fonctionnement de la vingtaine de Centres de Formation Professionnelle (CFP) que compte la Guinée et des effectifs faibles d'élèves qui les fréquentent (moins de 15 000 élèves pour tout le secteur), l'on peut dire que les jeunes n'embrassent la formation professionnelle et technique que par défaut, parce que n'ayant pas réussi dans l'enseignement secondaire général.

 Les programmes de formation technique et professionnelle manquent totalement de pertinence parce que, non seulement les contenus sont éloignés des réalités socioéconomiques nationales, mais aussi n'ont pas intégré les notions d'entreprenariat et encore moins les technologies modernes de conception, d'outillage et de fabrication. Dans la plupart des centres de formation, la matière d'œuvre n'existe pas ; l'enseignement est plus livresque que pratique.

De plus, il y a une insuffisance d'enseignants. La plupart d'enseignants compétents sont vieillissants tandis que des jeunes enseignants peinent à prendre la relève. À toutes ces insuffisances, s'ajoute aujourd'hui un manque criard de financement : moins de 8% du budget de l'État sont alloués au secteur.

 Et pourtant, depuis 2010 le département englobe en plus de l'enseignement technique et de la formation professionnelle, l'emploi et le travail. Tout un changement, mais c'est le prix à payer pour éviter que nos jeunes soient réduits demain à n'être que de simples manœuvres dans leur propre pays. Dans cette entreprise, plusieurs actions sont à poser, notamment celles-ci.

Ramener les secteurs de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle au sein du Ministère de l'Éducation Nationale et de l'Alphabétisation qui deviendra désormais ''Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle''.

Créer au sein du département intégré deux nouvelles structures, soit une Direction Nationale de l'Enseignement Secondaire Technique et une Direction Nationale de la Formation Professionnelle.

 Ériger les Centres de Formation Professionnels (CFP)existant à Conakry et dans les capitales régionales et les Écoles Régionales d'Arts et des Métiers (ERAM) en cours de construction en lycées techniques. Ces lycées techniques devront, de la 7ème à la terminale, offrir aux jeunes différentes filières de formation leurs ouvrant à court et moyen terme les portes du marché de travail et leur permettant aussi à terme d'obtenir un baccalauréat technique, diplôme nécessaire pour accéder aux facultés universitaires de sciences techniques et de génie. Ces lycées pourront aussi offrir des formations continues sur mesure à l'intention des ouvriers et agents techniques des secteurs formel et informel de l'économie.

Revoir la carte scolaire des établissements de formation technique et professionnelle et tenir compte des besoins spécifiques des régions naturelles pour leur implantation et leur spécialisation. En collaboration avec les départements sectoriels employeurs et le monde de travail (secteur privé), procéder à une analyse systématique des besoins en main-d'œuvre qualifiée et conséquemment définir les différentes filières de formation.

 Élaborer et implanter l'ensemble des programmes d'études pour toutes les filières identifiées. Élaborer et diffuser les guides pédagogiques y afférents.

 Réhabiliter les infrastructures vétustes et renouveler les équipements techniques et scientifiques. Mettre en place dans chaque établissement des pratiques adéquates pour l'entretien, la maintenance et la sécurité du travail.

Doter les établissements techniques la matière d'œuvre nécessaire à l'enseignement-apprentissage de manière soutenue et régulière.

Associer les départements sectoriels dans la gestion des écoles de leur ressort et impliquer le monde du travail. Signer un contrat de gestion avec les établissements. Renforcer et élargir les capacités de l'ENSET de Matoto pour permette à cet établissement d'assumer efficacement sa mission de formation des formateurs.

Solliciter à cet effet une assistance technique internationale confirmée. Recruter suffisamment de formateurs pour les différentes filières et créer les conditions idoines pour les maintenir (plans de carrière, avantages sociaux, etc.). La construction d'une éducation de qualité tournée vers l'avenir repose en bonne partie sur les épaules d'un personnel enseignant bien formé et bien géré.

En Guinée, si les enseignants du primaire sont gérés au niveau de la Direction Nationale de l'Enseignement Élémentaire (DNEE) qui relève du MENA, la formation initiale des maîtres assurée dans les Écoles Normales d'Instituteurs (ENI) est gérée par la Direction Nationale de la Formation Initiale qui relève du Ministère de l'Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l'Emploi et du Travail.

Ce découplage de la formation et de la gestion des enseignants constitue un gros handicap pour le système éducatif. Par ailleurs, les perspectives limitées de carrière et le bas niveau des salaires constituent l'un des points noirs de la condition enseignante.

 La démotivation du personnel enseignant tient essentiellement à sa faible rémunération (en 2019, un enseignant du primaire touche en moyenne l'équivalent de 160 USD par mois et un professeur du secondaire entre 180 et 250 USD) ; celle-ci constitue l'un des principaux facteurs affectant négativement son rendement. Une des conséquences de cette situation est le recours systématique à la contribution des parents pour suppléer au manque de salaire et/ou pour compléter le salaire versé par l'État.

 De plus, le retard de paiement et d'acheminement des salaires contribue à accentuer cette démotivation. Un facteur aggravant est le retard de la prise en charge par l'État des salaires des enseignants contractuels. Les enseignants communautaires sont eux entièrement à la charge des parents.

Tout cela se traduit par un manque d'attractivité de la profession et constitue un obstacle majeur au renouvellement du personnel enseignant et à son maintien dans le système.

 La formation initiale des enseignants du secondaire se déroule, quant à elle, dans les universités et à l'ISSEG. Ces formations initiales restent cependant inadéquates à bien des égards : programmes désuets, apprentissages essentiellement théoriques, certification discutable, effectifs pléthoriques dans les universités et à l'ISSEG, formateurs non motivés. In fine, malgré les moyens consentis par les partenaires techniques et financiers (PTF), le système de formation initiale produit des enseignants peu qualifiés, inaptes d'assurer efficacement leurs tâches auprès des élèves.

 La formation continue des enseignants est, quant à elle, le fait de diverses structures relevant des deux départements ministériels, sans aucune coordination.

Le suivi pédagogique des enseignants est épisodique et n'est pas intégré au processus de formation. Il faudra d'urgence entreprendre la définition et la mise en place d'une politique cohérente, concertée et systémique de gestion du personnel enseignant et d'encadrement, à travers la définition d'un plan de carrière, l'amélioration nette du niveau de la rémunération, l'octroi de primes substantielles pour les enseignants des zones rurales, la création d'un environnement de travail plus motivant.

Comme on le voit, le défi de la fonction enseignante en Guinée est à la fois social, professionnel et matériel. Ce défi, l'UFDG entend le relever avec vigueur à travers des actions idoines qui favorisent la réforme en profondeur la formation initiale des futurs enseignants du primaire.

 Entre autres: Ériger les Écoles Normales d'Instituteurs (IFM) en Instituts de Formation de Maîtres (IFM) Intégrer l'anglais et l'informatique dans la formation des Enseignants Recruter dans les IFM que des élèves titulaires du baccalauréat complet de l'enseignement secondaire général.

 En plus de la bourse d'entretien allouée à tous les étudiants des Institutions d'Enseignement Supérieur (IES), accorder aux futurs étudiants-maîtres une prime spéciale de motivation à la profession enseignante.

 Élaborer un nouveau curriculum d'études pour la formation des futurs enseignants comportant une formation académique et pédagogique en institution de trois ans et une formation pratique dans le milieu scolaire d'un an.

Délivrer aux étudiants-maitres un diplôme de Licence professionnelle en éducation préscolaire et enseignement primaire lui permettant d'accéder à la hiérarchie A de la fonction publique et d'être titularisé. Réorienter la mission de l'ISSEG pour en faire un centre d'excellence pour la formation des enseignants du secondaire, des formateurs des IFM et des autres intervenants en éducation (Conseillers pédagogiques, Inspecteurs de l'enseignement secondaire, planificateurs de l'éducation, etc.).

 Réformer la formation continue des enseignants des directeurs d'établissements primaires et secondaires à travers la mise en place et l'opérationnalisation d'un dispositif qui s'implante dans chaque école, la création et le fonctionnement de cellules pédagogiques ainsi que le renforcement de l'encadrement pédagogique de proximité.

Concevoir et mettre en œuvre des actions de formation continue doit reposer sur un corps de conseillers pédagogiques maîtres formateurs (CPMF) et d'animateurs pédagogiques secondaires (APS) renouvelé et suffisamment préparé.

Élaborer une nouvelle politique du livre scolaire qui définira les conditions et modalités de rédaction, de production et de distribution des manuels scolaires au primaire et au secondaire sous la responsabilité de l'État qui se chargera d'encadrer le secteur du livre scolaire, d'agréer les manuels scolaires, d'en réguler la production par le secteur privé et de faciliter les conditions de leur acquisition. Durant les dix dernières années, on a assisté à un retour de l'analphabétisme en Guinée.

L'illettrisme frappe des pans entiers de la population guinéenne. Le taux d'analphabétisme dépasse en termes réels 65% de la population dont près de 80% sont des femmes et des jeunes habitant les zones rurales.

Les centres d'alphabétisation des adultes et les centres NAFA créés dans les années 1990 en faveur des jeunes non scolarisés ou déscolarisés de 14 à 17 ans sont quasiment à l'abandon sur l'ensemble du territoire national.

Le sous-financement de l'alphabétisation et à l'éducation non formelle par l'État un handicap majeur pour son développement. Il faut noter que la part de l'alphabétisation dans le budget alloué au secteur de l'Éducation ne dépasse guère 0,50%, alors que la moyenne régionale s'établit à 3%.

À ce manque s'ajoute d'autres faiblesses de nature à la fois institutionnelle et structurelle, notamment : - l'absence d'une politique nationale cohérente d'alphabétisation et d'éducation non formelle;

Le manque d'engagement réel des autorités guinéennes des programmes régionaux de promotion des langues nationales de l'éducation bilingue, comme le programme ELAN (École et langues nationales en Afrique);

La faiblesse des structures en charge de l'alphabétisation et d'éducation non formelle au niveau régional, préfectoral et communal (dans les structures déconcentrées – IRE, DPE – l'alpha se résume à une seule personne);

L'insuffisance et le manque de qualification des personnels en charge de l'animation des activités d'alphabétisation;

L'insuffisance et l'inadaptation du matériel didactique et des supports pédagogiques.

Il est donc urgent de réhabiliter et dynamiser le sous-secteur de l'alphabétisation et de l'éducation non formelle afin d'offrir à toutes les personnes souffrant d'illettrisme plus d'opportunités de formation et d'insertion professionnelle. Pour l'UFDG, les mesures suivantes seront entreprises de façon prioritaire :

Élaborer un Document de référence tenant lieu de Politique nationale pour le sous-secteur de l'alphabétisation et à l'éducation non formelle.

Mettre en place un Fonds de Soutien à l'alphabétisation et à l'éducation non formelle qui sera alimenté par une subvention de l'État; En Guinée, l'enseignement supérieur et la recherche sont dispensés dans les universités, grandes écoles et instituts de formation et de recherche couvrant des domaines de savoirs très variés.

En plus de la quinzaine d'institutions d'enseignement supérieur et de recherche (IESR) publiques, il existe à travers le pays une trentaine d'universités et d'établissements supérieurs privés. Ces institutions, agréées par le Ministère en charge de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (MESRS), accueillent un nombre considérable d'étudiants dans diverses filières de formation. De 2011 à 2019, le gouvernement guinéen dit avoir doublé le budget alloué à l'enseignement supérieur et à la recherche avec un investissement passant de 400 milliards de francs guinéens (soit 43,4 millions USD) à près de 900 milliards de francs guinéens (soit 97,8 millions de dollars).

 Malheureusement, les 2/3 de cette enveloppe budgétaire servent uniquement à payer les salaires des personnels et les allocations aux étudiants.

 La part accordée au développement des infrastructures et à l'acquisition des équipements scientifiques et pédagogiques est très faible pour assurer un enseignement de qualité à une clientèle étudiante en forte croissance depuis les années 1990.

L'état des laboratoires et ateliers de travaux pratiques dans les IES traduit éloquemment ce sous-équipement. En plus de la pression démographique, d'autres facteurs non moins importants expliquent l'inefficacité du sous-système de l'enseignement supérieur et de la recherche en Guinée :

Insuffisance d'enseignants-chercheurs qualifiés et vieillissement du personnel existant Manque de pertinence des filières et contenus de formation dans l'enseignement supérieur : l'on assiste ainsi à une production élevée de diplômés dont le profil, le niveau et le nombre est sans rapport avec les besoins du marché de l'emploi (les diplômés des IESR guinéennes mettent environ deux ans pour trouver un emploi ou exercent un emploi qui n'a rien à voir avec leur formation ou encore cherchent un emploi dans le secteur informel de l'économie).

Difficulté de mise en place systématique du système LMD (Licence-Maîtrise-Doctorat) Faiblesse et fragilité des financements alloués aux programmes de recherche scientifique et non valorisation des résultats de recherche Absence d'un plan numérique structurant et d'un système d'information et de gestion (SIG) efficace pour l'enseignement supérieur et la recherche Manque de transparence et difficultés de gouvernance et de management des IESR Au regard de cette situation et des divers problèmes induits, il est impératif de reprendre en main cette composante majeure de notre système éducatif pour en faire un secteur porteur de croissance et de réduction de la pauvreté.

L'UFDG se propose de mener une réforme globale du secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche focalisant sur les questions de pertinence et de qualité des formations dispensées. Au nombre des actions prioritaires à mener, il faut souligner les suivantes :

 Créer un cadre permanent de concertation et de partenariat durable entre les IESR, l'État, les Collectivités territoriales et les milieux socioprofessionnels pour une meilleure adéquation entre la formation universitaire et l'emploi.

Accroitre et diversifier l'offre de formation supérieure en identifiant des filières porteuses d'emploi et conséquemment en rénovant les curricula d'études selon une méthodologie qui prend en compte à la fois les pratiques scientifiques et pédagogiques les plus actuelles et les exigences des milieux socioprofessionnels.

Ce virage à opérer doit s'intégrer dans le processus d'implantation du système LMD déjà en cours et le renforcer. Procéder au réseautage des IESR existantes et mutualisation des ressources professorales.

Établissement de partenariats et de mécanismes de collaboration avec les universités étrangères.

Refonder l'enseignement supérieur privé pour une meilleure synergie avec l'enseignement supérieur public.

 Systématiser la recherche scientifique dans toutes les institutions universitaires par la création d'une unité de recherche à l'intérieur de chaque département.

Créer des chaires de recherche/développement orientées vers des problématiques particulières. Renforcer le potentiel et les moyens des centres de recherche existant par la formation et la motivation des chercheurs, l'équipement des laboratoires et la diffusion des résultats.

Accorder une importance particulière aux centres de recherche dédiés aux recherches médicinales, épidémiologiques et épizootiques, de même qu'aux centres de recherche agronomique pour moderniser l'agriculture.

Créer à l'Institut Polytechnique de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et à l'Institut Supérieur de Technologie de Mamou d'unités de recherche orientées vers l'innovation technologique, les biotechnologies, l'intelligence artificielle, etc.

 Impliquer les sociétés et entreprises minières à l'extension et au renforcement des capacités de l'Institut Supérieur des Mines et de la Géologie de Boké qui deviendra une grande école à vocation régionale.

Créer à Conakry une bibliothèque interuniversitaire moderne et renforcement des bibliothèques des autres IESR.

 Mettre en place un comité d'éthique pour la gouvernance universitaire Le plus grand mal que M. Alpha Condé et le RPG ont fait au peuple de Guinée est la multiplication des structures de gestion de l'éducation et la nomination à tous les postes de militants politiques incompétents et d'une moralité très douteuse.

L'UFDG entend mettre fin à cette clochardisation du système éducatif. Pour une mise en œuvre réussie du Pacte national que propose l'UFDG, il est essentiel de réorganiser le dispositif de pilotage du système éducatif, de renouveler l'administration scolaire et d'assurer une gouvernance transparente et vertueuse à tous les niveaux.

Dans cette perspective, les actions suivantes constituent des priorités d'action à mener pour le premier gouvernement de l'UFDG.

Restructurer tous les services de l'éducation nationale par la création de seulement deux départements ministériels :

1) Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP);

2) Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI).

Restructurer l'Inspection Générale de l'Éducation Nationale autour d'une mission centrée sur le pilotage du système éducatif et le suivi-évaluation du fonctionnement administratif et pédagogique des structures ?nationales et déconcentrées. Restructurer l'Institut National de Recherche et d'Action Pédagogique (INRAP) afin d'en faire un véritable centre d'élaboration des curricula, d'expérimentation pédagogique et de développement des matériels didactiques.

Réintégrer le Service National de l'Enseignement à Distance (SNED) et l'Imprimerie de l'Éducation (IDEC) à la nouvelle institution. Développer une nouvelle culture d'évaluation des apprentissages scolaires chez les enseignants et les gestionnaires de l'éducation. Fusion du Service des Examens et Concours Scolaires (SECS) et de la Cellule Nationale de Coordination de l'Évaluation du Système Éducatif (CNCESE) en une seule entité dénommée ''Direction Nationale de l'Évaluation et de la Certification''. Cette nouvelle structure prendrait également en charge ?l'orientation scolaire. Redynamiser les Directions Régionales de l'Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle.

 Créer une division au sein de l'Inspection Régionale de l'Éducation restructurée autour d'une mission de coordination plus élargie. Restructurer les Directions Préfectorales de l'Éducation (DPE) autour d'une mission centrée sur la supervision et le soutien pédagogique.

Créer au sein de chaque commune urbaine et rurale d'un Service Communal de l'Éducation (SCE) qui sera chargé exclusivement de la gestion de l'enseignement primaire et de son expansion au niveau local. Les Délégations Scolaires de l'Enseignement Élémentaire (DSEE) seront rattachées au SCE.

 Mettre en application de normes et de critères pour la nomination à tous les postes de direction et de gestion dans toutes les structures du MENFP, dans les IESR et dans les Centres de recherche et d'innovation.

Mettre en place un processus d'appel à candidature et d'évaluation pour le recrutement des personnels de direction et d'encadrement. Mettre en place d'une agence nationale d'assurance qualité pour les filières programmes de formation professionnelle et technique.

Renforcer le dispositif existant dans l'enseignement supérieur. Affecter 30% du budget national aux secteurs de l'éducation. Accorder une part substantielle à l'investissement et à la création.

Diffuser largement et régulièrement les budgets alloués aux structures nationales, déconcentrées et décentralisées, ainsi qu'aux IESR. Établir d'un mécanisme approprié et permanent de suivi et de contrôle des dépenses effectuées, tant pour le fonctionnement des structures que ?pour l'investissement et la création.

Ré-instituer au Conseil Supérieur de l'Éducation et cooptation d'enseignants-chercheurs émérites pour sa composition.

Ce conseil doit pouvoir produire en toute indépendance à l'intention du gouvernement des avis consultatifs pour l'amélioration continue de la qualité de l'éducation à tous les ordres d'enseignement

 

Environnement

Détails

En Guinée, les impacts du changement climatique se font de plus en plus sentir sur l'agriculture, l'élevage, les cours d'eau, les forêts et la faune sauvage.La plupart de ces impacts sont attribués à l'action destructrice de l'homme sur la nature et aux variations climatiques à l'échelle planétaire : augmentation de la température, réduction des précipitations, multiplication des feux de brousse, propagation de la sécheresse et de la désertification par endroits.

Un état des lieux montre :

La perte continue de la biodiversité et des écosystèmes-la déforestation, l'érosion, la salinisation des rizières en zone côtière- au niveau des écosystèmes terrestres la déforestation accélérée, l'urbanisation anarchique et la pollution, les intenses activités minières sans garde-fou requis, la carbonisation et les feux de brousse. Ces perturbations ont des répercutions croissantes sur les populations les plus vulnérables et mettent en péril plusieurs secteurs d'activités : les populations sont de plus en plus confrontées aux problèmes d'eau, de pâturage, de terres agricoles, de nourriture équitable et de santé.

 L'impressionnant patrimoine forestier estimé à plus de 13000ha, est en train de disparaître à vue d'œil. Le réseau hydrographique composé de plus de 1500 cours d'eau est tout aussi menacé. Au plan international, les multiples Conventions sur la Diversité Biologique, sur les Changements Climatiques, sur la lutte contre la désertification et la sécheresse, ratifiées par plus de 180 pays (dont la Guinée) restent pratiquement sans effets majeurs.

Face à cette situation préoccupante, l'UFDG entend réagir de façon méthodique et durable par l'initiation de politiques publiques adéquates, inclusives et participatives pour mieux protéger la nature, la faune, la flore et les océans.

Enjeux majeurs du développement durable :

Pour l'UFDG, il s'agira d'élaborer et mettre en œuvre une stratégie de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs besoins. Le développement durable est un mode de développement qui a pour but de produire des richesses tout en veillant à réduire les inégalités sans pour autant dégrader l'environnement. C'est dire que le développement durable est aussi un comportement.

Pour l'UFDG, il s'agit entre autres de trouver un équilibre cohérent et viable à long terme entre les trois enjeux de l'activité humaine que sont l'écologique, le social et l'économique à travers une synergie des objectifs, des ressources et des actions.

A moyen et long termes l'UFDG projettera une action reposant sur six piliers essentiels : l'économie, le social, l'environnement pour le développement responsable, la citoyenneté, la gouvernance, le territoire pour le développement durable. IL s'agit de penser localement avant d'agir globalement.

Actions à court, moyen et long termes :

Pour enrayer cette dégradation du milieu naturel, l'UFDG envisage plusieurs actions :

  • Réactualiser la législation touchant à la gestion des ressources naturelles, concevoir des stratégies de gestion durable de la diversité biologique et des aires protégées en accord avec les Objectifs du Millénaire pour le Développement ;
  • Mettre en œuvre des actions de limitation de l'érosion des sols et de protection du littoral ainsi que des projets visant à restaurer les terres agricoles et les écosystèmes dégradés ;
  • Appuyer des projets d'irrigation favorisant une utilisation efficace de l'énergie et de l'eau ;
  • Elaborer des projets et programmes de reboisement pour la restauration des forêts, équiper et renforcer les services forestiers ; objectif qui englobe aussi 'économie circulaire
  • La bio économie -l'atténuation des changements climatiques

L'adaptation à leurs effets ;

  • Répondre aux besoins de la future bio économie en levant des investissements visant à protéger les dernières forêts naturelles « le peu qui nous reste », restaurer les forêts dégradées, réaliser des gains de productivité sur les plantations existantes et étendre les zones forestières qui doivent être gérées de manière durable à l'échelle nationale ;
  • Mettre en place un dispositif règlementaire qui contribuera à la modernisation de centres de production à vocation de recherche-développement pour renforcer l'efficacité des ressources dans les secteurs des produits d'origine biologique ou pour permettre la substitution des produits à base de combustible fossiles par des matériaux biologiques ;
  • Assurer la protection efficace des bassins versants, têtes de sources, berges et lits de fleuves et rivières tout en réalisant les aménagements hydro agricoles pour stabiliser l'agriculture et accroître les rendements ;
  • Aménager les parcs nationaux, avec une approche en termes de pôles éco touristiques du Badiar, du Haut Niger, des îles de Loos, de Bel Air, de Dalaba et environs, de la région du Mont Nimba ;
  • Elaborer une stratégie efficace de gestion et de suivi des ordures ménagères dans les villes et les grandes agglomérations ;
  • Mettre en place une politique de promotion, de subvention et de commercialisation du gaz domestique pour réduire la consommation excessive du charbon de bois ;
  • Veiller à la mise en place d'un cadre de vie approprié dans les villes à travers la création d'espaces verts, de jardins botaniques, d'aires de jeux ;
  • Soutenir les promoteurs qui investissent dans des technologies innovantes en matière de production, de transformation et de distribution, y compris les biodégradables, le biogaz et la chimie verte ;
  • Maximiser l'incidence des microprojets de promotion de l'agriculture familiale résiliente notamment celle pilotée par les jeunes et les femmes ;
  • Initier des stratégies de promotion de la finance inclusive favorable à la mise en place des micros et petites entreprises à la pointe de l'industrie alimentaire et des programmes de recherche-développement ;
  • Impliquer les entreprises de tourisme dans la gestion des sites, soutenir les promoteurs des forêts communautaires et privées ainsi que les projets agrosylvo-pastoraux…
  • Création d'espaces verts et protection des zones écologiques dans toutes les villes du pays, véritables poumons verts et aires d'oxygénation ; Organisation d'un système de ramassage de déchets dans des conditions respectueuses de l'environnement à travers le renforcement des capacités des services publics et privés impliqués dans les programmes d'assainissement ;

 Initiation d'un programme de valorisation des déchets avec introduction du principe du pollueur/payeur pour maîtriser les coûts, renforcer les capacités des services publics et privés impliqués ; Pour ce faire, l'UFDG envisage d'intensifier les campagnes de sensibilisation, à travers un cadre inclusif et participatif, sur la salubrité, le développement et la protection des zones écologiques.

 

Gouvernance et Corruption

Détails

La Guinée a longtemps tâtonné en matière de gouvernance. Dans le domaine de l'économie, le Gouvernement a souvent manqué de repères quantitatifs pour l'évaluation régulière des performances globales et sectorielles. En particulier le système statistique national a été incapable de produire les indicateurs fiables de mesure des progrès de la croissance économique et de bien-être social du pays.

 Ce qui a jusqu'ici limité l'appréciation de l'évolution de la production intérieure ainsi que la quantification des besoins en produits et services. Le système statistique guinéen est pourtant décentralisé sur le plan institutionnel aux niveaux sectoriel et régional. Il dispose de bases légales et réglementaires dont une Loi statistique (L/2014/019/AN du 08 juillet 2014).

Il est géré depuis 2007 par un Institut National de la Statistique créé à la place de l'ancienne Direction Nationale de la Statistique et qui, sous la pression du cadre stratégique de référence de la CEA et avec l'assistance technique des organismes internationaux, a conçu, entre 2008 et 2009, une première stratégie nationale de développement de la statistique (2009-2013) sans pouvoir la mettre en œuvre. Cette stratégie a été actualisée en 2015 pour la période 2016-2020 et reste cependant au stade des intentions dans une large part de son contenu.

 Par ailleurs la corruption généralisée et les défaillances notoires de l'Etat ont eu, ces dix dernières années, un impact négatif sur la qualité de la production statistique, affectent sérieusement le suivi et l'évaluation des politiques et programmes sectoriels.

L'arrimage inapproprié du système à la gestion tronquée de la démocratie en a fait un instrument de fraudes pré-électorales et de falsifications récurrentes des données régionales et nationales surtout dans le domaine démographique.

Les études ont révélé que de nombreuses contraintes continuent de peser sur le système statistique guinéen dont la faible capacité de coordination des activités statistiques, l'insuffisance de concertation avec les utilisateurs, l'insuffisance de ressources humaines et financières et la forte dépendance des ressources extérieures.

Aussi nombre d'indicateurs utilisés dans les documents stratégiques et les rapports des missions d'appui de l'étranger sont largement de sources extérieures à cause d'un manque de confiance presque total aux statistiques nationales souvent suspectés de processus de collecte et de traitement biaisés.

Aussi les statistiques guinéennes sont-elles pour la plupart en dysharmonie avec les statistiques nécessaires à la surveillance multilatérale, la conduite des politiques africaines d'intégration et le développement impétueux des échanges mondiaux. Nombre d'indicateurs ne sont pas renseignés dans la ligne « Guinée » des documents statistiques internationaux.

La Direction Nationale de l'UFDG, prenant en compte ces constats, a décidé de faire de la rénovation du système statistique national une des priorités de la reconstruction de l'Etat démocratique. D'où la nouvelle orientation stratégique ci-dessous proposée au Peuple de Guinée.

Aussi les mesures suivantes seront d'application progressive sous l'autorité et l'impulsion du nouveau Président de la République : Renforcer compétences des ressources humaines et des capacités techniques par une professionnalisation étendue des services statistiques et la mise en place de mécanismes et moyens de motivation en vue de stabiliser le personnel et augmenter son rendement.

  • Accroître les ressources financières affectées à l'adaptation de la stratégie nationale de développement de la statistique au nouveau contexte et aux nouvelles exigences de gestion de l'Etat.  
  • Obtenir des partenariats élargis et diversifiés pour une production régulière de statistiques fiables dans tous les domaines y compris au ü niveau du secteur privé. 
  • Améliorer la collecte des données par l'intensification de l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication ainsi par le développement au sein des populations de la culture statistique dont la déclaration spontanée des faits d'état civil.

Des statistiques fiables dans tous les domaines de gestion de l'économie, de la démographie, des services sociaux et des opérations électorales.

  • Améliorer du traitement, de l'analyse des données et de la diffusion des  statistiques ;
  • Promouvoir l'utilisation des statistiques dans la planification du développement ;
  • Promouvoir la recherche en matière de population et l'enseignement de la démographie ;
  • Renforcer la coordination des activités statistiques ;
  • Créer un observatoire permanent des migrations entre la Guinée et  l'Etranger ;
  • Rentabiliser la participation de la Guinée aux négociations et innovations  internationales en matière de statistique. 
  • Consacrer le retour de la Guinée dans les annuaires ;
  • Un système statistique au service de la recherche et de la coopération scientifiques
  • La corruption et les détournements de deniers publics sont devenus des pratiques courantes aussi bien dans l'administration que dans le secteur privé.

Ils entrainent une surévaluation des coûts d'investissement, favorisent l'affairisme et la concussion entre certains milieux d'affaires et les fonctionnaires. Ils aggravent également les inégalités sociales et affaiblissent l'adhésion des populations à l'effort de développement. Ils sont donc un fléau et un obstacle majeur à l'atteinte des objectifs de croissance et de lutte contre la pauvreté.

En matière de gouvernance, combattre la corruption et les détournements de deniers publics est incontestablement l'un des plus grands défis auxquels notre pays est confronté. Ainsi pour l'UFDG prévenir et lutter contre le fléau de la corruption commence par l'exemplarité et la transparence dans la gestion des deniers publics.

Cette exemplarité s'appliquera au premier magistrat, aux membres du gouvernement, aux hauts fonctionnaires et aux dirigeants de l'ensemble des entreprises et établissements publics. Une haute commission de lutte contre la corruption, indépendante et impartiale sera instituée.

Elle aura entre autre la charge d'auditer les comptes de toutes les administrations publiques La lutte contre la corruption est aussi l'affaire de chaque citoyen car c'est un enjeu de développement. A cet effet, une action de sensibilisation des populations sera menée pour une prévention efficace de la corruption. Aussi, dans l'optique d'éradiquer la corruption et les pratiques assimilées, l'UFDG envisage :

  •  La mise à jour de la législation contenue dans le code pénal et relative aux peines sanctionnant la corruption active ou passive ;
  •  L'assainissement des douanes, des impôts, des Services de passation des marchés publics et le renforcement du système d'audit ;
  • L'intensification des campagnes d'information, d'éducation et de sensibilisation des populations sur le phénomène de corruption et son impact sur le développement socioéconomique du pays ;
  • L'introduction de la problématique de la corruption dans les programmes de formation scolaire.

Enfin, dans la nouvelle stratégie, il faut mettre en place un système d'information et d'enquête sur les différentes formes de comportement illicites, mais aussi sur les moyens de prévention et d'audit.

Dans ce cadre, il sera utile d'initier, avec l'appui des médias, un programme de sensibilisation et de prévention, tout en renforçant le bureau chargé de recevoir et de transmettre à la justice les plaintes des citoyens, des fournisseurs, des contribuables et des usagers.

En outre le système statistique guinéen fait face à une demande d'informations statistiques en croissance exponentielle avec l'émergence de besoins nouveaux et étendus en indicateurs statistiques fiables souvent difficiles à fournir.

Depuis 2010, les données de base des autres formes de statistiques ne sont pas régulièrement collectées et lorsqu'elles le sont, elles portent des omissions, gonflements et doubles-comptes incompatibles avec la rigueur et la vertu statistiques. Ce qui a mis en cause la crédibilité de la reddition des comptes tout en polluant par endroits les partenariats de la puissance publique avec le secteur privé et les fournisseurs d'aide au développement.

En prenant en charge la gestion du pays, l'UFDG ambitionne mettre en place le plus rapidement possible, un système statistique national rénové au service d'un développement intégré et d'une présence respectée de la Guinée dans les annuaires et nomenclatures statistiques internationaux ainsi que dans la coopération sous régionale et régionale en matière de planification

 

 

Jeunesse, Art, Sport et Culture

Détails

En Guinée, comme dans l'ensemble des pays du continent, les jeunes forment environ 50 % de la population totale. La jeunesse constitue une richesse majeure pour le contient et ses problèmes se posent dans tous les pays en termes de dividende démographique considéré comme une priorité majeure par le Nations Unies. Aussi devient-elle un atout plutôt qu'un obstacle au développement des pays dans le monde entier.
Parmi les maux qui assaillent la jeunesse, on peut nommer : le chômage, les maladies sexuellement transmissibles, l'alcoolisme, la drogue, la dépravation des mœurs, les migrations clandestines. En Guinée, elle souffre du manque presque total d'aires de loisirs et de sports.
Les adolescents et jeunes comme catégorie constituent une préoccupation majeure en Guinée, tant du point de vue de leur poids démographique que de la part qu'ils occupent dans l'ensemble des besoins économiques et sociaux et ce qu'ils représentent en tant que dimension pressante du dividende démographique.
En effet, la population guinéenne est majoritairement formée d'adolescents et jeunes avec un âge médian d'à peine 19 ans et un âge moyen de 23 ans. Les moins de 25 ans font plus de la moitié de la population. Au total 65% ont moins de 35 ans, âge approximatif de pleine entrée dans la vie adulte.
Dans le domaine de la formation le déficit est criard et impacte négativement sur l'emploi avec la relative inadéquation formation-emploi. Dans celui des loisirs, des efforts immenses restent à fournir dans un contexte de manque presque total d'infrastructures et d'espaces appropriés pour permettre l'épanouissement des jeunes, tant en milieu rural qu'urbain.
Quant aux comportements déviants et la délinquance juvénile en nette croissance, ils se traduisent par une attitude d'insoumission, de remise en cause du système éducationnel, de rejet de la société et de ses normes, et se manifestent sous des aspects multiformes. Selon les services de police, les formes de délinquance juvénile les plus développées en Guinée sont au stade actuel : la prostitution, le vol et le grand banditisme dont les attaques à mains armées, la consommation de la drogue et l'alcoolisme.
La santé de la reproduction en Guinée, est caractérisée par l'entrée précoce des adolescents et des jeunes dans la vie sexuelle active. Ce qui les expose aux grossesses non désirées, aux avortements, aux IST dont le VIH/SIDA. En plus de ces risques, les mutilations génitales féminines et les abus sexuels figurent au nombre des problèmes auxquels ils sont confrontés.
L'UFDG insistera sur les actions principales suivantes :

  • Densifier l'éducation à la vie familiale et en matière de population dans l'enseignement formel et trouver des canaux alternatifs de vulgarisation de cette éducation auprès de la jeunesse en milieu extrascolaire et rurale;
·      Trouver des solutions appropriées pour l'application effective des textes et la prise en charge des problèmes de SR dont la gratuite de la césarienne, que ce soit dans les structures sanitaires classiques, dans les établissements scolaires ou dans de nouvelles structures ;
·        Développer des programmes spécifiques au profit des adolescents et jeunes ayant des besoins spécifiques (handicapés, classes sociales défavorisés).
·        Mettre en place des installations adéquates en faveur de la promotion des activités culturelles et de loisirs.
En Guinée, selon les résultats de l'enquête spécifique sur l'emploi et le travail décent réalisée en 2012, le taux de chômage était élevé (20%) pour les jeunes âgés de 25 à 34 ans (10% pour les jeunes urbains et près de 64% de ces chômeurs résidaient à Conakry).
Comme conséquences on constate aussi de nombreuses pertes d'emploi : des plans de licenciement ont été souvent annoncés et 2 180 suppressions d'emplois ont été enregistrées dans le secteur formel en fin février 2015.
Le taux de chômage en milieu urbain a quasiment doublé passant à 16% en 2015. La situation globale cache des taux de chômage plus préoccupants avec des disparités plus complexes selon les milieux sociaux. Le genre et féminin est le plus frappé par ce désœuvrement que les jeunes sans expérience professionnelle lui disputent avec beaucoup de similitude.
Les causes du chômage sont nombreuses :
(i) l'inadéquation des qualifications aux besoins du marché de l'emploi (peu de diversification des filières au niveau de l'enseignement secondaire et universitaire)
(ii) l'étroitesse du marché du travail (concentré à Conakry et dans ses périphéries en raison des coûts de production plus élevés à l'intérieur). Les jeunes guinéens bien que confrontés au chômage structurel coriace, entreprennent des initiatives nombreuses pour subvenir à leurs besoins. Ils sont de tous les petits métiers surtout à Conakry.
L'UFDG entreprendra les actions suivantes pour remédier à la situation :
·         Soutenir les initiatives visant la promotion de l'auto-emploi
·         Créer un Institut National des Sports pour y former les professionnels du sport.
·         Exploiter les nouveaux pôles de croissance: tourisme, hôtellerie, agro-industrie, mines, BTP...
·         Améliorer l'environnement des affaires par une diversification des filières d'emploi
·         Valoriser les filières techniques et technologiques de la formation professionnelle Créer de centres régionaux d'investissement;
·         Diversifier les sources de financement des micro-entreprises: crédit-bail, capital-risque, fonds de garantie.
Les jeunes guinéens se passionnent pour le sport et pratiquent au moins une discipline sportive. Ils éprouvent de nombreuses difficultés à jouir de leurs passions : absence d'infrastructures sportives adaptées à leurs besoins, absence de perspectives sérieuses dans le secteur, absence de professionnalisation du sport. Pourtant, l'importance du sport en tant que facteur de paix, vecteur de maintien de la santé physique et mentale, et aussi d'affirmation géopolitique des Etats n'est plus à prouver.
Dans ce domaine, l'UFDG s'emploiera à :
·         Créer des centres psychosociaux de préparation à la formation sportive
·        Construire un Palais des Sports de 10 000 à 15 000 places
·        Rénover l'Ecole Nationale des Sports.
·        Construire dans chaque région un complexe pluridisciplinaire sportif et dans chaque quartier, un stade de proximité ainsi que des lieux favorisant les activités sportives ;
·        Rénover les équipements sportifs dans chaque préfecture.
·        Diversifier les infrastructures sportives par la valorisation de toutes les disciplines sportives classiques et traditionnelles(Basketball, Football, Volleyball, Natation, Equitation, Boxe, Art Martiaux, Criquet, lutte).
·        Instituer les rencontres de sport universitaire pour intéresser l'élite aux sports à travers la tenue régulière des tournois universitaires.
·        Promouvoir la coopération avec les grands centres sportifs mondiaux pour la création des centres d'excellence dédiés aux différents sports.
·        Créer des prix et distinctions divers pour encourager l'excellence
Par le passé, la Guinée était une référence en matière de culture et brillait avec éclat de ses artisans, artistes ainsi que de ses productions culturelles diverses connues du monde entier. Les chaussures fabriquées par ses cordonniers et les pièces de sculpture faisait la fierté de tous les africains.
Les festivals nationaux organisés annuellement enregistraient des pièces de théâtre, des concerts, ballets et chansons provenant de toutes les régions du pays. Ils étaient des occasions de compétitions serrées. Avec le changement de régime en 1984, les rencontres et productions culturelles s'amoindrirent de plus faute de soutien logistique et de promotion stratégique. Aussi tout reste à faire dans le domaine de la culture dont le domaine si important des archives nationales.
Le patrimoine historique se heurte quant à lui aux prudences dictées par les contentieux historiques et subit la morosité de l'intelligentsia et la quasi indifférence des gouvernants.
Aujourd'hui il devient urgent de d'impulser la culture et réveiller l'histoire du pays pour en faire des passerelles de consensus historique et de
réconciliation des Guinéens.
L'UFDG s'engage à franchir le pas en conduisant les actions suivantes :
·         Ecrire d'urgence l'histoire générale de la Guinée de la préhistoire au XXIème siècle.
·         Réaliser un inventaire exhaustif des sites historiques et pièces culturelles
·         Inventorier et mémoriser de façon électronique toutes les productions culturelles
·         Réhabiliter/ Construire les centres culturels afin d'en faire des espaces de production et d'animation
·         Soutenir les artistes en leur apportant le matériel nécessaire et en leur accordant des subventions substantielles au prorata de leurs productions ;
·         Réhabiliter les parentés à plaisanterie en tant que moyen socioculturel de symbiose des tribus et aires culturelles. Avant toute chose, la part du budget national allouée au secteur de la culture sera revue à la hausse.
·         Organiser des rencontres culturelles dans les différents domaines afin d'unir davantage les guinéens autour de valeurs et symboles communs.

La définition d'une politique culturelle ambitieuse sera le point de départ d'un pacte culturel national qui met nos valeurs et l'autonomisation des artistes au centre des préoccupations de notre gouvernement.
L'engagement de Cellou Dalein Diallo est de (re)donner à l'expression artistique et culturelle guinéenne (musique, théâtre, danse, peinture, artisanat, cinéma, etc.) ses lettres de noblesse. Elle devra prendre toute sa place dans le programme de l'émergence de la Guinée qui allie responsabilité de l'État et organisation des acteurs du secteur de la création d'entreprises culturelles organisées qui peuvent se développer.
1-    Les PACS (Parcours Artistiques et Culturels Scolaires)
Le domaine peut être un excellent outil pour la mise en œuvre d'une politique d'unité nationale et de réconciliation si chère à nos compatriotes. À l'école, dès le  
primaire, les enfants devront avoir un programme scolaire qui intègre la connaissance la culture des différentes communautés qui composent notre pays.
Des parcours artistiques seront inscrits dans les cursus pour l'éveil de l'esprit, la stimulation de la créativité de la jeunesse. Financer la création des œuvres de l'esprit est un parcours de combattant en Guinée. En dehors des subventions étrangères (pour lesquelles l'État apportera son appui institutionnel), les artistes guinéens ont du mal à trouver les moyens de financement de leurs activités
Un fonds mis en place pour appuyer la création artistique. Il sera octroyé à la suite d'un appel à candidatures pour chaque discipline qui seront étudiés par un comité composé d'artistes, de responsables du département et des représentants des entreprises mécènes.
Pour donner la possibilité à tous les artistes, toutes disciplines confondues d'y avoir accès, tout lauréat l'ayant obtenu la subvention devra attendre quatre ans pour postuler de nouveau. Pour alimenter le fonds, nous ferons appel aux entreprises de la place.

En plus d'un allègement de mesures fiscales, un label SAC sera créé pour reconnaître aux entreprises leur participation à l'effort de développement du secteur de la culture. C'est un incubateur, un accélérateur, une aide à la création d'entreprise culturelle et un lieu de formation aux métiers artistiques essentiellement dédiés aux industries culturelles et créatives (ICC). C'est un espace qui réunira sous le même toit des artistes issus des différents secteurs concernés par le domaine des industries culturelles et créatives pour favoriser la mutualisation des compétences et surtout pour leur permettre de produire des œuvres qui assurent des revenus stables. L'impératif économique sera donc au cœur de l'incubateur.
La créativité, les réflexions et les réalisations des incubés doivent prendre en compte l'impératif économique (génération de richesses, d'emploi). L'objectif est, d'une part de répondre à la préoccupation sinon d'autonomie économique des artistes, du moins à construire et renforcer leurs capacités qui fassent émerger des projets rentables soit en apprenant comment et où capter les subventions, d'autre part à produire des œuvres « consommables » portées par la volonté assurée d'un renouvellement du public. Par cet atelier, nous lancerons le défi d'une création artistique qui participe au PIB national.
Pour rendre l'espace viable, l'État s'engage à construire et fournir les premières subventions pour le budget de fonctionnement du CIRC, mais à terme, les artistes qui se seront mis en  association avec un conseil d'administration devront assurer la pérennité du centre.
Ce sera le grand chantier du quinquennat pour remettre le secteur des arts en orbite et par ricochet permettre aux artistes de vivre de leur travail. Le nœud gordien de ce secteur réside dans la confiscation ou le détournement des droits des auteurs. Avec l'actuel Bureau Guinéen des Droits d'Auteurs, un flou artistique (c'est le cas de le dire) règne dans la collecte et le partage des revenus issus de la production et la diffusion des œuvres.
L'AMDA aura pour tâche principale de protéger les artistes en fonctionnant comme une association des ayant-droits, leur donnant ce qui leur revient par : la rémunération des copies privées, l'encouragement des mécènes et des sponsors par la détaxation des parts consacrées au soutien des artistes, la perception des droits de douanes sur les nouveaux moyens de stockage (clés USB, disques durs) pour les injecter dans le financement du CIRC, l'installation d'automates de diffusion dans les radios et télévisons, les boîtes de nuit et autres lieux de loisirs avec des playlists et des fiches d'exécution par l'entremise de boîtiers liés à un serveur, afin remonter les données et mieux gérer la répartition des recettes.
L'édition et la vente de CD et la digitalisation des œuvres seront contrôlées.
La réorganisation du secteur en encourageant et en soutenant la création de structures faîtières de défense des droits des artistes, voilà entre autres les différentes missions assignées à cette agence.
- L'EPAD (Espace de Production des Arts et de Diffusion)
La construction d'un palais de la culture est une demande constante des artistes.
Cellou Dalein Diallo prend l'engagement d'offrir aux artistes cet endroit au plus tard à la fin de la deuxième année de son mandat. Il s'agira d'un complexe culturel pour produire des œuvres artistiques, en mettant à disposition des lieux de formation de nos instruments traditionnels, des arts urbains et des métiers liés, des salles de répétition, des studios d'enregistrement, de montage audio et vidéo, des salles de spectacles et des logements pour des résidences d'artistes.
-Les CRAC (Coordinations Régionales des Affaires Culturelles)

Démembrements de la Direction Nationale de la Culture, les Coordinations Régionales des Affaires Culturelles auront pour mission la mise en œuvre de la politique culturelle nationale. Elles auront la charge de soutenir la création, la promotion et la diffusion artistique culturelle dans leur région, ainsi que la protection des œuvres et des droits d'auteurs, en prenant appui sur les différents programmes et structures cités plus haut.

Justice

Détails

D'une manière générale, l'Administration publique fait l'objet d'une défiance des populations et de méfiance des investisseurs dans les pays en voie de développement dont la Guinée. Sous le régime de l'UFDG, la restauration de la confiance constituera la "pierre angulaire" de la politique de développement.

La justice Guinéenne est caractérisée, aujourd'hui, par son inefficacité et son manque d'indépendance et d'intégrité. Il n'est pas exagéré de dire qu'il existe une profonde crise de confiance entre la justice et les justiciables. Jamais la justice n'a été si éloignée des populations. 

La réforme de la Justice et la lutte contre la corruption apparaissent dès lors comme une nécessité incontournable pour éviter le règne de l'arbitraire. C'est seulement à ce prix que la Justice recouvrera véritablement sa place de troisième pouvoir, à la fois indépendant, impartial et diligent, condition « sine qua non » d'un développement harmonieux et durable du pays. Mais, il y a de plus préoccupant.

Bon nombre de magistrats et d'auxiliaires de justice (avocats, huissiers, greffiers, commissaires-priseurs) n'ont pas une connaissance approfondie de la loi en général et des textes qui encadrent l'exercice de leur profession en particulier. Ce qui diminue la qualité et la pertinence de leur prestation.

Tous ces facteurs précités soulignent l'urgence d'une réforme profonde de la justice afin qu'elle puisse remplir dans la sérénité, de façon indépendante et impartiale, sa mission de service public au profit exclusif des populations et du développement du pays. Les reformes de l'UFDG, dans ce secteur consisteront à Améliorer les conditions de détention notamment des femmes et des malades

-Rénover en les modernisant les infrastructures -Renforcer les moyens et les effectifs de l'administration pénitentiaire
-Créer et mettre un système viable de réinsertion des ex-détenus dans la vie active.

Le renforcement de l'Etat de droit suppose un train de mesures tendant à donner au pouvoir judiciaire les moyens institutionnels de son indépendance et à assurer le respect et la promotion des droits de l'homme. L’obligation de réserve à laquelle sont soumis les magistrats impose à ceux-ci une obligation de loyauté vis-à-vis de l'Etat, des autorités et de tout autre collaborateur ; elle leur impose également une obligation de probité morale ainsi qu'une neutralité sur le plan politique.

Il revient en somme à la Justice non seulement de résoudre l'équation entre le droit moderne, héritage de la colonisation, et les règles de la coutume, mais également de concilier des impératifs parfois contradictoires, d'une part, entre les intérêts de la société et ceux de l'individu et, d'autre part, entre le formalisme des procédures et la garantie à tous et à chacun d'un égal accès à la Justice et d'un procès juste, équitable et rendu dans un délai raisonnable.

-Renforcer les mécanismes de règlement des litiges notamment la médiation, la conciliation et l'arbitrage
-Désengorger les juridictions par des solutions consensuelles.
-Œuvrer au renforcement de l'intégration juridique des Etats partie de l'Organisation pour l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA) dans l'optique d'offrir aux investisseurs plus de sécurité juridique et de garantie juridictionnelle.

Media et TIC

Détails

La HAC : La régulation de l'espace médiatique qui est au cœur de sa mission, la Haute Autorité de la Communication sera plus un outil de prévention, de pédagogie, de protection pour une meilleure qualification du métier de journaliste qu'un instrument de sanction qu'elle a été jusque-là.

 Elle sera véritablement indépendante des pouvoirs publics avec une meilleure représentation des professionnels de la communication. La convention collective sera effective par : l'établissement de contrats en bonne et due forme avec les journalistes et interdiction de recourir uniquement à des stagiaires non rémunérés, le SMIC garanti, l'affiliation à la caisse nationale de sécurité sociale. Elle veillera à garantir par ailleurs l'accès à l'information publique.

La loi L003, bien que votée, souffre encore de son décret d'application. Ce sera un des premiers que le Président Cellou Dalein Diallo signera.

 2- L'OGP : L'Office Guinéen de Publicité sera une régie indépendante qui sera différente de la régie publicitaire des médias nationaux. Afin de protéger les acteurs du domaine, l'OGP restera uniquement régulatrice du secteur de la publicité. Il ne peut en aucun cas être une régie, ce qui le met aujourd'hui dans une logique de concurrence déloyale vis-à-vis des agences de communication, parce qu'il est à la fois juge et partie. Son rôle sera donc essentiellement l'octroi des licences, la perception des redevances, des taxes pour les autorisations d'implantation et le contrôle des produits publicitaires pour s'assurer de leur conformité avec la loi, les coutumes et les mœurs du pays.

Par ailleurs, parce que les panneaux d'affichage sont du mobilier urbain, l'OGP s'attèlera à l'élaboration d'un code publicitaire qui régule la communication l'outdoor. Enfin, il sera intégré dans l'escarcelle de l'OGP les publicités issues des nouveaux médias, des métiers digitaux.

3- La RTG : Ce média national aujourd'hui n'a plus la confiance des citoyens. Il a perdu toute crédibilité aux yeux des guinéens. Symbole des anciens régimes, la RTG changera d'image. Elle fonctionnera comme un groupe de presse où l'État sera actionnaire majoritaire. On aura RTG1, 2 et 3, des chaînes thématiques, des contenus spécialisés avec une ligne éditoriale spécifique pour chaque chaîne.

 La RTG jouera pleinement son rôle de service public, où tous les points de vue de la société guinéenne s'expriment. Pour cela, on lui offrira des équipements modernes digitaux, mais elle se battra par elle-même pour faire à la concurrence des médias privés.

Ainsi, elle sera compétitive parce qu'elle aura son fonctionnement propre et son indépendance vis-à-vis du pouvoir, avec un conseil d'administration, avec sa grille des programmes qui ne sera pas contrôlée par l'État.

Pour assurer l'indépendance des journalistes, elle n'aura plus de fonctionnaires comme employés. Elle recrutera donc sur la base de compétences éprouvées à travers des appels à candidature et son Directeur sera certes nommé par le ministère mais ce sera sur proposition du C.A. L'essentiel des engagements pris pour la RTG valent pour le quotidien national HOROYA.

 4- L'ARPT : L'Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications a souvent été considérée à raison comme la vache laitière de ceux qui l'ont jusqu'ici gérée. Afin que les recettes des domaines dont elle a la charge aillent dans les caisses de l'État, la gestion sera revue.

 5- L'OPG : L'Office de la Poste Guinéenne traverse depuis plusieurs années une véritable crise. Elle est pour ainsi dire inexistante. Il sera refondé, relancé afin que les services liés se réveillent et se performent.

 6-LE PLAN DIGITALE GUINÉE OU e-Guinée : L'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), s'engage à inscrire le numérique au cœur de sa stratégie nationale pour accélérer le développement des secteurs d'activités prioritaires et moderniser son administration.

 La réalisation de ces objectifs nécessite une transformation de notre approche de l'Economie Numérique. C'est l'objectif du Plan Guinée Digitale ou e-Guinée. Le Plan s'appuiera sur des projets phares couvrant sept (7) piliers.

  •  Un système éducatif numérisée ou E-Education,
  •  Une Agriculture numérisée ou E-Agriculture,
  •  Le secteur des finances numérisé ou E-Finances,
  •  Un commerce et une industrie numérisés ou E-Commerce & Industrie,
  •  Un système de santé digitalisé ou E-Santé,
  •  Une administration connectée au service du citoyen et de l'entreprise ou E-Gouvernement

 Autonomisation des Femmes et des Jeunes à travers les TIC.

 Ces sept piliers ou secteurs ont été sélectionnés de manière stratégique et ont un effet multiplicateur pour intégrer les TIC dans toutes les facettes du développement socio-économique. Pour garantir la mise en œuvre effective de chaque pilier, les ministères et agences sectoriels respectifs devront développer et mettre en œuvre leurs propres stratégies liées à l'Economie Numérique.

AXE VI : LIBERTE DE LA PRESSE

 L'histoire de la presse guinéenne se confond avec celle des régimes politiques qui se sont succédés en Guinée. Née de la volonté de libération du régime colonial, elle joua un rôle fondamental au lendemain de la deuxième guerre mondiale comme outil de dénonciation des abus de la domination étrangère dont les travaux forcés et l'indigénat..

A la libération et très tôt, le PDG, parti unique jette son monopole sur la presse. Le pluralisme médiatique du crépuscule colonial disparait au profit d'une presse monolithique au service du nouveau pouvoir.

 Une nouvelle ère de pluralisme de la presse apparait au lendemain du coup d'Etat du 3 avril 1984. La presse plonge dans un libéralisme total et démesuré dont elle ne possède ni la culture, ni l'expérience, ni les moyens.

 Cette situation amène les autorités de la Deuxième République à initier les journées nationales de concertation sur l'information et la communication tenues en mai 1991. Cette concertation aboutit à l'avènement d'une presse libre et responsable.

 Les premières lois sur la liberté de la presse et l'instance de régulation voient le jour alors que les reformes dans le domaine sont entamées1. En 2016, on avait sur l'échiquier national, 400 titres dont une cinquantaine de journaux, 50 radios privées, 7 télévisions, et 167 sites web dont 31 non opérationnels.

 En dépit de ce panorama médiatique encourageant, la Guinée fait partie des pays où les journalistes subissent des intimidations et la prison et où la liberté de la presse est souvent malmenée en dépit de l'existence d'une Loi portant Liberté de la presse. Depuis 2011, de nombreux cas de suspension de journaux et de radios ainsi que des emprisonnements de professionnels de médias ont été enregistrés.

 

ACTION UNIQUE

 Le défi, aujourd'hui, est de profiter des NTIC, pour élargir la surface médiatique et renforcer la liberté de la presse. L'UFDG s'emploiera en concertation avec les responsables des organes et organisations médiatiques à :

  • Soutenir la création d'entreprises de presse privées
  •  Augmenter substantiellement la subvention accordée aux organes de presse indépendants
  •  Créer les conditions d'émergence massive et organisée d'imprimeries modernes et de maisons d'édition privées
  •  Adopter une politique de communication aux besoins culturels des populations et aux exigences de développement du pays
  •  Accorder plus de moyens aux gestionnaires des bibliothèques et archives nationales

 

Mine

Détails

La République de Guinée dispose d'un potentiel minier reconnu comme l'un des plus importants en Afrique, exploitable pour la plupart à ciel ouvert et relativement proche des accès maritimes : bauxite, fer, or, diamant, uranium, titane, nickel, manganèse, cobalt, cuivre, chrome, graphite et minéraux de développement (granit et sable ).En dehors de la bauxite, l'or, du diamant, du granite et du sable, ce potentiel est largement sous-exploité. 

La nécessité de mettre en valeur ces ressources a conduit la Guinée à :

  •  Signer plusieurs conventions minières avec des sociétés étrangères. Ces sociétés essentiellement établies en Basse et Haute Guinée pour le moment, exploitent la bauxite et l'or à l'échelon industriel;
  •  Autoriser les activités d'exploitation minière artisanale. Les dites activités concernent la Haute Guinée, la Basse Guinée et la Guinée Forestière et sont orientées vers l'exploitation de l'or et du diamant. 

Les principales productions annuelles se chiffrent à 60 millions de tonnes de bauxite, 15 à 17 tonnes d'or (dont 2 tonnes de production artisanale) ; 300 000 carats de diamant. Les emplois créés sont de l'ordre de 20 000 pour les sociétés minières et des centaines de milliers pour les exploitations artisanales de diamant, d'or et de minéraux de développement. 

Le secteur minier représente 15% du PIB du pays, 80% des recettes en devises et 25% des recettes totales du Trésor public.
 
Les revenus annuels de l'Etat sont de l'ordre de 500 millions de dollars us, et ceux des collectivités locales de 5 millions de $ US. Au vu de ces différents chiffres, et considérant l'important potentiel minier de la Guinée, la conclusion qui s'impose, c'est que le secteur minier considéré pourtant comme la locomotive du développement économique et social du pays est loin d'apporter la contribution qu'on est en droit d'attendre de lui.
 
Il est vrai qu'à ce jour, quelques acquis ont été enregistrés sur les plans de la connaissance du potentiel, du développement minier et des reformes institutionnelles et réglementaires, mais ces acquis demandent à être renforcés par une politique minière pragmatique qui tient compte à la fois de l'intérêt du pays et de celui des différents partenaires étrangers.
 
Contraintes : Elles sont de deux (2) ordres :
 
 Les contraintes liées à la mise en valeur du potentiel

  • Connaissances limitées du potentiel minier,
  •  Coûts élevés des facteurs de production,
  •  Enclavement et éloignement des zones de production,
  •  Manque d'électricité et d'infrastructures d'évacuation
     
    2)  Gouvernance du Secteur

Du fait de l'opacité qui entoure l'exploitation minière, les deux phénomènes qui risquent de compromettre le présent et l'avenir du secteur sont La corruption à grande échelle et la gestion irresponsable de l'environnement. Il est de notoriété publique que le secteur minier constitue la source essentielle du financement occulte des activités politiques du Parti au pouvoir et des caciques du régime. 

L'une des conséquences de ce phénomène est la non application de certaines dispositions essentielles des différents contrats signés avec les partenaires et la mauvaise répartition des revenus.

Dans les zones minières en exploitation (exploitation industrielle et artisanale), l'environnement a enregistré et continue d'enregistrer des dommages irréversibles (couvert végétal complètement rasé, cours d'eau asséchés, cratères béants abandonnés, déversement de produits toxiques en plein air ou dans les cours d'eau etc.).
 
Compte tenu de ce qui précède, l'UFDG mettra en place une nouvelle politique minière reposant sur les cinq axes d'intervention ci-après :
 
Pilier 1: Promotion des investissements privés
La dégradation du climat des affaires ces dernières années avec les remises en cause fréquentes des conventions et le retrait de certaines pour des fins politiques, la non prise en compte des préoccupations des investisseurs et de 1a pratique internationale dans le code minier révisé, ont considérablement réduit les intérêts des géants miniers installés en Guinée ( BHP, Rio Tinto, \Valet etc....).
 
L'absence de progrès dans la gouvernance du secteur (octroi non transparent des permis, mauvaise répartition des revenus etc....) n'ont pas permis à la Guinée d'obtenir en 2018 de bons résultats par rapport à la norme 2016 malgré son adhésion à l'initiative de transparence dans les industries Extractives (ITIE) depuis 2005. 

Des exonérations et des avantages fiscaux exorbitants ont été aussi accordés dans les conventions minières à certaines sociétés en violation des dispositions du code minier de 1995, du code révisé de 2011 et de celui amendé en 2013.
 
La priorité sera accordée à l'initiative et à la promotion des investissements privés, disposant du savoir faire, de la technologie et des facilités d'accès aux importantes ressources financières requises pour le développement du secteur.
 
Le défi portera sur l'amélioration du cadre juridique peu attractif et du cadre institutionnel mal adapté avec des conflits d'attribution et de compétence au niveau de toute la hiérarchie administrative d'où la nécessité d'amender certaines dispositions du code en accord avec les partenaires, afin d'accroitre substantiellement les revenus de l'Etat et des communautés.
 
Pilier 2: Accroissement des productions actuelles, diversification des exploitations, valorisation des produits par leur transformation industrielle sur place et poursuite des exploitations minières pour une connaissance approfondie du potentiel.
 
L'augmentation des capacités de production des unités actuelles, la transformation sur place des minerais et la diversification des produits vers le fer, le pétrole, le calcaire, le titane, l'uranium, le nickel, le cuivre, le plomb, le zinc etc... sont des objectifs à atteindre.

Pilier 3 : Développement des infrastructures auxiliaires aux mines (ports et chemins de fer) afin d'accélérer la mise en œuvre des mégaprojets en cours de développement et faciliter la mise en exploitation de nouvelles mines.
 
Dans ce cadre, I'UFDG mettra tout en œuvre pour réaliser les infrastructures auxiliaires aux mines. Il sera procédé a une harmonisation et une mutualisation des infrastructures afin de rationaliser les dépenses d'investissement et d'exploitation. 

Ces opérations de mutualisation seront menées dans le strict respect des contraintes socio-environnementales et de développement économique local car malgré l'appui des bailleurs de fonds dans la mise en place d'un schéma directeur des infrastructures, ferroviaires et portuaires en lien avec les mines, on assiste ces dernières années à la prolifération des routes minières et de ports de long de nos côtes, affectant négativement l'environnement et le social sur le littoral. Un cadre institutionnel et réglementaire des infrastructures auxiliaires aux mines sera mis en place pour réguler ce secteur.

 
Pilier 4 : Organisation et appui aux exploitations artisanales de l'or, du diamant et autres gemmes ainsi que les minéraux de développement

 
Pratiquées essentiellement en Haute Guinée, en Basse Guinée, et en Guinée Forestière, ces activités rencontrent de sérieuses difficultés, faute d'encadrement et d'appui suffisant. Mal organisées, sous-équipées, n'ayant aucun accès aux crédits, les exploitations artisanales de l'or, du diamant et autres gemmes ainsi que celles des minéraux de développement peinent à se développer.  

Pour faire face à ces multiples problèmes, I'UFDG, créera une structure forte, dotée de moyens suffisants et d'un personnel compétent, pour organiser et encadrer ces activités. Cette nouvelle structure regroupera toutes les entités impliquées jusque là dans la filière. Ce qui permettra l'accès aux circuits officiels de commercialisation et d'exploitation, et la réduction des effets pervers sur l'environnement et les riverains (destruction et pollution des cours d'eau, prostitution, éboulement récurrents entrainant beaucoup de morts, etc..).


Pilier 5 : Révision de la politique du contenu local et du développement communautaire des zones impactées par l'exploitation minière et début de préparation de l'après-mine du fait de l'épuisement progressif des réserves dans certaines mines.

Ils sont destinés au développement des zones impactées par les activités minières de toute les communes du pays à travers l'ANAFIC. Les deux fonds sont prévus par le code minier de 2013 et n'ont connu un début d'exécution qu'en 2018. Ils sont actuellement détournés en faveur des campagnes politiques pour la modification de la constitution et la promotion d'un troisième mandat présidentiel.

En plus de ces deux fonds et au-delà de l'élaboration d'une nouvelle politique révisée du contenu local et du développement communautaire, un intérêt particulier sera accordé aux activités génératrices de revenus, à l'emploi des jeunes, à l'intégration économique des femmes ainsi qu'à l'appui aux entreprises et PME locales pour l'accès aux contrats de sous-traitance des sociétés.

 La préparation de l'après mine nécessite le respect de toutes les dispositions en vigueur en la matière. La protection de l'environnement, la réhabilitation des espaces et leur protection, la promotion et le développement des activités génératrices des revenus seront menés avec détermination et s'inscriront dans le cadre de préparation de l'après mine.

 Une partie des revenus miniers sera exceptionnellement affectée pour la réalisation de grands travaux d'intérêts nationaux dans des préfectures enclavées où il manque des ouvrages de franchissement, des routes, de l'eau, de l'énergie et autres infrastructures. La mise en place de cette nouvelle politique sera précédée d'un audit complet du secteur minier afin de lui garantir toutes les chances de jouer son véritable rôle dans le développement économique et social du pays.

 

Pêche et Elevage

Détails

Le renforcement des infrastructures d'élevage comme les fermes et abattoirs modernes, ainsi que la mise en place de programmes d’amélioration de l’alimentation, de l'abreuvement et des conditions sanitaires du bétail et du potentiel génétique des races locales.
Avec un potentiel halieutique annuel exploitable estimé entre 150 000 et 250 000 tonnes de poisson, toutes espèces confondues plus environ 100 000 tonnes évalués pour la pêche continentale, il importe de développer l'aquaculture et d'aménager à travers le pays des centres piscicoles (mares, bassins, curage des cours d'eau …) pour diversifier et enrichir en protéines l'alimentation des populations.
-La définition d'une politique semencière nationale et l'élaboration d'un catalogue national des espèces et variétés dans les domaines agricole et de l’élevage;
-Création d'un Comité semencier national et constitution d'un fonds semencier national ;
-Initiation de travaux de recherche approfondis sur la sélection des meilleurs intrants et aliments pour les secteurs agro-pastoral et halieutique.
e) Mécanisation/ transformation/intrants :
-L'UFDG entend mettre un accent particulier sur la mécanisation des travaux agricoles, la modernisation progressive de l'élevage et de la pêche et la transformation des produits issus de ces trois secteurs clés de l'économie guinéenne ;
- Il sera identifié pour chaque produit agricole, d'élevage et de pêche les segments porteurs de croissance et d'emplois afin de créer des interprofessions qui seront dotées d'équipements, d'infrastructures pour servir de pôle de démonstration et de formation sur les techniques améliorées de production, de transformation et de commercialisation ainsi que l'organisation et la gestion des affaires ;
-Création d'importantes unités de transformation de produits agricoles, d'élevage et de pêche par la motivation des investisseurs privés nationaux et étrangers ;
-Déploiement optimal de la chaîne de valeur par filière dans un cadre intégré et compétitif et mise en place d'interprofessions et la création d'emplois décents ;
Les projets et politiques énoncés plus haut seront facilités à travers la mise en place réussie d'un environnement favorable aux investissements privés, aux nouvelles technologies et à l'adaptation aux changements climatiques.
Pour lever les multiples contraintes liées au secteur agricole, de l'élevage et de la pêche, l'adoption d'une approche multisectorielle et multidimensionnelle sera mise à profit. Celle-ci intègrera l'ensemble des secteurs agricoles et non agricoles qui concourent à la lutte contre l'insécurité alimentaire mais aussi et surtout contre la malnutrition et la sous-alimentation.
 

Politique Etrangère

Détails

La politique étrangère de la Guinée est mise en œuvre à travers une quarantaine de missions diplomatiques et consulaires dont trente-sept (37) ambassades, deux missions permanentes (New York et Genève) et un consulat général (Djeddah).

Aujourd'hui, malgré un financement de l'ordre de 30 millions de dollars US par an, consacré à la rénovation et au fonctionnement des missions diplomatiques et consulaires, le prestige du pays à l'extérieur reste entaché par de nombreuses insuffisances. La diplomatie guinéenne n'arrive pas à atteindre les objectifs requis de rayonnement international de la Guinée alors que les Guinéens vivant à l'étranger sont abandonnés à eux-mêmes.

Ces missions diplomatiques et consulaires implantées sans vision stratégique, ont en effet fonctionné dans la gabegie avec des structures inadaptées et des ressources humaines incompétentes et des locaux diplomatiques souvent lugubres. A cela s'ajoute le manque de coordination des missions de l'Etat à l'étranger et la discrimination dans le traitement des guinéens à l'étranger.

L'UFDG tend une main fraternelle à toutes les organisations politiques qui partagent les mêmes idéaux qu'elle, en Afrique et dans le monde, pour une coopération fructueuse en faveur du progrès, de la solidarité, de la justice et de la paix. L'UFDG se propose de :

          • Engager des réformes profondes visant à redéfinir le cadre d'orientation stratégique de la diplomatie;
          • Réduire les charges de fonctionnement, rationaliser et moraliser les dépenses, sécuriser les recettes consulaires;
          • Qualifier les ressources humaines;
          • Participer au processus d'intégration politique et économique sous régionale et régionale;

            Contrairement à des pays comme le Sénégal et le Mali, la Guinée n'a globalement pas su gérer avec efficacité les opportunités offertes par sa diaspora aussi bien en termes financier, technique qu'intellectuel; L'intégration des compatriotes résidant à l'étranger demeurera une forte préoccupation de l'UFDG.

            Les guinéens de l'étranger souffrent, à des degrés divers, de leur exil volontaire ou forcé. Plus grave, ils rencontrent d'énormes difficultés à leur retour dans le pays. En vue de leur porter assistance, il sera mis en place, au plan national, une structure d'accueil et une politique d'aide à la réinsertion.

             A l'étranger, les attributions des services consulaires seront réadaptées. Ce faisant, l'UFDG se donne pour objectif de les impliquer davantage dans le processus de développement national, y compris en canalisant leur épargne pour financer des investissements dans l'habitat et dans les secteurs hautement générateurs de richesses et d'emplois.

            •  Prendre en charge l'assistance et la protection des guinéens de l'étranger;

            •  Impliquer davantage dans le processus de développement national et de consolidation de la démocratie;
            • Offrir aux guinéens de l'Etranger, des opportunités d'affaires et d'emploi dans le secteur privé;
            •  Créer un Haut Conseil des Guinéens de l'étranger et en faire un partenaire de travail du Ministère des Affaires Etrangères; - Créer une Agence de promotion et d'investissement pour les Guinéens de l'étranger.
            •   L'organisation d'un Forum des Guinéens de l'étranger, faciliterait grandement la conception et la mise en œuvre d'un tel projet. A cet effet, elle envisage :

            Santé Publique

            Détails

            Le système de santé guinéen a longtemps souffert d'un manque d'infrastructures adaptées aux besoins de la population, d'un déficit criant d'équipements, de la mauvaise répartition du personnel, d'un laisser-aller dans la gestion des services et en conséquence de la mauvaise qualité générale des soins. Ces insuffisances sont elles-mêmes la conséquence d'un niveau de financement budgétaire bas et mal structuré surtout ces dix dernières années. Les enfants, les femmes, les personnes âgées et les moins nantis sont particulièrement affectés.

            - Des infrastructures défectueuses et largement insuffisantes se traduisant par un faible accès des populations aux structures de soins de santé ; - Un sous équipement des hôpitaux et centres de santé limitant fortement la fonctionnalité des structures de santé à tous les niveaux ; - Un personnel insuffisant, mal réparti, peu qualifié et très démotivé ;

            Le ratio actuel des professionnels de la santé (médecin, infirmiers et sage femmes) et populations desservies tourne autour de 0.359 pour 1000 habitants contre un ratio recommandé de 2.3/1000 habitants par OMS. Le fossé est donc grand entre la situation en Guinée et la norme internationale. Un système d'approvisionnement en médicaments et réactifs de laboratoire gangrené par la corruption et l'incompétence exposant les structures de santé à des ruptures, les populations à des soins de mauvaise qualité et les professionnels de santé à une perte de crédibilité.

            Cette situation est due à la mauvaise gouvernance du système national de santé qui se caractérise par:

            - Un système de contrôle de qualité des médicaments quasi-inexistant, donc incapable de protéger les populations contre les faux médicaments et les produits périmés ;

             - Des coûts de soins de santé trop élevés pour les populations, particulièrement pour les ménages pauvres qui restent les plus nombreux (55% des ménages) ; ce qui prive bon nombre de nos compatriotes de la possibilité d'utiliser les hôpitaux et centres de santé.

            Cette situation est due au sous- financement chronique du système de santé lui même explicable par la faiblesse du budget santé de l'Etat (inférieur à 9%) et la quasi-absence de couverture des populations par une quelconque assurance maladie.

            Ceci témoigne de l'abandon des responsabilités de l'Etat qui refile les coûts des soins de santé aux ménages, souvent pauvres, qui paient plus de 50% des dépenses de santé ; - La mauvaise gestion des ressources financières et matérielles disponibles le tout entretenu par l'absence de transparence dans le système ; - Un marché noir qui s'est installé dans les structures publiques de santé.

            Ces mêmes facteurs, caractéristiques de la mauvaise gouvernance du système, ont favorisé l'expansion rapide et la difficulté à contrôler l'épidémie à virus Ebola, en son temps, et plus récemment le COVID 19.

            L'organisation par le pouvoir en place des prétendues élections législative et référendaire le 22 mars 2020 en pleine expansion du COVID 19 est une bonne illustration de cette mauvaise gouvernance.

            Pour remettre le système de santé en capacité de répondre adéquatement aux besoins de santé des populations guinéennes, l'UFDG, conformément à sa vocation d'améliorer le bien-être de la population, envisage de refonder le système de santé autour des principes et valeurs suivants : (i) l'équité dans l'accès aux soins (ii) La solidarité nationale au bénéfice de toutes de couches sociales (iii).La disponibilité de soins de santé de qualité (iv) la transparence et la responsabilité mutuelle (v) le respect de l'éthique et de la déontologie médicale. La réalisation de cette priorité passera par le développement de paquets de soins et services répondant aux besoins de la mère et de l'enfant aux différents niveaux de la pyramide sanitaire (vaccination, suivi de la grossesse,).

            • L'accès gratuit de la mère et de l'enfant aux soins de santé sera garanti par :
            • Prendre en charge gratuitement les enfants de moins de 5 ans et les femmes en grossesse ;
            • Rendre effective la gratuité de la césarienne et des autres soins ;
            • Eliminer tous les décès maternels évitables (avec une bonne couverture et la disponibilité des Soins obstétricaux et néonataux d'urgence (SONU) ,selon les normes de l'OMS pour assurer la qualité des soins ;
            • Mettre en œuvre un système de surveillance des décès maternels et de la riposte.
            • Eliminer de tous les décès néonataux évitables (survie de l'enfant classique ciblant les principales causes de mortalité des nouveau-nés - la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, la couverture vaccinale).
            • Promouvoir et soutenir la scolarisation de la jeune fille et interdire le mariage des enfants (multisectorialité qui influence directement nos résultats sanitaires)
            • S'attaquer aux morbidités liées aux fistules obstétricales qui constituent des causes d'humiliation des femmes et de leurs familles.
            • Mettre en place un programme d'extension et de modernisation des infrastructures et équipements de santé pour offrir aux personnels de santé un cadre et des moyens de travail adéquats et aux usagers des services de santé un cadre d'accueil et de séjour approprié ;
            • Renforcer les capacités professionnelles par la formation de spécialistes, de techniciens supérieurs et de paramédicaux spécialisés pour les différents services médicaux et médicaux techniques ;
            • Développer une véritable stratégie de fidélisation des personnels de santé pour les zones défavorisées. Le déploiement équilibré des professionnels de la santé partout dans le pays. Par exemple, seuls 17% des professionnels de la santé servent en milieu rural pour couvrir 70% de la population du pays, alors que 83% de ces derniers se retrouvent en milieu urbain pour couvrir seulement 30% de la population.

             Aussi les statistiques nationales indiquent que 55% des agents de santé se retrouvent à Conakry qui ne représente que 15% de la population ;

            ·         Renforcer le plateau technique des hôpitaux pour la prise en charge correcte des besoins essentiels de santé de la population ; Fournir aux structures de santé des ressources essentielles pour leur bon fonctionnement : un personnel adéquat en effectif et en qualité, les médicaments, les vaccins et les équipements, y compris des réfrigérateurs solaires pour la conservation des vaccins

            ·          Etendre la couverture sanitaire par la construction d'hôpitaux modernes, de centres de santé et de postes de santé conformément à la carte sanitaire qui sera élaborée de façon consensuelle ; Mettre en 'un réseau fort de laboratoires de santé publique pour le diagnostic clinique et la surveillance épidémiologique par la création d'un laboratoire national de référence et des antennes régionales ;

            • Soutenir le développement de l'assurance maladie pour protéger les malades et leurs familles des couts catastrophiques des soins de santé ;
            • Assainir le secteur pharmaceutique et promouvoir la production nationale pharmaceutique ; La revitalisation du secteur pharmaceutique pour garantir un approvisionnement de qualité en médicaments, réactifs et autres commodités de santé et préserver les populations contre les risques d'intoxication tout en garantissant le monopole pharmaceutique ;
            • Revitaliser les dépôts pharmaceutiques régionaux pour les rapprocher des structures périphériques et réduire ainsi les ruptures de stocks des produits de santé ;
            • Mettre en place 'un encadrement du secteur privé et l'amélioration de la règlementation dans ce secteur pour prendre en compte les services offerts en dehors du service public et mettre en place des mécanismes de contrôle pour garantir la qualité des soins et le respect des droits du citoyen ;
            • La prévention et la prise en charge adéquate des principales maladies et autres problèmes de santé en vue de leur contrôle voire de leur élimination. Ce sont les maladies infectieuses et parasitaires comme le paludisme, les diarrhées, les infections respiratoires aigües et les maladies chroniques transmissibles comme le VIH, la tuberculose, la lèpre.

            L'UFDG mettra en place des programmes de lutte contre le VIH, la tuberculose et le Paludisme qui seront mieux réorganisés et dotés de plus de moyens pour élargir l'accès et la qualité des services (préventifs, curatifs et de soutien) prodigués. La dimension communautaire de la lutte contre ces trois principales maladies sera renforcée et l'aspect genre sera pris en compte dans ce renforcement.

            La gouvernance dans la gestion des trois programmes sera également améliorée pour crédibiliser nos relations avec les partenaires multilatéraux. Les maladies chroniques non transmissibles comme : les maladies cardiovasculaires, le diabète, les cancers et les infections respiratoires chroniques. Ces quatre principales maladies non transmissibles constituent les principales causes de souffrance qui affectent nos populations riches ou pauvres.

            Elles ne sont pas seulement un problème de santé, elles ont également un impact économique considérable car elles ont tendance à affecter principalement les gens qui sont encore économiquement productifs (décès prématurés).

            • L'UFDG mettra en place une stratégie nationale sur les maladies chroniques non transmissibles et dans sa mise en œuvre on prendra en compte les aspects règlementaires, législatifs, d'aménagement urbain pour la création d'un environnement favorable, de mobilisation et d'habilitation communautaire pour promouvoir des comportements sains, la formation du personnel médical pour renforcer les capacités, la réorientation des services de santé pour s'adapter à la menace des maladies non transmissibles.
            • Contrôler des maladies dites de civilisation comme les traumatismes dus aux accidents de circulation, les violences, la toxicomanie.
            •  Eliminer la maladie à Coronavirus sera une priorité absolue. De tous les maux dont souffre le système de santé guinéen, la mal gouvernance et le défaut de leadership est le plus urgent à combler car toutes les insuffisances sanitaires qui précèdent s'y rattachent d'une manière ou d'une autre.

            L'UFDG, remettra le système de santé sur le cap d'une nouvelle gouvernance, à travers :

            • Promouvoir la gestion axée sur les résultats,
            • Assurer la coordination des interventions et des concours des partenaires techniques et financiers,
            • Instaurer la reddition des comptes par la mise en place d'un système de suivi-évaluation rigoureux,
            • Assurer la coordination intersectorielle en vue de la mise en cohérence des politiques sectorielles concourant à l'amélioration de l'état de santé des populations : politique d'instruction et d'éducation, d'accès à l'eau potable et à l'assainissement et de réduction des inégalités sociales qui sont des déterminants importants de la santé.
            • Améliorer l'assainissement des villes et quartiers et l'approvisionnement en eau potable. Appliquer correctement les lois et règlements dans le secteur pour minimiser les pratiques déviantes et les fautes professionnelles.

             

            Tourisme et Hôtellerie

            Détails

            Au regard de son riche potentiel, le tourisme figure parmi les secteurs clé pour la Guinée dont la valorisation rationnelle du patrimoine, pourra générer des effets d'entraînement sûrs en direction des différents paliers de la structure économique nationale avec un soutien renforcé du programme de développement durable et de la réduction de la pauvreté.

            Secteur transversal et multisectoriel, le tourisme fait partie des structures économiques dont la croissance est la plus rapide dans le monde. Il est à forte intensité de main-d'œuvre et un vecteur important d'emploi et de développement. Il est essentiel que la Guinée y tienne toute sa place et intègre cette importante filière économique, sociale et culturelle qu'est le tourisme dans son programme de développement, en raison notamment :

            • De la richesse et de la diversité incomparable de son patrimoine naturel et culturel ;
            • De son riche potentiel en ressources humaines et des capacités d'innovation de ses populations.

            Entre rivières et forêts, plages et plaines, montagnes et savanes, flore luxuriante et faune diverse, la Guinée est en fait une synthèse de l'Afrique de l'ouest pouvant servir de cadre idéal du tourisme équitable pour l'amorce d'un développement durable. La Guinée offre des conditions intéressantes de développement pour la plupart des types de tourisme réalisable en zone tropicale. Le pays dispose d'un des potentiels les plus complets de l'Afrique subsaharienne

            Constat et obstacles à lever :

            Malgré ce riche potentiel, la Guinée accueille moins de 60 000 touristes par an (2016), la plupart venant pour des motifs professionnels. En fait, la Guinée appartient à la catégorie des pays les moins visités d'Afrique et est même classée par la division AFTEP (Africa Région Financial and Private Sector Development) de la Banque Mondiale, comme pays pré-émergeant en matière de tourisme.

            En Guinée, à l'image de plusieurs autres filières, le constat révèle que le tourisme est confronté à des obstacles majeurs, à des défis importants qui se posent notamment au plan managérial, de l'offre et de la demande touristiques. IL y a notamment :

            Au niveau managérial :

            • Une faible volonté politique : Trois schémas directeurs élaborés entre 1990 et 2000, restés généralement inappliqués ;
            • Une insuffisance d'un corps de managers, de promoteurs, de professionnels et de leadership ;
            • Une faible mobilisation des recettes touristiques.

            Au niveau de l'offre :

            • Un parc hôtelier faible, généralement non classé, rapport qualité/prix inadéquat;
            • Des infrastructures d'accueil concentrées à près de 80% à Conakry, avec l'option pour des réceptifs hôteliers de haut de gamme (pour le tourisme d'affaires) avec des prix prohibitifs qui éloignent la clientèle ; un taux moyen d'occupation de 27 à 29% ; un déficit notoire de réceptifs intermédiaires pour le tourisme de loisirs ;
            • Une infrastructure routière inadéquate, une faible intégration du produit touristique dans le milieux environnemental; les rincipaux sites ne sont pas amenagés,sont difficiles d'accès et non balisés
            • Une insuffisance de l'offre énergétique et des coûts des facteurs élevés ;
            • Une absence de villages et campements touristiques, d'auberges, de motels ;
            • Une faible intégration du riche potentiel artisanal ;
            • Une dégradation poussée des ressources naturelles et de l'environnement (feu de brousse, coupe abusive du bois, chasse tous azimuts).

            Au niveau de la demande :

            • L'absence de stratégie de promotion et de vente de la destination ; la Guinée pâtit d'une image négative doublée d'une absence d'identité auprès des marchés émetteurs ;
            • Le tourisme d'affaires reste la principale composante des arrivées ; en 2016 le tourisme de loisirs représente 7,5% des arrivées ;
            • Peu d'agences spécialisées dans l'organisation des voyages touristiques, faible élaboration du produit, absence d'un cadre de facilitation ;
            • Coût prohibitif des tarifs à destination de la Guinée.

            Ce constat révèle à suffisance le paradoxe entre le riche potentiel touristique de la Guinée et la médiocrité des résultats d'une part, et l'actualité brûlante de la relance du tourisme d'autre part.

            Composantes des actions à mener

            La nature a forgé la vocation touristique de la Guinée, l'Histoire et la Culture l'ont renforcée. Pour l'UFDG, la pauvreté n'est pas une fatalité. Le tourisme peut être une alternative pour dépasser « le paradoxe guinéen » : pauvreté croissante au sein d'un potentiel immense.

             L'UFDG se fixe comme objectif fondamental : l'élaboration d'une « Stratégie nationale de développement Durable du tourisme». Ce plan d'action à court, moyen et long termes sera respectueux des évolutions et des exigences des marchés touristiques internationaux, traditionnels, domestiques et émergents. Bref, un tourisme durable, intégré à l'économie nationale et sous-régionale, favorisant le développement participatif à la base avec des effets multiplicateurs et induits.Ce plan d'action sera concentré sur les actions ci-après :

            • Investir et bâtir un produit capable de soutenir la concurrence ;
            • Former des professionnels et impliquer les populations à la base ;
            • Innover et coopérer pour les besoins de la promotion et de la vente de la destination Guinee;
            • Assurer les facilitations requises ;
            • Procéder à la déconcentration et à la décentralisation de l'Administration nationale du tourisme et des organisations professionnelles faîtières aux plans institutionnel et opérationnel ;   
            • Développer  et  promouvoir  le  partenariat  public-privé-populations (PPPPP) et la construction d'hôtels de niveau intermédiaire harmonieusement répartis à l'intérieur du pays ;
            • Favoriser l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication ;
            • Produire des richesses tout en veillant à réduire les inégalités sans pour autant dégrader l'environnement ;
            • Encourager le genre
            • Mettre en œuvre le cadre règlementaire régional et international auquel la Guinée a adhéré, notamment : l'OHADA, le Code Mondial d'Ethique du Tourisme, la Convention des Nations Unies pour la Diversité Biologique, la Convention de Paris sur la Protection du Patrimoine Mondial Culturel et Naturel, la Convention de Maputo sur la Conservation de la Nature et des Ressources Naturelles, la Convention sur la Protection et la Promotion de la Diversité des Expressions Culturelles, la Déclaration de Québec sur l'Ecotourisme…

            Ces actions vont s'adosser :

            • Le développement et la promotion de produits phares pour apporter plus de notoriété à la destination : le tourisme de vision des chimpanzés (écotourisme) et le tourisme culturel (les Ballets Africains de Guinée et le tourisme de mémoire à travers les sites négriers).
            • La promotion d'une approche en termes de pôles touristiques en s'appuyant sur des zones de forte concentration en ressources touristiques : les îles de Loos, Bel Air, Dalaba et environs, le Badiar, le Bassin du Haut Niger, la Région du Mont Nimba. 

            Pour un tourisme émergent en Guinée, l'objectif final de l'UFDG s'inscrit dans un cadre global : réussir à passer de la vente d'une structure d'hébergement, à la promotion d'une destination, du produit monolithique au package, de la vision linéaire à la réalité transversale, le tout contribuant de manière significative au relèvement du produit intérieur brut (PIB) et de l'emploi

            Activité transversale par excellence, secteur productif et marchand de premier plan, l'artisanat couvre des activités de production, de transformation, d'extraction, d'entretien, de réparation ou de prestation de services, essentiellement manuelles exercées dans les secteurs des métaux, du cuir, du bois et fibres végétales, du textile, du bâtiment, de l'alimentation, des prestations de services et autres activités diverses.

             L'artisanat est exercé sur toute l'étendue du territoire national par des maîtres artisans, compagnons, aides familiaux, ambulants, apprentis et salariés provenant des couches analphabètes, diplômés sans emploi, des jeunes déscolarisés, des handicapés, des populations déplacées et de réfugiés. Aucun secteur ne répond autant que l'artisanat aux triples dimensions économique, sociale et culturelle avec tant de possibilités.

             Pour l'UFDG, l'artisanat doit être au cœur du développement durable et de la réduction de la pauvreté. Il fournit plus de 40% de la production manufacturière, occupe environ 15% de la population guinéenne active et plus de 30% de la population urbaine. De nos jours, ce secteur avoisine un million d'artisans avec des centaines de milliers d'entreprises et d'apprentis. L'artisanat travaille en synergie avec le tourisme, l'agriculture, l'alimentation, la pêche, les mines, la construction, la culture, l'industrie et le PME...

             Obstacles et contraintes :

            En dépit de l'existence d'une Lettre de Politique de Développement de l'Artisanat (LPDA) vieille de plus de10 ans et dont la mise en œuvre effective n'a malheureusement pas vu le jour, l'artisanat n'arrive pas à émettre, malgré son dynamisme, tous les effets d'entraînement inhérents à son riche potentiel. Il se trouve confronté à des difficultés d'ordre endogène et exogène doublées de la rigidité et de l'instabilité de l'environnement institutionnel et de la rareté des ressources qui limitent sa productivité et sa compétitivité. Ces difficultés se situent principalement au niveau notamment :

            •  Du cadre institutionnel;
            •  De la formation professionnelle et de l'alphabétisation;
            •  Des facteurs de production ;
            •  De l'accès à l'eau et à l'énergie ;
            •  De l'accès aux marchés financiers ;
            •  De l'approvisionnement;
            • De la commercialisation.

            Opportunités : Au regard de son important potentiel, l'artisanat peut contribuer largement à l'effort de :

            • Création d'emplois et de revenus;
            • Formation professionnelle des jeunes;  
            • Valorisation des matières premières locales;
            • Limitation de l'exode rural; réduction de la pauvreté ;
            • Développement des infrastructures;
            • L'équilibre de la balance des paiements;  
            • Promotion et de la commercialisation des produits artisanaux;
            • Redistribution plus équitable des ressources ;
            • Cohésion entre les secteurs productifs

            Mesures et actions de développement de l'Artisanat :

            En s'investissant dans le développement de l'artisanat, l'UFDG mettra tout en œuvre pour la réorganisation en profondeur du secteur, l'amélioration des compétences, l'accroissement de la productivité et de la compétitivité à travers la conception et la réalisation par étapes d'un programme de relance intégré au plan national de développement. Il s'agit d'apporter à ce secteur l'appui dont il a besoin pour lui permettre de jouer pleinement son rôle dans la lutte contre la pauvreté pour un développement durable assuré.

            Les principales tâches identifiées seront, selon leur dimension et leur priorité, insérées dans un programme à court, moyen et long termes. Actions à court terme : réactualisation de la Lettre de Politique et de Développement de l'Artisanat (LPDA); recensement national et classification des artisans par filière ; révision du Code de l'artisanat; élaboration d'une stratégie de formation, élaboration d'un programme de financement du secteur artisanal; réactualisation du Fonds de Développement et de Promotion de l'Artisanat;

            Actions à moyen et long termes :

            • Organisation périodique (annuelle) d'une Foire Nationale de l'Artisanat ; élaboration et mise en œuvre d'une stratégie marketing et de promotion de l'artisanat ;
            • Normalisation, certification et protection des produits artisanaux ;
            • Construction de villages artisanaux dans toutes les préfectures de la Guinée recherche et vulgarisation de technologies appropriées liées à l'artisanat;
            • Formalisation progressive des activités artisanales ;
            • Création d'un Observatoire de l'artisanat ;
            • Amélioration de la qualification professionnelle et renforcement des compétences à travers des ateliers, séminaires et des voyages d'études.

             L'UFDG est persuadée que par son rôle essentiel dans la valorisation des produits locaux, du patrimoine culturel et des compétences techniques, l'artisanat guinéen, bien structuré, accompagné et soutenu par un programme clair et précis ponctué d'actions à court, moyen et long termes, servira de moteur d'une économie nationale dynamique au service du bien-être des populations sans exclusive


            •  Une infrastructure routière inadéquate, une faible intégration du produit touristique dans le milieu environnemental ; les principaux sites ne sont pas aménagés, sont difficiles d'accès et non balisés ;

            - une insuffisance de l'offre énergétique et des coûts des facteurs élevés ; - une absence de villages et campements touristiques, d'auberges, de motels ; - une faible intégration du riche potentiel artisanal ; - une dégradation poussée des ressources naturelles et de l'environnement (feu de brousse, coupe abusive du bois, chasse tous azimuts). Au niveau de la demande : - l'absence de stratégie de promotion et de vente de la destination ; la Guinée pâtit d'une image négative doublée d'une absence d'identité auprès des marchés émetteurs ; - Le tourisme d'affaires reste la principale composante des arrivées ; en 2016 le tourisme de loisirs représente 7,5% des arrivées ; - peu d'agences spécialisées dans l'organisation des voyages touristiques, faible élaboration du produit, absence d'un cadre de facilitation ; - coût prohibitif des tarifs à destination de la Guinée.

            Ce constat révèle à suffisance le paradoxe entre le riche potentiel touristique de la Guinée et la médiocrité des résultats d'une part, et l'actualité brûlante de la relance du tourisme d'autre part. Composantes des actions à mener La nature a forgé la vocation touristique de la Guinée, l'Histoire et la Culture l'ont renforcée. Pour l'UFDG, la pauvreté n'est pas une fatalité.

            Le tourisme peut être une alternative pour dépasser « le paradoxe guinéen » : pauvreté croissante au sein d'un potentiel immense. L'UFDG se fixe comme objectif fondamental : l'élaboration d'une « Stratégie nationale de développement Durable du tourisme ». Ce plan d'action à court, moyen et long termes sera respectueux des évolutions et des exigences des marchés touristiques internationaux, traditionnels, domestiques et émergents. Bref, un tourisme durable, intégré à l'économie nationale et sous-régionale, favorisant le développement participatif à la base avec des effets multiplicateurs et induits.

            Ce plan d'action sera concentré sur les actions ci-après : - Investir et bâtir un produit capable de soutenir la concurrence ; - Former des professionnels et impliquer les populations à la base ; - Innover et coopérer pour les besoins de la promotion et de la vente de la destination Guinée ;

             Assurer les facilitations requises ;

            Procéder à la déconcentration et à la décentralisation de l'Administration nationale du tourisme et des organisations professionnelles faîtières aux plans institutionnel et opérationnel ;

             


            Ces actions vont s'adosser sur : le développement et la promotion de produits phares pour apporter plus de notoriété à la destination ; le tourisme de vision des chimpanzés (écotourisme) et le tourisme culturel (les Ballets Africains de Guinée et le tourisme de mémoire à travers les sites négriers).

            La promotion d'une approche en termes de pôles touristiques en s'appuyant sur des zones de forte concentration en ressources touristiques : les îles de Loos, Bel Air, Dalaba et environs, le Badiar, le Bassin du Haut Niger, la Région du Mont Nimba.

             Pour un tourisme émergent en Guinée, l'objectif final de l'UFDG s'inscrit dans un cadre global : réussir à passer de la vente d'une structure d'hébergement, à la promotion d'une destination, du produit monolithique au package, de la vision linéaire à la réalité transversale, le tout contribuant de manière significative au relèvement du produit intérieur brut (PIB) et de l'emploi.

             Artisanat Activité transversale par excellence, secteur productif et marchand de premier plan, l'artisanat couvre des activités de production, de transformation, d'extraction, d'entretien, de réparation ou de prestation de services, essentiellement manuelles exercées dans les secteurs des métaux, du cuir, du bois et fibres végétales, du textile, du bâtiment, de l'alimentation, des prestations de services et autres activités diverses.

            L'artisanat est exercé sur toute l'étendue du territoire national par des maîtres artisans, compagnons, aides familiaux, ambulants, apprentis et salariés provenant des couches analphabètes, diplômés sans emploi, des jeunes déscolarisés, des handicapés, des populations déplacées et de réfugiés.

            Aucun secteur ne répond autant que l'artisanat aux triples dimensions économique, sociale et culturelle avec tant de possibilités. Pour l'UFDG, l'artisanat doit être au cœur du développement durable et de la réduction de la pauvreté. Il fournit plus de 40% de la production manufacturière, occupe environ 15% de la population guinéenne active et plus de 30% de la population urbaine.

            De nos jours, ce secteur avoisine un million d'artisans avec des centaines de milliers d'entreprises et d'apprentis. L'artisanat travaille en synergie avec le tourisme, l'agriculture, l'alimentation, la pêche, les mines, la construction, la culture, l'industrie et le PME...

            Obstacles et contraintes : En dépit de l'existence d'une Lettre de Politique de Développement de l'Artisanat (LPDA) vieille de plus de10 ans et dont la mise en œuvre effective n'a malheureusement pas vu le jour, l'artisanat n'arrive pas à émettre, malgré son dynamisme, tous les effets d'entraînement inhérents à son riche potentiel.

             Il se trouve confronté à des difficultés d'ordre endogène et exogène doublées de la rigidité et de l'instabilité de l'environnement institutionnel et de la rareté des ressources qui limitent sa productivité et sa compétitivité. Ces difficultés se situent principalement au niveau notamment : du cadre institutionnel; de la formation professionnelle et de l'alphabétisation; des facteurs de production ; de l'accès à l'eau et à l'énergie ;  de l'accès aux marchés financiers ; de l'approvisionnement; de la commercialisation.

            .



             

            Transport et Travaux Publics

            Détails

            Consciente du rôle que jouent les transports dans le processus de développement économique et social du pays, l'UFDG entend faire de ce secteur un des axes majeurs de son programme. Force est de reconnaître que de nos jours le secteur des transports, des infrastructures routières et du BTP se trouvent dans une léthargie qui handicape fondamentalement tout projet de développement à travers le pays.

            Les multiples réformes structurelles, opérées dans ce secteur, les regroupements et séparations répétées des départements ministériels ont créés des interférences et des duplications inaptes à instaurer une gestion technique et budgétaire cohérente des différentes structures ainsi que la constitution d'une banque de données fiable.

            L'ensemble de ces politiques a abouti à une situation qui présente un tableau globalement sombre :

            ·   Un réseau routier offrant un service nettement insuffisant comprenant à ce jour 14000km de routes nationales sur lesquelles 2300km sont revêtus dont plus de 50% sont en mauvais état.

            ·   Un personnel doublé par des recrutements massifs et des affectations anarchiques de jeunes généralement mal formés avec des profils non conformes à ceux du secteur ;

            ·  Sur un parc de 600 PME enregistrées dans le secteur, à peine une dizaine possède un matériel de travail relativement adéquat, mais disposant d'une faible capacité financière ;

            · Dispersion dans la gestion des routes ; les pistes rurales, prolongement des routes nationales sont tantôt réalisées par la Direction du Génie Rural du ministère de l'Agriculture, tantôt par les Travaux Publics ;

            ·  Gestion alternative des voiries urbaines par le Ministère de l'Habitat à travers la Direction de l'Aménagement du Territoire (DTU) et le Ministère des Travaux Publics ;

            · Absence d'un plan cohérent d'intervention, avec des contrats qui n'obéissent à aucune étude préalable et sans contrôle indépendant, toute chose entraînant des travaux urgents, coûteux et peu efficients ;

            ·  Une baisse significative de la contribution des bailleurs de fonds extérieurs à cause de la mauvaise gouvernance, favorisant les marchés de gré à gré ;

            ·   Destruction prématurée des routes nationales généralement étroites empruntées par des camions gros porteurs à cause de la surcharge à l'essieux doublée de la faiblesse des services de contrôle perméables à la corruption ;

            ·    Faiblesse systématique ou absence d'un système fiable de transport public urbain et interurbain. Pour corriger toutes ces lacunes, l'UFDG poursuivra les réformes que son candidat avait initié en 2005 en les adaptant à la situation actuelle, notamment la correction des projets inscrits au PNDS sans aucune cohérence.

            Il s'agit de mettre en œuvre une nouvelle politique de développement du secteur. Celle-ci visera à disposer d'infrastructures routières suffisamment étoffées, revêtues, performantes et exploitables en toutes saisons interconnectées aux routes régionales et communautaires. Ce plan d'action vise aussi le désenclavement des zones de production.

            Les actions prioritaires à court, moyen et long termes porteront principalement sur :

            - La préservation des acquis par un entretien efficient du patrimoine routier existant ;

             - La poursuite de la construction des grands axes routiers reliant la Guinée aux pays limitrophes, facilitant ainsi les échanges commerciaux ;

             - Le remplacement progressif des 27 bacs fluviaux situés sur le réseau national par des ponts définitifs ; 

            - La liaison de toutes les préfectures du pays à la capitale par des routes bitumées et porter les ouvrages de franchissement au gabarit international ; 

            - Le désenclavement des zones de grande production agricole en les reliant aux zones de grande consommation; - L'extension du réseau routier revêtu en tenant compte de l'impérieuse nécessité de réduire les disparités entre les régions, sans pour autant sacrifier les critères de rentabilité souvent exigées par les donateurs ; 

            - L'implication des Sociétés privées spécialisées dans le transport urbain et interurbain ; 

            - Le désenclavement des 4 régions naturelles par l'aménagement des aéroports de proximité (N'Nzérékoré, Kankan, Labé, Boké, Faranah, Sambailo) ; 

            - La finalisation des études de faisabilité de l'aéroport de Maféréyah dans l'objectif d'un déplacement futur de l'aéroport de Conakry ; 

            - La réalisation du chemin de fer Conakry-Kankan, permettant entre autres de soulager les routes des convois lourds à destination de l'intérieur du pays et faciliter le drainage des produits agricoles et miniers vers Conakry. La réalisation de cette voie commencera par la réalisation des 36 km sous forme de métro surface ; 

            - La mutualisation des chemins de fer privés et publics par zone dans l'objectif d'accroître leur rentabilité ;

             - La réorganisation à grande échelle du secteur marchand du Port de Conakry dans le double but de réduire le temps de chargement et de déchargement des navires tout en réduisant le coût des opérations portuaires ;

             - La revue, l'adaptation et la vulgarisation de toutes les Conventions relatives au secteur dans l'intérêt des parties contractuelles ; 

            - Le renforcement du programme d'équipement de transport, de règlementation de suivi et de contrôle ;

            - L'application à la lettre de la règlementation en matière de délivrance de permis de conduire, et de contrôle technique des véhicules ; 

            - La règlementation systématique de la circulation dans les cités urbaines avec implantation de tous les équipements requis en la matière.

             

            Urbanisme et Habitat

            Détails

            Selon les estimations du Ministère du plan, la population urbaine de la Guinée représente environ 30% de la population totale, avoisinant les 4120000 âmes en 2020. La capitale Conakry concentrerait plus de la moitié de cette population doublée d'une forte croissance démographique ; avec comme caractéristiques :

            ü  Une urbanisation accélérée, galopante, non maitrisée, soumise à l'exode rural ;

            ü  Une absence de schéma directeur de développement urbain ;

            ü  Une mobilisation financière insignifiante et une absence
            d'opérations d'aménagement ;

            ü  Un manque d'infrastructures et d'équipements collectifs et
            inexistence de logements sociaux, même pour les couches vulnérables ;

            ü  Le taux de ménages locataires reste très élevé ;

            ü  Une prépondérance des constructions anarchiques (bidonvilles et
            taudis), une dégradation de l'environnement et du cadre de vie ;

            ü  Une alimentation subsidiaire et irrégulière en eau et en électricité ;

            ü  Une évacuation inadéquate des eaux usées et des déchets en général ;

            ü  Des routes étroites et encaissées, difficilement praticables, en proie à des embouteillages quasi permanents Un diagnostic du secteur fait ressortir des défis majeurs :

            ü  La prépondérance de l'habitat précaire à plus de 80%, avec des concentrations excessives ;

            ü  L'absence de mécanismes de financement approprié ;

            ü  L'absence de politique sociale du logement ;

            ü  La faiblesse du partenariat public/privé et le manque d'assistance à l'auto construction ;

            ü  La vulnérabilité du titre foncier explique souvent la réticence des banques privées à financer l'immobilier.

            Les déséquilibres structurels qui caractérisent aujourd'hui le pays en matière d'aménagement et de développement de l'urbanisme et de l'habitat sont une préoccupation majeure pour l'UFDG. Pour réajuster le tir et corriger cette situation, l'UFDG envisage de reformuler la politique nationale d'aménagement et de développement du territoire.

            Articulation des principaux axes d’actions :

            ·  Réactualisation du Schéma National d'Aménagement du Territoire (SNAT) ;

            ·  Elaboration d 'un diagnostic territorial et stratégique synthétique du territoire national ;

            ·  Construction d'une armature équilibrée de centres urbains et ruraux offrant des services de base nécessaires à leur épanouissement ;

            ·   Création de sociétés privées, mixtes et publiques d'aménagement de terrains urbains et ruraux ;

            ·   Réduction des disparités entre les différentes régions du territoire national ;

            ·   Élaboration d'une politique du logement social ;

            ·    Mise en place d'un fonds national pour l'habitat ;

            ·   Création de la Banque Nationale de l'Habitat ;

            ·    Création de nouvelles réserves foncières de l'État et des Collectivités, les sécuriser et les immatriculer dans le livre foncier ;

            ·    Réservation des emprises des grands projets routiers notamment pour le tracé de l'autoroute à 2x3 voies Dakar-Abidjan prévu par la CEDEAO

             

            Laye Souleymane
            Diallo
            PLP

            Administration

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Affaire Sociale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Agriculture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Civisme et Droit Humain

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Commerce et Industrie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Defense et Sécurité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Eau et Electricité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Economie et Finance

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Education Nationale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Environnement

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Gouvernance et Corruption

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Jeunesse, Art, Sport et Culture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Justice

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Media et TIC

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Mine

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Pêche et Elevage

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Politique Etrangère

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Santé Publique

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Tourisme et Hôtellerie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Transport et Travaux Publics

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Urbanisme et Habitat

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Ousmane
            Doré
            MND

            Administration

            Détails

            • Bâtir une administration efficace véritablement tournée vers le développement et le service public, en œuvrant à la formation d’administrateurs qualifiés issus de grandes Écoles spécialisées, telles que l’ENA et l’adoption d’un code d’éthique des agents de la fonction publique.
            •  Instaurer la culture de contrôle et de tolérance zéro pour les actes avérés de corruption au sein de  l’administration publique en assurant le contrôle régulier des agents des services financiers et des administrateurs des crédits ;
            • Récompenser les méritants et sanctionner les défaillants et indélicats ;

            • Assurer la gestion rationnelle et transparente des ressources humaines par la prise en compte de critères objectifs, tels la compétence, l’intégrité morale et la probité dans la nomination des cadres à tous les niveaux et, principalement la promotion des hauts fonctionnaires.

            Affaire Sociale

            Détails

            Pour rendre les femmes économiquement plus autonomes, le MND engagera les actions suivantes :

            • Convocation des « États généraux de la Femme guinéenne » pour redessiner et mettre en œuvre une politique ambitieuse de promotion de la femme en Guinée au plan de l’éducation, de la formation et de son intégration sociale, économique et politique.
            • Mise en œuvre par des lois, des mesures et des actions fortes et courageuses pour rattraper le grand retard de la Femme guinéenne dans notre société, en assurant dans un premier temps le principe de 1/3 de quota de représentativité à tous les postes électifs.
            • La construction de centres régionaux d’insertion sociale des populations vulnérables : les orphelins et les enfants de la rue notamment dans les villes à l’intérieur du pays, femmes en détresse qui subissent des violences conjugales ou victimes de la délinquance, personnes âgées vivant seules ou abandonnées.
            • Mise en place d’un fond de garantie de 800 millions GNF pour favoriser l’accès au crédit bancaire par les femmes et d’un mécanisme de financements en faveur des petites exploitations féminines agricoles appelé les calebasses Dore.

            • Travailler avec nos partenaires de la BAD en vue de faire bénéficier la femme Guinéenne de l’initiative AFAWA (Affirmative Finance Action for Women in Africa) qui est une initiative panafricaine pour favoriser l’accès des femmes au financement.

            Agriculture

            Détails

            Pour promouvoir les secteurs économiques porteurs de croissance, le MND s’engage  dans le secteur agricole à

            • Consacrer au moins 15% du budget de l’Etat au secteur primaire conformément aux déclarations de Malabo ;
            • Créer à travers le pays 15 zones de transformation agricoles pendant les 10 prochaines années.
            • Créer une Banque de Développement Agricole offrant à la fois des services avancés pour le développement des exploitations de grande taille, ainsi que des services financiers de masse plus adaptés aux besoins des exploitants familiaux

            Civisme et Droit Humain

            Détails

            Vulgarisation en langues nationales des textes de lois usuels dans le cadre de l’éducation à la justice en terme de droits et devoirs du citoyen.

            Supprimer les coordinations régionales et les remplacer par un Comité national des sages,agissant au nom de l’ensemble des régions guinéennes, qui seront identifiés
            parmi les notables et chefs religieux

             

            Commerce et Industrie

            Détails

            • La création des parcs industriels pour promouvoir l’installation des unités industrielles en apportant un soutien aux industries de transformation des produits locaux par une fiscalité incitative.
            •  Créer une banque des PMI/PME qui accompagnera les industriels et les entrepreneurs locaux.
            •  Établir une Maison de la PME afin d’améliorer la qualité et la pérennité des activités des PME à travers le développement des sites d’accueil destinés à leur expansion et établir les antennes dans chaque région.

            Defense et Sécurité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Eau et Electricité

            Détails

            Pour répondre aux besoins en eau potable des populations, le programme prévoit :

            •  La construction de 4000 Km de réseaux supplémentaires d’adduction d’eau potable ;
            •  La construction de 20,000 forages et points de captation pour les besoins domestiques d’eau.
            •  La construction de nouveaux réservoirs d’une capacité totale de 300 000 m3 ;

            En milieu rural, la réalisation de 10,000 forages neufs, la réhabilitation de 2500 forages.et la réalisation de 5000 puits modernes à grand diamètre. Pour répondre à la problématique de l’accès des populations a l’électricité et assurer une indépendance énergétique, le programme prévoit :

            •  La mise en œuvre des grands ouvrages de production d’eau et d’électricité y compris les autres barrages hydroélectriques à travers le pays (Cogon, Kassa B, Boureya, Koukoutamba, Diaoya, Fomi, Morisanako, Gozoguezia ….) pour répondre à moyen et long terme à la demande industrielle, celle de Conakry et des 33 communes urbaines ;
            •  La construction des micro-barrages à buts multiples pour l’irrigation agricole, l’élevage et l’alimentation électrique (Keno, Tinkisso II, Kogbedou-Franconedou).
            •  La réalisation des mini et microcentrales électriques (coût unitaire entre 2 et 10 millions de dollars), avec un délai de réalisation unitaire de 12 mois en moyenne, pour répondre dans les 5 ans à la demande urgente des centres urbains et à la demande pérenne des 305 chefs-lieux de sous-préfectures.
            •  La construction de centrales solaires dans plusieurs régions du pays (Koundara, Siguiri, Kankan, …). -La construction de la ligne électrique Linsan-Fomi et la partie guinéenne de la ligne électrique CLSG.

            Economie et Finance

            Détails

            PILIER II : RENFORCEMENT DE LA GOUVERNANCE ECONOMIQUE

             Pour assurer de manière durable la stabilité du cadre macroéconomique et accélérer la croissance économique, le MND, engagera les mesures ci-après :

            •  Réduire drastiquement le train de vie de l’État notamment au niveau des dépenses liées aux frais de mission, dotations en mobilier, parc automobile et consommation du carburant et affecter les ressources budgétaires à la mise en œuvre des réformes nécessaires pour accroitre significativement la productivité, la compétitivité structurelle de l’économie et la réduction de la pauvreté et des inégalités ;
            •  Mobiliser les ressources internes pour porter le taux de pression fiscale à au moins 18%à travers l’élargissement de l’assiette fiscale et l’institution de nouveaux impôts et taxes plus modernes comme l’impôt sur la fortune ; la taxe de protection de l’environnement, la taxe d’habitation ; la taxe d’occupation du domaine maritime ; la taxe spéciale sur les billets d’avion.
            •  L’amélioration du dispositif de fiscalisation du secteur informel. Il s’agit d’augmenter significativement la contribution du secteur informel aux recettes fiscales à travers la création au sein de la DNI (Direction Nationale des Impôts) d’un service chargé du secteur informel.
            •  Intégrer la zone monétaire ouest-africaine et adopter la monnaie unique ECO qui sera créée pour cette zone afin de faciliter les échanges et tirer profit du vaste marché de la sous-région ;
            •  Assurer l’indépendance juridique et opérationnelle de la BCRG à utiliser les instruments indirects de la politique monétaire pour assurer la stabilité des prix et contribuer au développement réel. En portant son choix sur une option de développement libérale qui place le secteur privé au centre de notre programme de développement en tant que véritable moteur de la croissance économique et de création de l’emploi, le MND engagera les mesures suivantes :
            •  L’amélioration de l’accès à des crédits bancaires et des services financiers diversifiés et adaptés aux besoins du secteur privé ;
            •  La simplification du système fiscal guinéen en général, et du régime fiscal des PME/PMI en particulier ;
            • La simplification des procédures en matière de construction, de transfert de propriété et d’accès à l’eau et à l’électricité ;

             Le renforcement des capacités du secteur privé Pour garantir une croissance inclusive et réduire considérablement la pauvreté dans notre pays, le MND compte :

            • Mettre en œuvre une véritable politique sectorielle et de diversification de l’économie en faisant de l’agriculture et de l’agro-industrie le véritable socle de notre développement économique.
            •  Faire bénéficier le monde rural des retombées positives du développement du secteur minier, à travers une demande accrue de produits agricoles et l’utilisation des infrastructures de transport des produits miniers ; -Créer un statut de « JEUNES AGRICULTEURS MODERNES » pour favoriser le retour à la terre et inverser la tendance à la migration vers les villes.
            •  Lancer l’initiative Présidentielle, « 1000 communautés en 1000 jours » qui consiste à apporter le développement communautaire) à la base en faisant converger plusieurs actions de développement dans ces entités (forages, panneaux solaires, infrastructures scolaires, sportifs, sanitaires, etc…). Pour mieux assurer la protection de notre environnement et garantir un développement durable, le MND va :
            •  Concevoir un programme de recyclage des eaux usées et des immondices pour la production des engrais organiques et de l’énergie notamment ; Exonérer les importations du gaz domestique afin d’encourager l’usage du gaz domestique en remplacement de charbon de bois et favoriser l’implantation d’unités de production du gaz domestique.
            •  Renforcer les capacités des acteurs intervenant dans le secteur par l’augmentation des effectifs des agents publics de l’environnement et la formation des acteurs du privé,

            • Encourager les collectivités locales à adopter le principe des villes vertes par l’aménagement paysager de leur cadre de vie.

            Education Nationale

            Détails

            Pour accroitre le capital humain et améliorer la qualité des services sociaux de base, le MND s’engage à : Dans le domaine de l’éducation

            • Décréter l’État d’urgence et ouvrir le plus vaste chantier de réhabilitation de l’école guinéenne de l’ère postindépendance ; -Faire une révision fondamentale des structures et des programmes en mettant l'accent sur les filières professionnelles, techniques et pratiques ;

            La mobilisation et l'affectation des ressources financières suffisantes à l'éducation : affectation budgétaire à hauteur de 20% et création d’un fonds souverain de sauvegarde et de modernisation de l’école guinéenne, pour correspondre aux standards internationaux.

            • Investir massivement dans l’école tant dans la formation des formateurs, dans les infrastructures (construction de 8000 nouvelles classes dans le primaire, 5000 dans le secondaire, finalisation de la construction des écoles régionales des arts et métiers et réhabilitation complète de toutes les universités publiques); ainsi que dans les contenus et supports pédagogiques
            • Professionnaliser le système éducatif pour le doter de « pôles d’excellence et procéder à une réorientation des programmes d’enseignement adaptés au marché de l’emploi ;
            • Valoriser et renforcer la fonction enseignante en accordant une attention toute particulière au « statut de l’enseignant ». -Engager la réglementation de l’enseignement privé ;

            • Promouvoir le développement de la recherche scientifique et de la technologie, en vue de la transformation des ressources naturelles et renouvelables

            Environnement

            Détails

            Pour mieux assurer la protection de notre environnement et garantir un développement durable, le MND va :

            • Concevoir un programme de recyclage des eaux usées et des immondices pour la production des engrais organiques et de l’énergie notamment ;
            • Exonérer les importations du gaz domestique afin d’encourager l’usage du gaz domestique en remplacement de charbon de bois et favoriser l’implantation d’unités de production du gaz domestique.
            • Renforcer les capacités des acteurs intervenant dans le secteur par l’augmentation des effectifs des agents publics de l’environnement et la formation des acteurs du privé,

            • Encourager les collectivités locales à adopter le principe des villes vertes par l’aménagement paysager de leur cadre de vie la taxe de protection de l’environnement,

            Gouvernance et Corruption

            Détails

            • Exiger la déclaration des biens et patrimoine pour tous les agents gestionnaires et élus politiques (à l’entrée et à la fin du service) et mettre en œuvre une réglementation pour rendre transparentes les modalités de financement des campagnes électorales.

            • Renforcer les capacités de l’Agence Nationale de Lutte contre la Corruption et apporter le soutien aux organisations de la société civile dans leur croisade contre la corruption

            Jeunesse, Art, Sport et Culture

            Détails

            Pour résoudre durablement le problème de l’emploi des jeunes, le MND s’engage à la création de 300,000 emplois sur les 6 prochains ans à travers les actions suivantes :

            Le lancement d’un programme présidentiel d’urgence pour résorber le chômage des jeunes à travers la promotion et la multiplication des Projets á Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO) surtout en milieu rural comme l’entretien des pistes rurales, l’aménagement des bas-fonds et des ouvrages de retenues d’eau pour l’irrigation, le reboisement etc.…

            • L’adoption d’une politique d’emploi décentralisée pour permettre un suivi individualisé des chômeurs en partenariat avec les collectivités locales et mettre en œuvre un système de mesures, de planification et de gestion du marché de l’emploi.
            • Le développement des niches d’emplois pour les jeunes diplômés par la négociation de 5000 contrats aidés avec les partenaires économiques ; Ces contrats seront destinés prioritairement aux entreprises acceptant des contrats en alternance afin de combler les postes restés vacants (estimes a environ 30,000) du fait de l’absence de candidats potentiels.
            • Mise en place des mécanismes innovants de financements en faveur des projets juvéniles en partenariat avec les partenaires bi et multilatéraux. -La création des centres d’opportunités et de compétitivité régionaux (intégrant les agences régionales de l’APIP, de l’AGUIPE, FONIJ, BSTP, …) afin de booster l’employabilité des jeunes et de valoriser les secteurs porteurs de croissance dans les régions,

            Dans le domaine du sport et de la culture, le MND mettra en place les mesures ci après :

            • La création et la promotion des centres sportifs au niveau national, régional et communal, afin de favoriser le sport de haute compétition et la pratique du sport de masse dans différentes disciplines.
            • Réhabilitation et modernisation des infrastructures sportives existantes
            • La création des prix nationaux qui seront accordés aux meilleurs artistes de l’année pour favoriser l’émulation et susciter la créativité dans tous les domaines artistiques

             

            Justice

            Détails

            Dans sa volonté de rendre plus opérationnelle la justice guinéenne et encourager le respect des normes sociales, le MND s’engage à prendre les mesures suivantes

            • Lancer l’organisation des états généraux de la justice et la mise en œuvre d’un plan national d’amélioration de la justice sur la base des recommandations qui en découleront.
            • Révision des procédures judiciaires pour les rendre plus diligentes et efficaces, et l’intégration des nouvelles technologies dans le fonctionnement de la justice.
            • Création dans chaque région administrative d’un service d’assistance judiciaire gratuit et d’information sur les droits des citoyens.
            • Vulgarisation en langues nationales des textes de lois usuels dans le cadre de l’éducation à la justice en terme de droits et devoirs du citoyen ;
            • Amélioration de l’administration pénitentiaire dans son organisation et dans son fonctionnement pour le respect des droits de l’homme, et préparer la réinsertion des détenus dans la société, par l'apprentissage et l'exercice des métiers. -La réhabilitation des infrastructures judiciaires
            • Lutte contre la violence contre les femmes et les viols sur mineurs.
            • Mettre effectivement en place la HAUTE COUR DE JUSTICE en tant qu’institution constitutionnelle, cela pour accroitre la confiance du peuple mais aussi de ne pas garantir le droit à l’impunité pour l’exécutif ;

             

            Media et TIC

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Mine

            Détails

            La relecture des conventions minières établies et en cours d’exploitation et la modernisation du cadastre minier sur la base d’une gestion plus transparente.

            La relance de l’exploitation effective des grands gisements de fer de Simandou et Nimba, en s’assurant que l’État et les populations tirent le maximum de revenus de ses gisements de classe mondiale.

            • Réduire la dépendance de la bauxite en relançant systématiquement la recherche et en diversifiant l’exploitation minière
            • Avoir un meilleur contrôle de quantité et qualité des minerais à l’exportation.
            • Assurer un meilleur suivi des prix de transfert 
            • Mener Une lutte à outrance contre la corruption en amont et en aval de la chaine de valeur de l’industrie minière.

            Pêche et Elevage

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Politique Etrangère

            Détails

            Pour assurer le rayonnement de la Guinée à l’international et favoriser la participation de sa diaspora à l’essor économique du pays, le MND compte :

            • Renforcer la diplomatie économique en instaurant des actions conjointes entre les services concernés et les ministères en charge des questions et en soutenant les initiatives des points focaux dans les ambassades s’occupant des questions économiques ;
            • Mettre en place des mécanismes permettant aux Guinéens de l’extérieur de participer de leur savoir-faire et leur expertise, au développement de leur pays

            Santé Publique

            Détails

            Dans le domaine de la sante publique et la protection sociale :

            • Réorienter notre politique de santé publique en organisant les « états généraux de la santé » pour concevoir et mettre en place un « plan urgence hôpital public » ;
            • Porter le budget du système de santé à 15% du budget national. -Réhabiliter les centres hospitaliers existants (l’hôpital Ignace Deen à Conakry et 4 autres hôpitaux à l’intérieur du pays) et construire de nouveaux centres hospitaliers (1 dans la banlieue de Conakry et 3 autres à l’intérieur du pays) et les centres de santé suivant un plan stratégique de la santé.
            • Doter ces structures d´infrastructures sanitaires adéquates en procédant au déploiement de centres spécialisés : Transfusion sanguine, Traumatologie, Imagerie Médicale, Lutte contre le cancer du col de l’utérus, soins pour malades mentaux à Conakry et à l’intérieur du pays pour désengorger l’hôpital de Donka et d’Ignace Deen.
            • Promouvoir et encourager l’essor de l'industrie pharmaceutique locale et/ou traditionnelle en vue de subvenir aux besoins en médicaments contre les maladies tropicales.
            • Mettre en place une médecine préventive dynamique et une médecine curative efficace par la distribution des soins de santé primaires de qualité et accessibles à tous, notamment le déploiement de petites unités mobiles vers les contrées les plus lointaines en faveur des plus démunis ;
            • Introduire une couverture médicale universelle qui consiste à mettre en place un plan de santé accessible à tous les Guinéens quelles que soient leurs conditions sociales.Cest-à dire un système de santé pour tous. Il s’agit en fait d’une assurance maladie qui fonctionnera sur la base de la solidarité c’est-à-dire qu’avec 20,000 GNF, les Guinéens pourront être soignés et auront des médicaments.

             De plus, les frais d’hospitalisation et d’accouchement seront couverts. De manière générale, toutes les personnes démunies auront droit à la gratuité des médicaments et des soins.


            Tourisme et Hôtellerie

            Détails

            Dans le domaine du tourisme et de l’artisanat

            • Aménager et sécuriser les sites touristiques et améliorer le réseau routier pour les rendre
              accessibles.
            • Créer une banque des PMI/PME qui accompagnera les industriels et les entrepreneurs locaux opérant dans le secteur.
            • Organiser de grands festivals à Conakry et dans les régions du pays et former des opérateurs du tourisme et de l’hôtellerie ;
            • Développer une masse critique d’artisans techniquement compétents dans les métiers porteurs de croissance et dans les technologies innovantes; 

            • Instaurer un système de financement qui faciliterait l’accès au crédit aux artisans

            Transport et Travaux Publics

            Détails

            Pour faire de la Guinée le « pays le plus proche de nous » en le dotant d’infrastructures de qualité et en nombre suffisant pour marquer le démarrage de son émergence économique, le programme du MND comprend :
            • La réhabilitation et modernisation complète de 7 axes routiers nationaux, à savoir l’axe Faranah-Kissidougou-Gueckedou-Macenta-N’zerekore-Lola ;
            • Le prolongement de l’axe central (RN1) portant sur Kankan-Kérouané-Beyla-N’Zérékoré-Yomou;
            • Les transversales reliant la RN1 et RN2 à savoir les routes Dabola-Faranah et Kouroussa -Kissidougou ;
            • L’axe dorsale Labe-Tougué-Dinguiraye-Siguiri ; les transversales Kindia-Telimele-Pita et Mamou-Dalaba-Pita-Labé ;
            • L’axe côtier Coyah-Forecariah et Dubreka-Boffa-Boke ;
            • La dorsale Boke-Gaoual-Koundara.
            • Pour la zone de Conakry, la construction d’une autoroute a péage (2x4) reliant la presqu’ile de Kaloum a la périphérie a Kagbelen pour déboucher sur un grand échangeur assurant la sortie de Conakry vers les trois directions : Dubreka-Boke, Forecariah-Pamelap et Coyah-Kindia).
            • La réhabilitation des pistes et installations aéroportuaires nationales (Boké, Labé, Kankan, Kissidougou, N’Nzérékoré) et lancement de la compagnie Air-Guinée.
            • L’aménagement et la réhabilitation de 8 000 Km de pistes rurales fonctionnelles ainsi qu’un terminal frigorifique moderne au niveau de l’aéroport de Conakry ;
            • Mise en place d’un fond routier de 2e génération pour assurer la maintenance et la sécurité de nos corridors routiers.
            • La réalisation des corridors côtiers (Corniches sud et Nord) ainsi que l’aménagement en corridor 2x2 de la voie Hamdalaye-Lambanyi-Sonfonia et la construction de 3 échangeurs urbains sur la route Prince dont celui de Bambeto et Cosa,

            La construction d’un système bimodal de transports urbains à Conakry qui combinera un train urbain déployé sur la voie ferrée existante jusqu’au Km36, un réseau de 200 bus desservant l’ensemble des quartiers de la ville et de 25 bateaux-bus qui relieront les quartiers de Conakry situés au bord de la mer

             

             

            Urbanisme et Habitat

            Détails

            Dans le cadre de la politique de logement, le MND estime que doter chaque citoyen d’un logement décent est non seulement un droit fondamental, mais aussi un facteur essentiel pour le développement économique d’une nation et engagera les actions ci après :
            • La construction de 50,000 HLMs et de 100,000 logements sociaux dans le grand Conakry.
            • Le développement des zones et parcelles assainies par l’Etat afin de permettre aux promoteurs immobiliers privés de livrer des habitats à moindre cout la taxe d’habitation ; la taxe d’occupation du domaine maritime

             

            Ousmane
            Kaba
            PADES

            Administration

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Affaire Sociale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Agriculture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Civisme et Droit Humain

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Commerce et Industrie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Defense et Sécurité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Eau et Electricité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Economie et Finance

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Education Nationale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Environnement

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Gouvernance et Corruption

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Jeunesse, Art, Sport et Culture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Justice

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Media et TIC

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Mine

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Pêche et Elevage

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Politique Etrangère

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Santé Publique

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Tourisme et Hôtellerie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Transport et Travaux Publics

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Urbanisme et Habitat

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Bouya
            Konaté
            UDIR

            Administration

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Affaire Sociale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Agriculture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Civisme et Droit Humain

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Commerce et Industrie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Defense et Sécurité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Eau et Electricité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Economie et Finance

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Education Nationale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Environnement

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Gouvernance et Corruption

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Jeunesse, Art, Sport et Culture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Justice

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Media et TIC

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Mine

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Pêche et Elevage

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Politique Etrangère

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Santé Publique

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Tourisme et Hôtellerie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Transport et Travaux Publics

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Urbanisme et Habitat

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Abdoulaye
            Kourouma
            RRG

            Administration

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Affaire Sociale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Agriculture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Civisme et Droit Humain

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Commerce et Industrie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Defense et Sécurité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Eau et Electricité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Economie et Finance

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Education Nationale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Environnement

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Gouvernance et Corruption

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Jeunesse, Art, Sport et Culture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Justice

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Media et TIC

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Mine

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Pêche et Elevage

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Politique Etrangère

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Santé Publique

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Tourisme et Hôtellerie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Transport et Travaux Publics

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Urbanisme et Habitat

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Mandjouf
            Sidibé
            AFC

            Administration

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Affaire Sociale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Agriculture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Civisme et Droit Humain

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Commerce et Industrie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Defense et Sécurité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Eau et Electricité

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Economie et Finance

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Education Nationale

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Environnement

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Gouvernance et Corruption

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Jeunesse, Art, Sport et Culture

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Justice

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Media et TIC

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Mine

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Pêche et Elevage

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Politique Etrangère

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Santé Publique

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Tourisme et Hôtellerie

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Transport et Travaux Publics

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Urbanisme et Habitat

            Détails

            Aucune donnée disponible

            Abé
            SYlla
            NGR

            Administration

            Détails

            Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

            Affaire Sociale

            Détails

            Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

            Agriculture

            Détails

            L’importance du développement du secteur agricole de notre pays, qui souffre depuis plusieurs années, n’est plus à démontrer.

             En 2010, la NGR avait établi un programme de développement agricole inclusif, dans le but de :

            • Encourager une agriculture multidimensionnelle qui produit dans des conditions de soutien :
            • A l'emploi;
            • Au pouvoir d’achat du monde paysan,
            • A l'aménagement du territoire;
            •  Et á la préservation de l'environnement
            • Augmenter les surfaces agricoles sur l'ensemble du territoire pour rehausser le taux de production agricole
            • Mettre en place un mécanisme de financement agricole (comme les microfinances agricoles qui existent un peu partout aujourd'hui) 
            • Promouvoir la mécanisation et la formation des encadreurs agricoles*
            • Multiplier les activités de recherche et de développement des plantes qui résistent aux conditions climatiques et environnementale


              .

              • Améliorer et encourager l’utilisation des engrais organiques tout en éliminant les engrais chimiques qui ont des conséquences méfasses sur nos terres et pour notre santé
              • Inciter une gestion rationnelle de l’exportation des produits agricoles
              • Développer des industries de transformation agricole, et promouvoir un système financier pour la stabilisation des prix des produits agricoles
              • Maintenir une harmonie et un équilibre entre les productions vivrières (riz, mais, pommes de terre, etc…), fruitières (mangues, oranges, bananes, etc…) et les produits 
              •  Encourager une gestion rationnelle et un renouvèlement de l’exploitation forestière ;
              • Créer une pension agricole et une couverture maladie pour assurer une meilleure santé et une retraite bien méritée aux agriculteurs.

              •  Implémenter des systèmes d’irrigation pour améliorer les performances agricoles
              • Malheureusement pour le peuple de Guinée, nous constatons que les mêmes problèmes qui existaient en 2010, demeurent toujours.
              •  L’activité de notre population est fortement dominée par l’agriculture avec un faible niveau de rendement par rapport à notre potentiel.
              • Construire des centres de conservation et de stockage de la production agricole.

               Dotée d’une superficie de 245 857 km2, et d’une population de plus de 12 millions d’habitants, notre pays la Guinée dispose de plus de 6 millions d’hectares cultivables. Aujourd’hui, nous n’utilisons que 1,6 millions d’hectares, soit 26% des terres cultivables.

               L’agriculture ne représente que 20% du PIB de notre pays, mais elle emploie 52% de la population occupée. L’augmentation de production énergétique pourrait stimuler l’offre des possibilités de cultures intensives et de transformation des principales cultures de notre pays.

               En 2017, nous avons importé plus de 400 mille tonnes de riz (pour un montant de plus de 150 millions de dollars américains), comparé a une production locale de 2 millions de tonnes.


              Civisme et Droit Humain

              Détails

              Respect des principes de la compétitivité loyale En effet, l’histoire de la Guinée, de 1958 à nos jours est jalonnée de violations des droits élémentaires des citoyens ainsi que de traitements inhumains et dégradants.
              Il en est ainsi de la litanie de vrais ou faux complots qui a essaimé et endeuillé la nation en la privant souvent de cadres bien formés et de patriotes en tout genre. L’égalité devant la loi ainsi que l’exemplarité doivent nous guider.

               L’état de droit doit être la règle et non l’exception. Nous devons faire en sorte que plus jamais cela ne se reproduise. L’impunité appelle toujours à la récidive.

               

              Commerce et Industrie

              Détails

              Développer des industries de transformation agricole, et promouvoir un système financier pour la stabilisation des prix des produits agricoles.

              Defense et Sécurité

              Détails

              Durant les 10 dernières années, la sécurité sur toutes ses formes a été aux abonnés absents. Aucun pays ne peut se développer sans l’assurance pour le citoyen de la sécurité de son investissement. D’où l’intérêt que la NGR accorde à ce secteur clé.

              Le citoyen a besoin d’être rassuré sur son intégrité physique et morale. La sécurité aux frontières est un autre élément constitutif des facteurs de développement d’un pays et pas le moindre. La NGR prévoit d’accorder des moyens nécessaires un apport considérable .

              Avoir des infrastructures routières praticables et qui répondent aux normes internationales de sécurité. Le respect des normes de sécurité au travail surtout pour les emplois exposés demeure une préoccupation de notre programme et tout ceci concours à la valorisation des ressources humaines.

               

              Eau et Electricité

              Détails

              Notre pays, la Guinée, est doté de ressources nécessaires à sa prise en charge effective en termes d’énergie hydraulique. C’est dans ce registre, qu’il vous sera loisible de savoir que chez nous, il pleut abondamment. Les estimations parlent de l’intervalle minoré oscillant entre 6 à 7 mètres cubes d’eau par saison.

              Des études ont également prouvé que ce pays, l’un des plus arrosés de la sous-région renferme dans ses rivières et bras d’eau, une capacité nette de 6000 mégawatts alors que son besoin en consommation ménagère gravite seulement autour de 800 à 1000 mégawatts. Cette capacité naturelle en énergie hydraulique ne saurait être viabilisée sans la maîtrise parfaite de l’eau qui tombe sur notre sol à chaque saison d’où ce pan de notre programme de société.

              Il convient ici et maintenant, de rappeler que ces études réalisées sous la conduite de l’USAID à l’époque ont été réactualisées, classées et hiérarchisées par les soins de la NGR, à l’occurrence son président Monsieur Ibrahima Abe Sylla qui d’ailleurs un spécialiste aguerri du domaine. L’Energie s’est imposée par la force du temps comme étant l’élément de base du développement d’un pays, c’est pourquoi, nous attachons à cela, le prix d’or.

              Les guinéens à tous les niveaux savent qu’aujourd’hui, quand on dit ‘’Electricité’’, il est mieux de citer à côté le nom du président de la NGR dont les capacités liées au secteur ne sont plus à démontrer sur l’échiquier national. La maîtrise de l’eau, il le dit bien, répond à des principes et à une discipline qui permettront d’amorcer plusieurs aspects du cercle de développement de notre nation et j’en ai les capacités physiques, intellectuelles et matérielles.

               

              Economie et Finance

              Détails

              Mettre en place un mécanisme de financement agricole (comme les microfinances agricoles qui existent un peu partout aujourd’hui).

              Education Nationale

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

              Environnement

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

              Gouvernance et Corruption

              Détails

              Rien de solide et durable ne peut se concevoir sans la mise en exergue des principes d’une bonne gouvernance qui s’appliquerait à tous les secteurs d’activités et à tous les niveaux.

              Les décideurs publics à la tête de notre pays doivent se les approprier et commencer par se l’appliquer, pour donner le bon exemple au reste de la population. Il en est ainsi du gouvernement et des fonctionnaires.

              Jeunesse, Art, Sport et Culture

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

               

              Justice

              Détails

              Le premier élément du socle de la gouvernance de la NGR repose sur la justice. La NGR estime qu’une nation moderne et démocratique repose nécessairement sur des principes intangibles constitués par :

              • Promotion de la règle de l’impunité zéro ;
              • Egalité des citoyens devant la loi ;
              • Renforcement de l’Etat de droit et le respect des règles de lois ;
              • Respect des principes de la compétitivité loyale En effet, l’histoire de la Guinée, de 1958 à nos jours est jalonnée de violations des droits élémentaires des citoyens ainsi que de traitements inhumains et dégradants.

               Il en est ainsi de la litanie de vrais ou faux complots qui a essaimé et endeuillé la nation en la privant souvent de cadres bien formés et de patriotes en tout genre.

              L’égalité devant la loi ainsi que l’exemplarité doivent nous guider L’état de droit doit être la règle et non l’exception. Nous devons faire en sorte que plus jamais cela ne se reproduise. L’impunité appelle toujours à la récidive.

              Media et TIC

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

               

              Mine

              Détails

              C’est un lieu commun que de parler de la diversité et de la richesse du sous-sol guinéen. D’aucuns parlent même de scandale géologique à ce propos. Les Mines constituent la deuxième roue motrice du programme de la NGR QUI EN COMPTE QUATRE.
              La NGR a un programme économique qui repose sur une exploitation rationnelle et durable de nos ressources minières, en vue de satisfaire aux besoins pressants de la population tout en prévoyant une dotation, un Fond pour les générations futures. Cela suppose une gestion responsable et éclairée de ces ressources, avec les conditions ci-dessous :
              • Mise en place de contrats d’exploitations qui optimisent l’intérêt de la Guinée ;
              • Exploitation et transformation locale des matières premières
              • Les miniers utiliseront l’énergie électrique produite par la Guinée
              • Promotion de la bonne gestion du patrimoine national (Bauxite, Fer, Uranium, Or, etc…)
              • Amélioration du revenu de l’Etat en révisant les contrats des exploitations existantes

              Nouveau contrat d’exploitation (Bauxite, Fer) Le revenu annuel de l’exploitation et de la Transformation des mines (bauxite, fer) est estimé á quatre (4) milliards de dollars (USD) Sur cette manne financière, il sera prélevé 5 à 10% qui vont aller dans un fond pour les générations futures et pour une reconversion après l’épuisement des stocks.

              Pêche et Elevage

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Politique Etrangère

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

               

              Santé Publique

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

               

              Tourisme et Hôtellerie

              Détails

              La Guinée est un pays potentiellement touristique caractérisé par ses quatre (4) régions naturelles. En Guinée maritime, nous pouvons observer environ 300 km de côtes donnant sur l’Atlantique et des iles verdoyantes.

              En Moyenne Guinée, région des montagnes d’où prennent source les principaux fleuves de l’Afrique occidentale. En Haute Guinée, une région caractérisée par de grandes plaines irrigables avec un climat sahélien.

               En Guinée forestière, nous avons une forêt dense avec pluviométrie de 9 mois sur 12, riche en faune et en flore. De ce constat, il ressort la nécessité d’infrastructures (routières, ferroviaires, aériennes), hôtelières (tourisme de masse) et sanitaires.

              Il convient de rappeler que jusqu’en 2019, la Guinée n’a jamais obtenu des revenus annuels substantiels du secteur du tourisme. Une fois au pouvoir, la NGR à travers son plan touristique compte atteindre un milliard de dollars par an, rapidement.

              Transport et Travaux Publics

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

               

              Urbanisme et Habitat

              Détails

              Nous n'avons pas trouvé de propositions spécifiques de ce candidat dans ce secteur.

               

              Makalé
              Traoré
              PACT

              Administration

              Détails

              Les principaux objectifs de la réforme de l’administration publique porteront sur l’amélioration de l’accueil des citoyens dans les services publics, la fiabilisation de l’Etat civil, du cadastre, le rapprochement de l’administration des citoyens et la qualité du service.

               La ville de Conakry doit conserver son rôle de capitale politique et économique du pays, mais le développement de métropoles secondaires est un enjeu clé pour l’avenir du pays. En effet, la pression foncière constatée dans la région de Conakry est susceptible de freiner son développement comparé aux autres capitales africaines.

              Il est ainsi indispensable de décongestionner Conakry et de la moderniser. Nos communes sont ingérables parce que trop grandes et trop peuplées pour qu’il y ait une adéquation entre les préoccupations des populations et la gestion des services locaux.

              Une telle vision nécessite de gros investissements et l’impératif de rééquilibrage des fonctions territoriales par une politique d’aménagement globale et intégrée, pensée en fonction des spécificités de chaque région mais avec une vision d’ensemble. Cela passe par la mise en œuvre d’une démarche qualité dans tous les services clés de l’administration à travers:

              • La mise en œuvre du Programme de Développement Régional financé par le FDR;
              • Un important programme de renforcement des capacités de l’administration;
              •  La déconcentration fonctionnelle de l’administration. Les grands ministères stratégiques auront leurs directions générales à Conakry mais toutes les directions sectorielles seront réparties progressivement dans les différentes préfectures et districts sur les 5 prochaines années;
              • La mise en concurrence des postes pour les grandes directions à régie financière;
              • La communalisation par la transformation des grandes communes rurales en communes urbaines et le redécoupage des grandes communes urbaines pour une meilleure gestion des populations et leur besoins;
              •  La Rationalisation de la carte diplomatique;
              • La reprise de l’identification biométrique des fonctionnaires et agents du service public.

              Affaire Sociale

              Détails

              Dès ma prise de fonction,75% du budget 2021 seront consacrés aux secteurs sociaux dont15% à l’éducation,30% aux mesures d’inclusion sociale, économique, financière et 30% au développement de nos régions, soit un total de15.750milliards de francs guinéens.

              Une Loi de Finance Rectificative sera exceptionnellement votée à cet effet. Pour la mise en œuvre un vaste Programme Présidentiel pour l’inclusion sociale, économique et financière sera immédiatement mis en place à travers une Caisse Nationale pour l’Egalité de Chance (CNEC),un Fonds de Développement Régional (FDR) et un Programme de Réforme de l’Education pour un coût total de 20.120milliardsde FG la première année.

              Le dispositif sera garanti à long terme par des prélèvements dans les activités à forte rentabilité que sont les telecommunications,les industries extractives ,transactions financières et le patrimoine bâti.

              Création d’une Caisse Nationale pour l’Egalité de Chance(CNEC) Cette structure aura en charge la gestion de plusieurs fonds et programmes. Elle sera dotée de30% soit 6.300 milliards de francs guinéens du budget national aux quels vont s’ajouter 1870 milliards d’économie sur le train de vie de l’Etat et 2.500 milliards de réduction des dépenses communes du budget national. Soit un total de10.670 milliards de francs guinéens d’investissement pour réduire les inégalités en Guinéeen Guinée.

              Le Fonds Emplois Jeunes Communaux et Communautaires (FEJCC) sera doté de 1.800 milliards par an pour créer 100.000 emplois communaux et communautaires par an et pendant 5ans.Un budget quinquennal de 9.000 milliards d’investissement sur l’emploi des jeunes pour créer 500.000 emplois communaux et communautaires sur 5ans.

              Notre volonté est de créer une fonction publique locale pour une culture de la proximité entre les services de l’Etat et les citoyens. Cela se fera avec une réforme de l’organisation territoriale en phase avec la démographie de nos communes et localités pour une meilleure coordination entre l’administration du territoire, la décentralisation et le ministère de la fonction publique.

               L’identification des postes d’emplois sera faite en collaboration avec les localités et la prise en charge sera assurée par le budget de l’Etat.

              Un Fonds Prioritaires Entrepreneurs Jeunes (FONPEJ) doté d’un montant de3.000 milliards par an et pendant 5ans. Il servira à la mise en place d’un programme d’appui au montage de projets innovants, des inventions et d’accompagnement des Jeunes entrepreneurs pour 2.000 milliards et 1.000 milliards seront consacrés aux investissements et aménagements touristiques.

               Il permettra de financer 1.000 projets par an et générer 30.000 emplois par an. Les efforts seront mis sur la création d’incubateurs et maisons de l’entreprise dans tous les départements en mettant à disposition des locaux, des équipements et des services pour les petites entreprises.

              Elles seront entièrement gérées par les jeunes. Les projets et entreprises seront sélectionnées dans le cadre de concours «TALENTS D’AUJOURD’HUI» par secteur (médical, agricole, élevage, pêche, artisanat, industriel, services, tourisme, culture, sport, loisirs etc…

              Ce fond sera également destiné au développement des industries des TICs (montage, assemblage de produits informatiques) en encourageant l’émergence des petites entreprises spécialisées dans la fabrication de matériels informatiques, de logiciels des œuvres multimédia et de l’agro-business.

               L’Allocation de Sécurité Familiale et Educative (ASFE) sera dotée d’un montant de 3.000 milliards francs guinéens par an et pendant 5ans. Les femmes au foyer défavorisées seront désormais considérées comme des employées de maison et leurs travaux ménagers considérés comme un emploi domestique.

               Elles sont environ 250.000 et recevront une allocation de 1.000.000 par mois et par famille. Ce montant sera alloué aux mères de familles et aux jeunes mères défavorisées pour soutenir l’inscription et l’assiduité des enfants à l’école.

              Un Fond de Garantie pour l’Autonomisation des Femmes et Filles (FONGAFF) de 1.000 milliards pour les prêts bonifiés en faveur des femmes et jeunes filles et la bonification des taux pour tous les projets portés par les femmes, filles et groupements féminins. 5. Un Fond de Sécurité Sanitaire des Femmes (FSSF) en âge de procréation sera doté d’un montant de 200 milliards de FG par an pour le suivi systématique gratuit des femmes durant toute leur grossesse, y compris un certain nombre d’échographies obligatoires seront également concernés l’espacement des naissances, l’accouchement et la création d’unités médicales mobiles pour les zones excentrées.

              Un Fond de Bonification des Retraites sera doté de 120 milliards par an. Les cadres supérieurs recevront en plus du montant habituel de retraite un montant de 3.000.000FG par mois pour les cadres supérieurs et 2.000.000FG pour les cadres moyens applicable dès le 1er janvier 2021.

              Un fonds d’aide à l’acquisition de terrains viabilisés pour les enseignants et le personnel de santé qui sera doté de 100 milliards par an;

              Un fonds de 100 milliards par an pour la préparation et l’accompagnement des candidats aux concours internationaux comme le CAMES;

               Une revalorisation du SMIC qui passe de 440.000fg à 1.320.000fg dès le 1er janvier 2021.Coût annuel 1.200 milliards de francs guinéens;

              Une revalorisation des bourses extérieures des étudiants guinéens à 500 dollars par mois pour la licence et 600 pour le master et le doctorat. Il s’y ajoute un montant de 500 de frais d’installation. Cette valorisation sera appliquée dès le 1er janvier 2021. Cout environ 150 Milliards par an.

               

              Agriculture

              Détails

              2) Création d’un Fonds de Développement des Régions (FDR). Le monde rural et agricole représente 65% de la population guinéenne, mais l’essentiel des activités de production est concentré en milieu urbain. Pourtant, la capitalisation de notre potentiel rural est fondamentale pour notre économie et pour un développement au service des populations.

              C’est pour quoi, nous métrons en place un Fonds de Développement des régions (FDB), qui sera doté de 30% du budget national de la république, 6.300 milliards de francs guinéens par an pendant 5ans. Le sous-emploi chronique dans les zones rurales reste la première cause de l’exode rural.

               Le manque de perspective est aggravé par l’inadaptation ou un manque d’investissements dans les infrastructures de base en milieu rural. Le secteur primaire souffre de difficultés d’accès aux intrants de qualité, de l’absence d’ouvrages et d’infrastructures modernes de production, de stockage et de conservation.

               Le sous-secteur agricole fait face à des difficultés liées à l’accès aux facteurs de production, au faible niveau de mise en valeur des aménagements, à la non disponibilité des semences de qualité, à l’inadéquation de la politique foncière, aux difficultés d’accès aux marchés et à la faible valorisation des produits exportés.

               Le sous-secteur de l’élevage est confronté à un faible niveau de production des races locales, à l’insuffisance d’infrastructures physiques de base, aux conflits entre éleveurs et agriculteurs pour l’occupation des terres et à l’absence de circuits modernes de transformation et de commercialisation des produits animaux et de la pèche.

               Les sous préfectures et districts seront au cœur de notre stratégie économique et sociale, à travers le développement de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de l’agro-industrie, de l’aquaculture, la maîtrise de l’eau et la mise en place des infrastructures de base que sont l’énergie, la santé, le transport pour mettre fin au fossé entre les zones rurales et urbaines.

              Il faut y remédier par:

              1. Un programme de financement des infrastructures et services sociaux de base dans nos préfectures, sous-préfectures, districts et villages par un investissement de 4.300 milliards par an sur le FDR.

              2. Un programme de sauvetage des catastrophes de Kaback, kakossa et alentours, un des greniers de la Guinée sera financé par le FDR pour 1.000 milliards par an pendant 5ans;

              3. Une restructuration des quartiers inondables et précaires dans les banlieues de Conakry financé par le FDR pour 1.000 milliards par an pendant 5ans;

              4. Un programme de sauvetage des localités déstructurées par les mégas investissements pour 10.000 milliards de francs guinéens par an financés par les revenus miniers et industriels;

               5. Une réforme du foncier rural pour permettre un financement de l’expansion de l’agriculture en faisant une différence entre le foncier industriel, touristique, rural, agricole et urbain. L’objectif étant de sécuriser les exploitations familiales afin qu’elles puissent accéder aux financements publics ou privés pour leur mécanisation, l’agrandissement des surfaces et la création de petites industries de transformation.

               6. Un Programme d’installation de forages et puits dans les villages dans l’objectif de permettre l’accès à l’eau potable par tout sur le territoire national;

              7. Programme de construction de magasins de stockage le long des principales pistes de production et des routes d’acheminement des produits de l’agriculture et de la pêche; 8. Un développement des bassins de rétention pour l’amélioration de la qualité de l’eau.

               

              Civisme et Droit Humain

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Commerce et Industrie

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Defense et Sécurité

              Détails

              Notre jeune pays a passé la plupart de son histoire à évoluer dans un contexte régional fragile où les crises s’accumulent (Liberia, Sierra Leone, conflits Touaregs au Mali et Niger, crise ivoirienne, fin de règne difficile en Guinée, coups d’Etats etc.) et freinent le processus d’intégration et de développement de la sous-région.

               

              La guinée n’a pas été épargnée par des crises à répétition après avoir géré plusieurs flux de réfugiés en provenance de la sous-région. Nos troupes sont déploies hors de nos frontières pour des opérations de maintien de la paix. Nous devons faire de gros efforts pour la paix dans notre pays, la stabilité et la sécurité à ses frontières.

              Pourtant, la paix apporte une immense énergie créatrice qui, si utilisée à bon escient dans les prochaines années, sera favorable au développement de notre pays et à nos projets d’intégration africaine. Les chantiers importants sortiront enfin de nos placards.

                Mis en route, ils permettront de renforcer la dynamique de croissance en apportant des solutions à nos crises énergétiques, à nos projets d’autosuffisance alimentaire et à notre volonté d’avancer vers le développement. Je suis une militante irréductible de la paix. C’est pourquoi, je m’engage à:

               Développer une diplomatie de voisinage par une concertation permanente, des sommets bilatéraux, les projets sous régionaux sur la base d’intérêts communs et d’une coopération renforcée au service de la paix et du développement main dans la main, avec nos frères et sœurs africains;

              • Renforcer nos relations avec nos partenaires bis et multilatéraux, en particulier avec la France;
              • Soutenir les positions communes africaines pour parler d’une seule voix et peser dans les problèmes du monde y comprise la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies;
              •  Développer une politique étrangère ambitieuse, réaliste en adéquation avec nos valeurs, une bonne gouvernance et la stabilité de nos institutions;
              • Respecter les engagements internationaux de la république de Guinée.


               

              Eau et Electricité

              Détails

              Face au défi de la demande d’électricité pour nos foyers et nos entreprises, aucun choix ne doit être fait de façon hâtive. Aucune ressource ni solution ne peut être écartée pour des raisons conjoncturelles ou idéologiques. Notre politique énergétique se fondera sur le « Mix énergétique».

              Une approche d’autant plus pertinente pour notre pays que la demande en électricité s’établit sur plusieurs niveaux, chacun correspondant à des marchés différents.

               Aussi, une solution durable de production d’énergie implique l’adaptabilité spatiale et temporelle aux spécificités des besoins et des ressources de notre pays. Pour cela, je m’engage à:

              •  Auditer et Restructurer EDG ainsi que les immenses investissements énergétiques par des compétences nationales;  
              •  Libéraliser totalement le secteur de la production pour une fourniture en «Mix énergétique» (solaire, thermique, photovoltaïque, biomasse, hydraulique, géothermie, éolienne);  
              •   Formuler un programme national d’intégration du solaire photovoltaïque dans le bâti et les édifices publics.

              Economie et Finance

              Détails

              La bonne gestion n’est pas liée la non dépense mais à la bonne dépense. Notre économie nationale souffre de la mauvaise dépense, du détournement endémique des deniers publics, du gaspillage des ressources financières et humaines et des lourdeurs administratives qui favorisent la corruption. Pour améliorer la gestion de nos ressources, je m’engage à :

               1.Créer une banque du Trésor afin de l’autonomiser et l’affranchir des contraintes de la Banque Centrale et alléger les procédures de paiement. Il sera chargé de collecter l’ensemble des ressources de toutes les régies financières;

               2. Bancariser tous les budgets sectoriels, avec une évaluation tous les six mois de leur exécution;

               3. Mettre en place des outils de transparence dans la gestion des ressources minières, de télécommunication et des transactions financières;

               4. Réviser le code des marchés publics pour y intégrer le principe de répartition des marchés financés par le budget national;

               5. Rattacher le cadastre foncier à la Direction Nationale des Impôts pour une meilleure fiscalisation du foncier;

               6. Systématiser l’établissement des contrats de performances avec les régies assortis de motivations;

               7. Adapter la politique fiscale par la révision du code général des impôts tout en promouvant l’attractivité du pays;

               8. Fiscaliser progressivement les transactions électroniques;

               9. Digitaliser toutes les régies afin de dématérialiser les procédures;

               10.Promouvoir un mécanisme d’appui pour une présence capitalistique minimale (25%) de privés nationaux dans les secteurs clés de l’économie nationale notamment les grandes industries minières, les cimenteries, l’énergie, les télécoms, les BTP…

               11. Appliquer un taux de 5% de TVA pour les services touristiques et les entreprises crées par les jeunes en concertation avec les acteurs en vue d’une plus grande compétitivité et d’emplois nouveaux;

               12.Réduire à 20% le taux d’impôt sur les PME/PMI et les entreprises créées par les jeunes pendant les 5 premières années afin de compenser la valorisation du SMIC;

               13.Un plan de baisse des prix des denrées de premières nécessités par un audit de la structure des prix et la mise en place d’un système de péréquation afin de régulariser et surtout de plafonner ces prix;

               14. Le respect scrupuleux de la flexibilité du prix du carburant dans la fixation du prix à la consommation;

              Education Nationale

              Détails

              Dans cette perspective, nous allons lancer un important programme de réforme de notre système éducatif qui bénéficiera désormais de 15% du budget national, soit 3.150 milliards de francs guinéens. Les Etats Généraux de l’éducation seront organisés dès 2021 avec des idées forces suivantes:

              • Former les formateurs compte tenu du vieillissement du corps enseignant;
              • Valoriser le salaire des enseignants;
              • Instaurer une aide à l’acquisition de terrains viabilisés en priorité aux enseignants et au corps médical. Ce dispositif sera également accessible aux citoyens sans revenu régulier via des groupements mobilisant une garantie par caution solidaire;
              • Valoriser la Formation technique et professionnelle reléguée au second plan et considérée comme une alternative à l’échec scolaire;
              • Formaliser l’apprentissage qui est laissé au secteur informel où nos jeunes arrivent certes à exprimer leur génie (dans la menuiserie, la mécanique, la maçonnerie, la couture, l’agriculture etc.) mais avec des moyens rudimentaires, sans reconnaissance formelle de leurs compétences et sans aucun soutien de l’Etat;
              • Promouvoir l’enseignement des sciences, de la recherche et l’innovation dès les premières années de scolarisation des enfants;
              • Intégrer les cursus de marketing, finances, management et de gestion des entreprises dans les universités publiques;
              • Réorganiser et adapter les études de médecine aux besoins du pays;
              • Remettre en état les services nationaux de recherche;
              • Réformer les contenus des programmes scolaires et universitaires ainsi que la professionnalisation des parcours scolaires à partir du collège;
              • Encadrer l’enseignement religieux avec un appui financier et la modernisation des contenus;
              • Créer un Lycée Sport/Etudes dans chaque région administrative accueillant les jeunes talents pour toutes les disciplines sportives ;
              • Créer dans chaque région, en Partenariat Public-Privé (PPP), des centres de formation technique et professionnelle spécialisés par priorité régionale de développement;
              • Formuler un programme de formation dual (atelier, études) permettant aux apprentis déjà présents dans le secteur informel de valider leurs compétences pratiques acquises et d’obtenir une qualification;
              • Créer des centres agro-business dans les communes et communautés rurales dont le rôle est de faciliter l’accès aux intrants et équipements agricoles et avicoles, de former les paysans, d’assurer la maintenance des matériels agricoles;
              • Créer dans chaque région, en Partenariat Public-Privé (PPP), d’une Université des métiers (Bac +3) avec des logements estudiantins ;

              • Mettre en œuvre un programme d’Insertion et de prise en charge des Handicapés dans le système éducatif et dans le monde du travail, en particulier dans l’administration.

              Environnement

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Gouvernance et Corruption

              Détails

              La nouvelle gouvernance va rassembler des femmes et des hommes de conviction et de talents dans un gouvernement resserré. Une équipe de guinéens au service de la Guinée qui va travailler à améliorer les conditions de vie des populations dans la transparence, en réduisant drastiquement le train de vie de l’Etat et en permettant à des acteurs non étatiques, le secteur privé et la société civile de jouer pleinement leur rôle d’acteurs de développement. Je m’engage pour :

              • Appliquer effective de l’obligation de déclaration du patrimoine des membres du gouvernement, des directeurs généraux des entreprises, des établissements publics et de toutes les régies financières de l’Etat ;
              • Réaliser d’un audit des comptes de l’État et des politiques publiques suivi d’un débat;
              • Réduire le train de vie de l’Etat par un resserrement du nombre de ministères à 24;
              • Réduire du tiers du budget de la Présidence de la République;
              • Règlementer les voyages officiels des membres du gouvernement et de l’administration;
              • Créer une Institution Autonome en charge de l’Audit du Contrôle des Comportements Economiques de l’État et la pertinence des choix de dépenses publiques;
              • Créer l’Observatoire de la Démocratie et des Droits Humains (l’O2DH) qui disposera à terme des prérogatives de la HAC, du Médiateur et de l’INIDH;

              • Renforcer l’indépendance et les compétences de la Cour des comptes quant aux comptes de la Présidence de la République et du Parlement.

              Jeunesse, Art, Sport et Culture

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Justice

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Media et TIC

              Détails

              Pour ce qui concerne les Télécoms, TIC et Télé services, le rôle de l’Etat est crucial pour sécuriser les recettes générées par ce secteur afin qu’il y en est une traçabilité dans le budget national.

               Notre stratégie consistera à engager les citoyens à intégrer la culture des technologies de l’information décisive pour la création et l’innovation.

               Notre politique va susciter la démocratisation de l’accès aux nouvelles technologies, à améliorer qualitativement l’infrastructure physique notamment dans les zones rurales, à encourager l’informatisation des écoles, des collèges, des lycées, des centres professionnels et des universités.

              Nous allons également stimuler l’investissement privé des jeunes dans ce secteur en mettant en place un cadre d’investissement attrayant, définir un cadre juridique de régulation permettant de protéger les entreprises et les individus contre les fraudes.

              Nous allons enfin protéger l’image des femmes et filles ainsi que celle des enfants qui restent fragiles. Pour cela, nous allons:

              •  Sécuriser les recettes de ce secteur en l’inscrivant dans le budget national;
              •  Protéger nos enfants contre certaines catégories d’images compromettant notre culture et nos traditions;
              • Réaménager la surtaxe des appels internationaux tout en maintenant le contrôle des volumes des appels entrants;

              • Améliorer des infrastructures de télécommunications et de connectivité à l’Internet, notamment le renforcement de la coopération sous régionale pour les projets communs (satellites, fibres optiques); 5 Promouvoir la pénétration du haut débit et même du très haut débit ;

              Mine

              Détails

              En Guinée, le dossier minier est très complexe. Le sous-sol de notre pays la Guinée recèle des ressources minérales diverses réparties sur tout le territoire national. Chacune des 4 régions naturelles disposent d’indices et de minerai spécifique comme l’or et le diamant en Haute Guinée, la Bauxite en Basse Guinée et en Moyenne Guinée, le minerai de fer en Guinée forestière.

              Beaucoup d’autres ressources ont été identifiées au stade préliminaire comme le Cobalt, l’uranium, le Cuivre, les terres rares, etc. Mais la partie de nos mines qui est mise en exploitation depuis la période coloniale n’a pu profiter ni aux populations pour les tirer de la pauvreté et le dénuement, ni à l’Etat pour construire des routes, de logements décents, des hôpitaux, des écoles et d’autres infrastructures assurant un développement économique et social du pays. La Guinée vit aussi la malédiction des ressources.

               IL y a eu d’importants projets réalisés qui suscitent l’espoir des jeunes, des femmes, des entrepreneurs et des communautés mais ces attentes sont déçues créant, autour des mines en activité et des projets en cours, des remous sociaux et des revendications de toutes sortes notamment la protection de l’environnement, l’accès à l’eau et l’électricité, les activités génératrices des revenus, le désenclavement des zones de production.

              Nous croyons aux investissements étrangers car la Guinée a besoins de capitaux, de marchés, d’expertise étrangère. Notre objectif sera d’attirer ces capitaux dans le cadre des lois guinéennes des contrats miniers et conventions d’infrastructures rigoureusement négociés et appliqués.

              Pour cela, nous renforcerons les capacités des administrations concernées à travers la formation et l’encadrement pour une transparence effective afin de garantir l’utilisation judicieuse des taxes, des redevances et dividendes dues légitimement à la Guinée.

              Pour un développement minier responsable et durable, je m’engage à:

              • Instaurer une trêve des contrats miniers en Guinée;
              • Respecter les engagements de l’Etat au nom de la continuité de celui-ci;
              • Faire respecter et appliquer effectivement le conter local;
              • Corriger les insuffisances des contrats miniers avec la question centrale de l’environnement, la qualité de vie et les sources de revenu de nos populations;
              • Organiser et appuyer l’orpaillage au profit des populations guinéennes et les protéger contre les risques de pollution;

              • Réfléchir à un concept Ecole/mine pour lutter contre la déscolarisation de nos enfants dans les zones minières.

              Pêche et Elevage

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Politique Etrangère

              Détails

              Le 21ème siècle peut être celui de l’Afrique qui gagne si nous acceptons d’être solidaires pour réussir l’indispensable transformation de nos pays.

              Je mettrais toute mon énergie pour que la Guinée soit exemplaire, compte dans notre sous-région et dans le monde. Notre développement économique passe également par la mise au point de nouveaux partenariats innovants et adaptés à nos intérêts nationaux avec nos différents amis notamment la France, l’UE, USA, pays émergents. Je m’engage à :

              • Réorganiser et rationaliser notre outil diplomatique en recentrant les activités de nos diplomates sur le développement économique pour une diplomatie de développement.
              • Poursuivre la réalisation des grands projets régionaux (Energie, Routes, Chemins de fer) ;
              • Rationnaliser la carte diplomatique en redéployant et en renforçant notre personnel diplomatique en Afrique et particulièrement dans les pays limitrophes afin de consolider des partenariats stratégiques ;
              • Mettre en place un Conseil des Affaires étrangères qui aide le chef de l'Etat à mieux définir et à évaluer la politique étrangère ;
              • Soutenir la position commune africaine pour que le continent africain obtienne deux sièges permanents au Conseil de Sécurité de l’ONU ;
              • Promouvoir la destination Guinée par nos bureaux internationaux et nos ambassades suivi d’une évaluation annuelle ;

              Faire des propositions innovantes à l’OMC avec l’ensemble des pays africains afin d’obtenir des règles commerciales communes et adaptées, plus équitables pour protéger nos secteurs stratégiques (agriculture, pêche, industries de transformation).

              Santé Publique

              Détails

              Notre système de santé souffre d’un manque de personnel, d’infrastructures et d’équipements. L’offre est essentiellement concentrée sur Conakry et reste très insuffisante dans les régions périphériques ainsi que dans la banlieue.

              Les coûts de santé prohibitive pour une population pauvre et sans protection sociale plongent les familles condamnées à renoncer aux soins dans des situations de détresse et de souffrance. Pourtant, la santé est la mère des richesses.

              Il n’est de développement sans amélioration significative du niveau général des indicateurs de santé d’une population. Assurer les bases du développement c’est donc en premier lieu agir sur les principaux leviers de la politique de santé pour renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins, aux médicaments et le suivi sanitaire, augmenter l’offre de soin sur l’ensemble du territoire.

              Je m’engage à :

              • Mettre en place un système de Couverture Maladie Universelle de Base et développer des Mutuelles Communautaires et socioprofessionnelles pour renforcer notamment le taux de prise en charge médicale;
              • Construire 4 nouveaux hôpitaux de niveau régional et un 2ème centre de santé équipé dans chaque commune ou communauté rurale pendant les 5 ans sur le Fonds de Développement Régional, FDR;
              • Créer un Office Nationale d’Acquisition, de Modernisation et de Maintenance des Equipements Sanitaires et Hospitaliers publics;
              • Adopter un Plan National d’Approvisionnement en médicaments de base;
              • Appuyer le développement d’une industrie pharmaceutique locale la production de médicaments génériques;
              • Mettre en place un Institut des plantes médicinales;
              • Recruter des médecins chômeurs et mettre en place un programme spécial de formation de spécialistes pour combler les besoins sur le territoire national;
              • Réformer le taux de valorisation des retraites et son mode de calcul par la Caisse National de Sécurité Sociale;
              • Renforcer les services d’urgence: antennes régionales, formation d’urgentistes;

              • Renforcer la surveillance épidémiologique accompagnée d’une communication adaptée.

              Tourisme et Hôtellerie

              Détails

              Aucune donnée disponible

              Transport et Travaux Publics

              Détails

              • La réalisation effective des projets routiers et programmes prévus dans le cadre du PNDS;
              • La mise en œuvre d’un programme d’indemnisation des déguerpis de Koloma et la construction du centre directionnel de Koloma qui sera doté d’un montant de 800 milliards de francs guinéens par an sur 5 ans.

              Ce programme sera financé la première année par la réorientation des 800 Milliards dépensés par an en locations de bâtiments privés pour abriter les services de l’administration publique. Le programme sera pérenniser par le budget de l’Etat;

              • La mise en œuvre d’un programme de réhabilitation et/ou construction du patrimoine et du bâti public en PPP; 4. La construction d’une maison des arts, de la culture et du théâtre;
              • La construction de la maison de l’histoire de la femme guinéenne;
              •  La décentralisation des services des travaux publics;

              •  La mise en œuvre d’un programme de construction de logements sociaux en PPP.

              Urbanisme et Habitat

              Détails

              Aucune donnée disponible